Pétain

De la Loi et des Valeurs - débat avec Descartes

Petit retour sur le tumulte verbal provoqué par l'Affaire Dibrani (plus connue comme affaire Léonarda, mais il n'y a pas de raison ne pas citer toute la famille puisque c'est elle qui a fait l'objet d'une expulsion). Ayant d'abord publié un article d'Edgar où la question du non respect de la Loi au nom des Valeurs était déjà abordé, j'ai ensuite indiqué en lien l'article de Descartes, "Leonarda Superstar". Bien que partageant l'essentiel de ce que dit Descartes sur le cas en question, j'ai quand même engagé une discussion avec l'auteur, en prenant pour point de départ un autre échange, celui entre Claude Bartolone et Jean-Pierre Chevènement. Vous m'excuserez peut-être du "Godwin" (1) que je commets assez rapidement en évoquant l'année 1940. Mais j'estime que ces références ont été faites à bon escient, car, me basant sur un esprit mathématique, j'essaie de tester la validité d'une idée par la recherche de contre-exemples, plutôt que sur un apparent bon sens. Ces conversations sont toujours dans les commentaires de l'article de Descartes.

La Loi peut-elle bifurquer des Valeurs? Et lesquelles?

Premier envoi (21 octobre 2013) :

Ce qui m’avait intéressé dans l’article d’Edgar, c’est bien la distinction entre les valeurs et la Loi. Ou plutôt, devrais-je dire, entre la conscience et la Loi (je ne crois pas en l’existence de valeurs objectives), ou entre une perception individuelle de l’intérêt collectif et la Loi. Je ne peux m’associer aux propos que vous reprenez de Chevènement, et à partir desquels vous concluez que :

« Chevènement a eu raison de répondre à Claude Bartolone qu’il est absurde d’opposer la loi et les valeurs. La loi, parce qu’elle est l’expression de la volonté générale, parce qu’elle est votée par des gens qui, on l’espère, ont ces « valeurs » chevillés au corps, est bien l’expression des valeurs de la République. Celui qui invoque les « valeurs » pour violer la loi n’est pas un républicain. »

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Raymond Aron sur BHL - par Polemika

Par Florian N'Doye, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : et oui, sur un site socialiste, on peut publier un texte (de 1981) de Raymond Aron ! Plus que dans une critique de BHL pour son livre "L'Idéologie française", l'intérêt de ce texte réside avant tout dans un commentaire politique sur la nature du vichysme, par quelqu'un qui a vécu l'époque, et une mise en doute du "fascisme français" en tant que phénomène de masse. Les adhérents à la thèse de la France, en tant que nation, qui serait responsable du vichysme, en seront pour leurs frais.

Commentaire de Florian N'Doye : Vu sur le site de Riposte Laïque- pas ma tasse de thé je précise- ce magnifique texte du grand Raymond Aron sur un représentant de l'esprit snobinard "de nos plus grands esprits contemporains". Parce que tous les Français d'origine extraeuropéennes ne sont pas des baiseurs de chèvres doublés de barbares sanguinaires, contrairement à ce que sous-entendent les leaders identitaires, je tiens à remercier Riposte Laïque. On aura beau m'objecter les opinions controversées d'Aron toujours est-il que ça change nettement de la fiente textuelle et visuelle de certains hystériques. 

 

Un auteur qui emploie volontiers les adjectifs infâme ou obscène pour qualifier les hommes et les idées invite le critique à lui rendre la pareille. Je résisterai autant que possible à la tentation, bien que le livre de Bernard-Henri Lévy présente quelques-uns des défauts qui m’horripilent: la boursouflure du style, la prétention à trancher des mérites et démérites des vivants et des morts, l’ambition de rappeler à un peuple amnésique la part engloutie de son passé, les citations détachées de leur contexte et interprétées arbitrairement. Pis encore, le doute subsiste à la fin de la lecture: la violence du ton, maintenue d’un bout à l’autre du pamphlet, révèle-t-elle une indignation authentique ou le goût du scandale et de la diffusion de masse?

