PIB

Les GOPE (Grandes Orientations de Politique Économique) ou la feuille de route économique de Matignon - par l'UPR

Par l'UPR, sur son site

GOPE Grandes Orientations de Politique Economique feuille de route économique de Matignon Les GOPE (Grandes Orientations de Politique Économique) ou la feuille de route économique de Matignon

C’est dans la plus grande discrétion que les « Grandes Orientations de Politique Économique » (GOPE) fixées par la Commission européenne aux 28 États membres de l’Union européenne pour 2014-2015 ont été publiées le 2 juin dernier.

Aucun média de grande diffusion ne s’en est fait l’écho de façon approfondie et sérieuse auprès de nos concitoyens, aucun des partis politiques ayant accès à ces médias non plus. Soit tout ce petit monde n’y connaît rien à rien – ce qui est hélas certain dans bien des cas – soit il a jugé beaucoup plus prudent de distraire l’attention des Français sur des sujets dérisoires et inoffensifs. Par exemple sur les règlements de compte familiaux ou maffieux qui déchirent l’UMP et le FN devant l’indifférence blasée des Français.

Pourtant, ces GOPÉ publiées à l’aube de la trêve estivale constituent ni plus ni moins que la feuille de route fixée à chaque État membre de l’Union européenne pour les 12 mois qui viennent, en vertu de l’article 121 du TFUE (traité sur le fonctionnement de l’Union européenne).

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Accepter les négociations du traité transatlantique par dogmatisme serait une faute - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

Accepter les négociations du traité transatlantique par dogmatisme serait une faute
 

Comment peut-on se prétendre être gaulliste et défendre le principe même du traité transatlantique (TTIP) ? A lire sa tribune sur le site du Monde (Rejeter le traité transatlantique par dogmatisme serait une erreur, 23/05/2014), cette question, Mme Nora Berra (ancienne eurodéputée et élue UMP de la région lyonnaise) ne se l’est manifestement pas posée. Ou alors, c’est qu’elle est dans la plus grande ignorance sur les tenants et les aboutissants du TTIP.

Car il faut bien de l’un ou l’autre (ou des deux) pour pouvoir s’émouvoir que ce traité infâme cristallise les oppositions alors même qu’il s’agit « d'un accord dont ni le contenu, ni même les contours n'ont pour le moment été mis sur le papier et nourrissent ainsi la résurgence d'un certain anti-américanisme ». C’est justement là tout le problème : on ne sait rien, ou presque, de ce que la Commission européenne négocie dans notre dos alors qu’il s’agit pourtant d’éléments fondamentaux de notre avenir ! Et les quelques fuites sur ces négociations ne sont guère rassurantes, ni pour les citoyens, ni pour la démocratie, ni pour la France.

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Les étranges remèdes de The Economist pour défendre les travailleurs - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Stupeur ! La bible des élites mondialisées vient de découvrir que les revenus du travail ne cessent de perdre du terrain face aux revenus du capital dans le PIB partout dans le monde. The Economist en vient à faire un constat quasiment marxiste, mais les solutions qu’il propose ne le sont pas, naturellement…
Petite remarque d'arsin.fr : la part de la masse salariale dans le PIB sud-coréen des années 1970 atteignait-elle vraiment les 95% ?

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Jean-Michel Quatrepoint : « L'accord commercial transatlantique sera une catastrophe pour la France » - par Coralie Delaume

Entretien réalisé par Coralie Delaume, sur l'Arène Nue

Jean-Michel Quatrepoint est journaliste économique et essayiste

Vous affirmez que le futur accord commercial transatlantique de libre-échange (TTIP) sera nécessairement un marché de dupes. Pourquoi ?
Je pense que c’est, pour la France, l’un des sujets les plus importants des années qui viennent. Pour notre pays, c’est une question de survie.
Pour l’Europe, vous voulez dire…
Non, pour la France. Nous avons bien plus à perdre que beaucoup d’autres pays, car nous avons en propre une défense, une diplomatie, une langue dans le cadre de la francophonie…

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A quand la croissance ? - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

http://images.daf-mag.fr/Images/Breves/Stagnation-activite-dans-PME-premier-semestre--47548-0.JPG

La croissance ne reviendra pas. Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont des doctes économistes, de ceux qui n’ont aucune difficulté à se faire inviter dans les émissions les plus en vue de nos étranges lucarnes. Et le pire, c’est qu’ils ont raison. D’abord, parce qu’avec la politique économique que nos gouvernants mettent en œuvre sous l’œil attentif des gnomes de Bruxelles, il n’y a guère de chance que dame Croissance vienne s’installer dans nos contrées. Mais ces économistes ont raison sur un point au moins : la croissance des « trente glorieuses » ne reviendra pas. Elle ne peut pas revenir. Et il est important de comprendre pourquoi.

