pouvoir

Religion et politique - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Colloquium Heptaplomeres

Une illustration de l'Heptaplomeres de Jean Bodin (supposé écrit vers 1587)

Estimer que c’est à travers des formes d’organisation politique dans le sens le plus large que se constitue et se maintient une société pose immédiatement le problème de la souveraineté. La souveraineté devient essentielle non seulement pour l’existence de la communauté politique mais aussi comme source fondatrice de son droit, donc de ses lois et règles. Or, cette notion a provoqué de nombreux débats que ce soit en science politique ou en droit constitutionnel. Retenons ici deux des attributs de la souveraineté ; tout d’abord :

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Les stratèges de la communication - documentaire

Une production Premières Lignes, avec France Televisions et LCP.

Dix bonnes raisons d'aller voter aux européennes - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

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Y a-t-il un niveau d'abstention qui suffise à remettre en cause le système européen ? Probablement pas.

Dix bonnes raisons d'aller voter...

...Mais pas pour les européistes de service de l’UMP, du PS, de l’UDI-MODEM ou des Verts.

Les résultats aux élections municipales me laissent penser que mes compatriotes sont las, excédés, en colère ou peut-être désespérés. Ils sont de plus en plus nombreux à bouder les urnes. Le phénomène pourrait encore s’amplifier lors des élections européennes, un scrutin traditionnellement propice à l’abstention, à la fin du mois de mai. Certains eurosceptiques, comme Emmanuel Todd, sont même tentés d’en faire la promotion : si personne ne va voter, argumente-t-il, le système perdra toute légitimité et s’effondrera de lui-même. Mais supposer cela, c’est se tromper lourdement. D’abord, les européistes se moquent de la démocratie (on va y revenir), ensuite, dans une démocratie représentative, ce sont ceux qui vont glisser leur bulletin dans l’urne qui décident et tant pis pour les autres. Par conséquent, il faut le dire, le répéter et le marteler : l’ « abstention militante », c’est de la foutaise.

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Démocratie et intercommunalité : le cas pratique d’Hénin-Beaumont - par Magali Pernin

Par Magali Pernin, sur son blog

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Une fois n’est pas coutume, je quitte un instant la politique européenne pour vous éclairer sur un volet peu traité de ces dernières élections municipales : la question du pouvoir politique et du vote des électeurs dans le cadre des intercommunalités.

La Commune serait le premier maillon de la démocratie française. Oui car elle offre la proximité et la compréhension des enjeux indispensables à l’exercice du pouvoir par les citoyens. Mais pas tout à fait cependant, car il faut désormais compter avec les intercommunalités qui exercent depuis plusieurs années l’essentiel des compétences au niveau local.

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J.K. Galbraith et Marine Le Pen - par l'Association pour une Constituante

Par André Fontaine, sur le site de l'Association pour une Constituante

John Kenneth Galbraith (1908 - 2006)

Il est difficile de savoir si Marine Le Pen ou ses conseillers ont lu La science économique et l’intérêt général de JK Galbraith, mais on trouve, dans le virage politique qu’elle essaye de faire prendre au FN, comme des échos des analyses du célèbre économiste qui fut le conseiller de plusieurs présidents démocrates des États-Unis. Dans cet ouvrage de 1974, il propose un découpage de la société états-unienne en deux grands ensembles : le système planificateur et le système de marché.

Le système planificateur, comme son nom l’indique, planifie et contrôle les activités de la nation en éliminant toute concurrence. Il se compose de technostructures, sociétés anonymes aux mains de bureaucraties, avant tout gestionnaires, qui ont envahi tous les secteurs et même vivent en symbiose avec la haute administration de l’Etat.

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Dieudonné, fais moi peur ! - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Voir aussi l'article de Valeurs & Actions Républicaines.

Commentaire de Pablito Waal : globalement d'accord avec Descartes, excepté le paragraphe où il est question d'un "contexte de « victimisme » généralisé ou nous vivons, dans lequel les organisations sionistes exercent un terrorisme intellectuel permanent". Ce terrorisme intellectuel, je n'ai pas l'impression de le vivre en permanence. Et pourtant j'ai vu de près la LDJ à l'oeuvre...Il faut revenir à la raison : non, toute personne qui critique l'action de l'Etat d'Israël en France n'est pas vouée à une mort sociale en tant "qu'antisémite" (sinon, beaucoup de membres du Front de Gauche ou du FN auraient dû prendre le maquis...), du moins tant que ses propos ne sont pas incontestablement antisémites. Il y aura toujours des sites tenus par quelques membres de la communauté juive pour employer cette accusation d'antisémitisme à tout va, mais quel est leur impact réel?