 

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Notes sur le TSCG - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

http://www.lalettrevolee.net

 

Il n'est pas du genre de l'ARSIN de publier des points Godwin; ça tombe bien, Edgar, dans cet extrait d'un article récent, n'en fait pas un, mais discute celui fait par Nicolas Dupon-Aignan à propos du vote des députés sur le TSCG hier. Vous ne trouverez pas de listes d'honneur ou de la honte sur ce site, pour la simple raison que le TSCG n'est pas en soi le crime, mais juste un de ses développements de la forfaiture originelle maastrichtienne.

 

Ce billet est rédigé le jour où l'Assemblée nationale a voté le TSCG. Nicolas Dupont-Aignan a comparé le vote contre de 70 députés au refus de 80 parlementaires, en 1940, d'accorder les pleins pouvoirs à Pétain. C'est maladroit. Mais il y a un point commun direct, non entre l'Union européenne et Pétain, mais entre les parlementaires qui ont voté oui en 1940 et en 2012. Je les crois animés, pour un bon nombre d'entre eux, d'une farouche volonté de ne pas voir, ni savoir. Pétain hier abaissait la France, l'Union européenne et l'euro, aujourd'hui, ruinent l'Europe. Il faut faire de très grands efforts, en 2012, pour ne pas comprendre que le vote d'aujourd'hui prolonge un régime inacceptable, certes à un degré moindre.

 

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Pour en finir avec Vichy - par l'ARSIN

Pour ne pas remplir notre page d'accueil avec des articles sur la déclaration de Hollande sur la rafle du Vel d'Hiv, nous diffusons ces trois articles :

Dangereuse légalisation du Régime de Vichy

Par l'Association pour une Constituante, sur leur site


A la suite des déclarations récentes du chef de l’Etat et des réactions qu’elles ont entrainées, il nous a paru utile de republier ci dessous l’article de Anne-Cécile Robert, Vice-Présidente de l’Association et paru le lundi 25 septembre 2006 sur le site www.le-groupe-republique.fr . Cette continuité mérite analyse.

***

En rupture avec la doctrine officielle depuis la Seconde guerre mondiale, la responsabilité de la France pour les crimes commis par le régime de Vichy a été reconnue par le président de la République Jacques Chirac, dans un discours prononcé le 16 juillet 1995, à l’occasion de l’anniversaire de la rafle du Vel d’hiv. Le Premier ministre socialiste Lionel Jospin s’est rallié, en 1997, à cette nouvelle vision, lui apportant ainsi un soutien de poids « à gauche ».

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De la responsabilité de la Nation française vis-à-vis du Régime de Vichy - par Pablito Waal

Par Pablito Waal

 

Carte : Un pays responsable de sa situation entre 1940 et 1944 ?

 

Ceci est ma réponse personnelle à ceux qui approuvent les déclarations de François Hollande sur les répressions antisémites de Vichy, et notamment la Rafle du Vel d'Hiv de 1942, "crime commis en France et par la France". Récemment, je suis tombé sur des propos encore plus révoltants, de quasi-inconnus certes, mais qui découlent de la même logique que celle du Président : la France, en tant que nation, est coupable de la politique du régime de Vichy, culpabilité que nous devons assumer au même titre que les allemands ou italiens doivent assumer le régime nazi ou mussolinien. Dans son discours, Hollande a bien parlé, textuellement, de la "responabilité de la France", et non de français.

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Vichy, ce n'était pas la France - par Yohann Duval

Par Yohann Duval, sur son blog

http://duvalyohann.over-blog.fr/

Commentaire de Pablito Waal : Yohann, et bien d'autres commentateurs, m'ont précédé dans la réaction aux propos de François Hollande sur la refle du Vel d'Hiv. Mais je ne suis pas exactement sur le même argumentaire, du type "la France était à Londres", position que je trouve idéaliste. D'où un autre article à venir de ma part.

La "rafle du Vel d'Hiv", au cours de laquelle plus de 13.000 juifs de Paris et sa banlieue ont été arrêtés par la police française puis parqués dans le Vélodrome d'Hiver avant d'être déportés vers les camps de la mort nazis, est un crime épouvantable que personne ne conteste. La responsabilité du régime de Vichy dans l'accomplissement de crimes contre l'humanité, de concert avec l'occupant Allemand, est évidente. Pour autant, en affirmant que "ce crime a été commis en France par la France", François Hollande a commis lors de son discours du 22 Juillet 2012 une erreur d'appréciation considérable.

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