D’abord, lorsqu’on parle de « croissance », on parle de croissance de quoi, exactement ? D’une manière générale, la notion de « croissance » fait référence à la quantité de richesse produite par une économie. Bien entendu, il y a débat sur la manière de mesurer cette richesse. Dans notre comptabilité publique, cette richesse est mesurée par le PIB (produit intérieur brut).

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Inégalités de revenus et de patrimoines aux USA - articles d'Olivier Berruyer

Inégalités de revenus USA Etats-Unis

Lecture: les 90% d'américains les plus pauvres (courbe bleue, en bas), sont plus pauvres en 2010 qu'en 1996 (l'indice de leur revenu moyen est passé de 100 à 96). Le 0.01% les plus riches (courbe rouge, en haut) a vu son revenu passer d'un indice 100 à 158 sur la même période (+58% de revenu).

0220 : Les inégalités de revenus aux USA (1/3)

0222 : Les inégalités de revenus aux USA (2/3)

0224 : Les inégalités de revenus aux USA (3/3)

0230 : Les inégalités de patrimoine aux USA (1/4)

0231 : Les inégalités de patrimoine aux USA (2/4)

0232 : Les inégalités de patrimoine aux USA (3/4)

0234 : Les inégalités de patrimoine aux USA (4/4)

La croissance? Quelle croissance? - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

La presse, surtout sociale-libérale, se remplit d’optimisme et de commentaires flatteurs pour notre Président à la vue des derniers chiffres de l’INSEE. Au second semestre 2013 la France aurait connu une croissance de 0,5%, Alléluia ! La croissance revient donc… Les commentateurs feraient cependant mieux d’être plus prudent et de lire plus attentivement le document de l’INSEE[1].

En réalité, le chiffre de 0,5% est dû à deux facteurs : une hausse de la consommation de 0,3% et un accroissement des stocks de 0,2%. Or, les stocks des entreprises avaient baissé de -0,8% en 2012. Une correction était attendue et on mesure qu’elle reste inférieures à la baisse précédente. Une comparaison des deux premiers trimestres de 2013 avec 2011 et 2012 montre que cet accroissement ne sera pas durable.

Graphique 1

INSEE-1

Source : Informations Rapides, INSEE, 14/08/2013, n°186.

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Les inégalités de revenus aux USA - articles d'Olivier Berruyer

 

Coefficient de Gini des USA Etats-Unis

(L'indice de Gini mesure l'éloignement de la courbe de répartition des revenus par rapport à une distribution parfaitement égalitaire; compris entre 0 et 100, plus il est élevé, plus le pays est inégalitaire)

Les inégalités de revenus aux USA (1/3)

Les inégalités de revenus aux USA (2/3)

Les inégalités de revenus aux USA (3/3)

 

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Libérons-nous de la "libération fiscale" - article de l'Oeil de Brutus

 

Propagande néolibérale : non, vous ne travaillez pas pour l'état jusqu'au 26 juillet, mais jusqu'au 13 janvier (ou jusqu'au 10 novembre) - par L'Oeil de Brutus

Commentaire de Pablito Waal : en plus des arguments de Brutus, il faudrait rappeler à ceux qui dissertent sur la "libération fiscale" que l'essentiel (au moins les deux tiers) des dépenses publiques ne servent pas à payer "l'Etat" (sous-entendu ses agents, donc en grande partie les fonctionnaires), mais de la redistribution sociale, principalement vers les retraités, malades, familles, invalides, chômeurs... Affirmer que l'on "travaille sept mois par an pour l'Etat" est un mensonge.