Non, le fait de "contester la prééminence du génocide des juifs sur tous les autres" ne vous vaut pas systématiquement d'être taxé d'antisémite non plus. Ce qui concerne Dieudonné et ses amis va bien au-delà : c'est la négation même du génocide en question. Mais en revanche, vous pouvez parfaitement dire que "Staline a tué plus de gens qu'Hitler" sur un plateau de télévision, et vous faire applaudir, alors que vous aurez pourtant relativisé l'ampleur de la Shoah (et proféré un mensonge historique).

Et il faut distinguer la réalité télévisuelle de celle d'Internet, où le rapport de force entre pro- et anti-israéliens n'est pas celui que l'on croit. Sur Youtube, les vidéos relatives à Israël (par exemple sur son hymne "Hatikvah") désactivent souvent leurs commentaires, et sinon sont inondées de vociférations des contempteurs de l'Etat juif. Je sais parfaitement que tous les sionistes ne se distinguent pas non plus par leur élégance, mais le rapport de force numérique sur la Toile m'apparaît clairement en leur défaveur. Plus encore, le vote français en faveur de l'admission de la Palestine comme état observateur à l'ONU en 2012, a contrario des USA et d'Israël, montre que le gouvernement français est loin d'être soumis aux sionistes les plus radicaux.

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Machiavel le disait déjà, il y a deux manières de gouverner les hommes : par la séduction et par la peur. Dans « le Prince », il écrit que le prince doit être aimé et craint, mais que s’il doit choisir, il lui faut choisir la crainte. Ce que le diplomate florentin ne pouvait pas prévoir, c’est que la peur peut prendre plusieurs formes. Aujourd’hui, nos princes ne sont plus craints – lorsqu’on pense au couple Hollande/Ayrault, le mot « crainte » n’est pas celui qui nous vient en premier à l’esprit – mais ils nous gouvernent quand même par la peur. La peur des calamités dont on remplit notre imagination et dont ils sont, bien entendus, les seuls à pouvoir nous protéger.

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Irak, la fin ? - par Denis Gorteau, de Valeurs & Actions Républicaines

Par Valeurs & Actions Républicaines, sur leur site

L'histoire récente de l'Irak n'est plus à faire. Chacun connaît les causes et les conséquences de l'invasion illégale de 2003. Plus de 10 ans après le renversement de S. Hussein le quotidien de l'Irak n'est qu'une plaie sanglante. Le pays reste en état de guerre civile depuis 2006 avec de courtes périodes de relatif répit. La guerre en Syrie n'a fait que réveiller des antagonismes latents.

Dans une région secouée par les ingérences et l'activisme généralisé des réseaux terroristes, on peut se demander si l'occupation puis l'instauration d'un nouveau gouvernement tyrannique n'a pas enterré l'idée même d'un Etat irakien...

Rappelons que pour le seul mois de septembre 2013 1 000 personnes sont mortes suite à des violences politiques. Et une nouvelle évaluation estime à 500 000 morts le bilan de l'occupation entre 2003 et 2011 (lien)...

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Projet de Constitution - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : comme déjà dit sur ce site, les rédactions de programmes ou de constitutions, pourvu qu'on n'y passe pas trop de temps, ne sont pas des exercices inutiles, du moment qu'ils permettent de synthétiser et de hiérarchiser les réflexions et les prises de positions sur un sujet particulier, et d'y faire apparaître une pensée cohérente. Dans cet essai, Brutus reste globalement fidèle à l'esprit initial de la Cinquième République, en y intégrant des exigences actuelles, notamment sur le renforcement du référendum. Mais il introduit aussi quelques instruments, tels qu'un Conseil Citoyen tiré au sort, sans pouvoir de voter les lois, mais principalement un contre-pouvoir pour empêcher une oligarchie de se maintenir au pouvoir (voir ici les limites du tirage au sort, notamment dans la version d'Etienne Chouard).