 

C’est depuis quelques années le nouveau dada de la doxa propagandiste néolibérale : évaluer la date du « jour de libération fiscale et social » (sic) à partir de laquelle vous ne « travaillez plus pour l’Etat » et par voie de conséquence à partir de quand vous pouvez, enfin, jouir librement des fruits de votre travail. S’en suivent alors les habituelles litanies sur le poids excessif de l’Etat dans notre pays, son incapacité à se réformer voire les tendances à l’assistanat des Français et donc les indispensables « réformes structurelles » qui s’agit de mettre en œuvre. Car celles-ci ne sauraient manquer d’accroître « nos libertés individuelles » et « libérer les moteurs de la croissance » afin que, tout à chacun, nous puissions « librement » travailler sans quota d’heures hebdomadaires, jusqu’à l’âge le plus avancé possible, sans contraintes salariales aussi aberrantes que peut l’être, par exemple, le SMIC, et le tout en payant le moins de taxes et impôts possible (tout en recevant, bien sûr, le moins « d’assistance sociale » possible).

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Margaret Thatcher ou le vol de l’aigle du capitalisme libéral - par Pablito Waal

Par Pablito Waal

Elle disait qu'il était "l'un des hommes de sa vie". Il n'y aura pas de descendance.

Madame Thatcher est devenue Madame Tas d’os. Derrière ce pathétique jeu de mots, ne vous attendez pas à trouver un nouvel exercice de mollardage en série sur une sépulture, un peu comme un symétrique des vénérations adressées à feu Hugo Chavez il y a quelques semaines. Tout comme dans l’oraison vouée au président vénézuélien, je vais plutôt trouver du bon et du mauvais.

Le titre de cet article est à l’image du passage de Thatcher dans l’Histoire : atypique. Aucun chef de gouvernement n’aura autant duré au 10 Downing Street après 1945, pas même Tony Blair. Mais aussi parce que les mandats de Maggie Thatcher n’ont pas été la stricte copie de ceux de Ronald Reagan aux USA : contrairement à ce dernier, qui n’a pas empêché la hausse des dépenses publiques aux USA , elle a bien entrepris la désétatisation de l’économie britannique…avant que ce travail ne soit en bonne partie annulé par ses successeurs.

Mais point de démonologie ici sur les effets des privatisations, de la politique monétaire restrictive des années 1979-81, sur les conséquences sociales, etc…D’autres articles s’en chargeront bien assez. Je vais juste m’enquérir de chasser quelques idées reçues, retrouvées ici et là dans les articles nécrologiques, qui fondent le « mythe » Thatcher, du moins auprès de ses partisans.

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Chavez, le spectre qui hantera le monde pour longtemps - 2) le "dictateur qui a ruiné son pays"

Par Pablito Waal

Voir la partie précédente.

http://lemanoirdessecrets.l.e.pic.centerblog.net/o/107ca46f.jpg

Le croquemitaine chaviste, une histoire pour remettre les petits occidentaux pas sages dans le droit chemin.

 

Il est difficile d’esquisser à mon tour une interprétation juste du passage de Chavez dans l’Histoire sans écarter en premier lieu quelques jugements aberrants qu’on risque d’entendre encore longtemps. (ou comment gagner du temps avant de se prononcer).

Non, Chavez n’était pas un dictateur

Déjà, si vous acceptez de lire un site fondé par d’ignobles socialo-communistes, il est statistiquement probable que vous ne considériez pas un président se prétendant socialiste comme étant nécessairement un dictateur. Et que vous soyez au courant que Hugo Chavez a bien gagné trois élections présidentielles (1998, 2006, 2012), plus toutes les législatives et referenda depuis 1998…excepté le référendum de décembre 2007. Victoire qui n’a pas été remise en cause, mais en partie annulée par un autre référendum, sur une autre partie du projet (la possibilité de se représenter sans limite à la présidence) en 2009. Bien sûr, les chavistes ont eu droit à des reproches de leurs opposants quant à l’indépendance du Conseil Electoral National, sur l’ambiance tendue des élections, ou l’utilisation de la justice et des accusations de corruption contre des candidats d’opposition potentiels (dont Manuel Rosales, ancien candidat à la présidence en 2006). Le fait est que l’opposition a toujours pu se présenter, sans limitation du nombre de candidats (plus d’une dizaine en 2006, tous obtenant des scores très faibles en dehors de Chavez et Rosales), que l’opposition a reconnu ses défaites, celles-ci étant attestées par les observateurs internationaux. On a cependant eu droit à un gros hoax sur les législatives de 2010.

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Budget européen : le rêve et la réalité… - par Olivier Berruyer

Par Olivier Berruyer, sur son blog
http://www.les-crises.fr/

 

Message de mars 2017 : nous vous invitons à aller consulter la page Facebook d'Olivier Berruyer,  "Les Crises".

 

Pour une fois, un article pro-européïste, pour le débat...

Je profite de l’échec lamentable (et annoncé) du sommet européen pour établir le budget 2014-2020 de l’UE. 

Rappel : Le budget de l’Union européenne
L’enveloppe globale du budget de l’UE est fixée sur sept ans et constitue le principal mécanisme de redistribution au sein de l’Union. La Commission européenne a proposé en juillet un budget pluriannuel de 1. 033 milliards d’euros en crédits d’engagements et de 987 milliards en crédits de paiements pour la période 2014-2020 -soit respectivement 1,08% et 1,03% du revenu national brut total de l’Union (RNB). Un montant en hausse de près de 5% par rapport à la période 2007-2013 afin notamment de tenir compte de l’impact budgétaire de l’adhésion de la Croatie en juillet 2013. 

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Grèce: seule l’annulation de la dette peut apporter un début de solution - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog
http://russeurope.hypotheses.org/

 

La Grèce fait, à nouveau, la une des journaux. Le problème qui semble se poser est de savoir si les créditeurs européens accepteront de payer encore la somme de 44 milliards pour ce pays. Dissipons immédiatement ce faux suspense, la réponse est « oui ». Mais cela sera-t-il efficace ? La réponse est clairement « non ». Ajouter de la dette à la dette ne servira rigoureusement à rien, mais contribuera à alourdir la facture des contribuables européens dans une période de récessions généralisée. Après la restructuration de 107 milliards de dettes privées de ce printemps, la dette souveraine grecque atteint toujours 287 milliards d’Euros. C’est une somme considérable, rapportée au PIB du pays. Si on lui accorde les 44 milliards demandés, dont une partie aurait dû, en réalité, être payée dès juin 2012, on atteint les 331 milliards. Ceci représentera 168% du PIB (197,1 milliards d’euros) à la fin de 2012. Or, les opérateurs de marché estiment en général qu’une dette souveraine pose de sérieux problèmes si elle excède les 120%. Compte tenu de la baisse du PIB en Grèce, cela aurait impliqué que le montant même de cette dernière baisse, de 276 milliards au premier trimestre 2009 à 236,5 milliards aujourd’hui. On voit que l’on est loin du compte. 

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Une affaire de maïeutique - par Pablito Waal

Par Pablito Waal, en tribune libre

 

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Bonjour, appelez-moi Sire. Triste Sire.

Cet article continue une polémique que j'ai commencée avec Edgar, au sujet d'un de ses derniers articles, que je n'avais pas copié sur l'ARSIN. Suite à la tragique affaire d'accouchement sur une autoroute dans le Lot, Edgar, comme le POI, considérait que ce drame était la conséquence directe d'une politique de réduction des services publics, et que l'Union Européenne en était directement responsable.

Je lui avais fait, suivant un autre commentateur, signant Tythan, cette réflexion :

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Rapport Gallois : le gouvernement ne sait plus où il va - par Yohann Duval

Par Yohann Duval, sur son blog

http://duvalyohann.over-blog.fr

Le gouvernement a donc annoncé hier ses mesures pour améliorer la compétitivité de notre économie. Parmi celles-ci, les plus emblématiques sont une hausse de la TVA et la création du "crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi". Ces nouvelles orientations font suite à la publication du désormais célèbre "rapport Gallois". Si ce rapport a été largement critiqué, doit-on pour autant considérer, comme Jean-Luc Mélenchon, que "tout est à jeter" ? Comment interpréter les décisions prises par le premier ministre ?

  

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Louis Gallois et Jean-Marc Ayrault 

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