PROJET DE CONSTITUTION

Il en est de plus en plus nombreux à voir dans la crise actuelle une crise institutionnelle et à estimer donc, logiquement, qu’une réforme de fond de nos institutions serait un préalable indispensable à toute sortie de crise.

Il est vrai que les dérives foncièrement oligarchiques de la Ve République, avec une démocratie confisquée par une dyarchie de plus en plus méprisante à l’égard du peuple – y compris et surtout lorsque celui-ci s’exprime par voie référendaire –, ne peuvent qu’amener à s’interroger. Il ne faut cependant pas se bercer d’illusions : la crise que nous connaissons n’est pas seulement institutionnelle – sinon elle serait centrée sur la France – mais systémique. Elle est l’achèvement logique de la révolution néolibérale lancée il y a plus de 30 ans, et ce non seulement dans les domaines économiques et financiers, mais aussi sociétaux, politiques et sociaux.

Un changement constitutionnel sera donc probablement une condition nécessaire à cette sortie de crise, mais certainement pas une condition suffisante.

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L'arnaque du calcul de l'inflation (Partie 1 / 2) - par L'Œil de Brutus

Par L'Œil de Brutus, sur son blog
http://loeildebrutus.over-blog.com/

Commentaire de Pablito Waal : statisticien moi-même, je suis interpellé par cette question. La polémique sur la prise en compte des changements qualitatifs n'est pas nouvelle : quand une version supérieure d'un produit remplace une ancienne version sur le marché, il est normal que son prix soit différent, même si l'utilité du produit reste globalement la même. L'INSEE a raison de ne pas considérer cela comme pure inflation. Le fait que les producteurs fassent des recettes en nous vendant, directement ou indirectement, des services dont on n'a pas vraiment besoin (cf. les exemples donnés par Brutus) est plutôt à imputer à la logique même du capitalisme, où l'appareil productif n'est pas, quoi qu'en disent ses apologistes, soumis aux désirs de la majorité des consommateurs.

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C’est le seul et unique objectif de la BCE[i] : la maîtrise de l’inflation (inférieure à 2%). Qui suit quelque peu les questions économiques entend d’ailleurs régulièrement que cela est indispensable à la bonne santé de l’économie. On pourra épiloguer plus tard sur la pertinence de cette assertion. Mais avant de cela, il faudrait plutôt voir si l’inflation est réellement maîtrisée, car telle ne semble pas être la perception de nombre de Français[ii]. 
PARTIE 1

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Ne tirez pas sur la TVA sociale ! (mais méfiez-vous quand même) - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

http://communisme-liberal.blogspot.fr

Commentaire de Pablito Waal : je publie ce texte alors que plusieurs éléments me semblent manquer dans cette analyse:
- les cotisations sociales sont un salaire mutualisé, et donc ne sont par nature pas tout à fait membre de votre salaire. Si par exemple vous êtes jeunes et en bonne santé, vos cotisations d'assurance-maladie ne vous reviennent pas. Donc, que vous payiez des cotisations ou pas, votre revenu et votre consommation réelle (santé comprise) ne varie pas (une baisse de cotisation n'est donc pas une baisse des salaires);
- dans le projet de TVA sociale, les offreurs, bénéficiant de la baisse des cotisations sociales, sont censés baisser leurs prix, compensant la hausse de la TVA. Le pouvoir d'achat des consommateurs, bien que leur salaires bruts aient baissé (pas les salaires nets) serait donc conservé. Et l'objectif de la TVA sociale est d'étendre l'assiette fiscale du financement de la protection sociale sur toute la consommation, y compris des produits importés. Sauf que : les prix hors taxes baisseront-ils vraiment ? Là est le talon d'Achille de la mesure, le risque étant que les salariés soient les grands perdants...
 
Je vais vous la faire courte : la TVA sociale, telle qu’elle est défendue, illustrée et bientôt mise en œuvre par les sociaux-traîtres et les gaullo-traîtres (je parle de l’UMPS, bouh que c’est vilain, je cause comme Marine Le Pen), cette « TVA sociale », c’est une baisse des salaires. Une baisse des salaires réels sans toucher aux salaires nominaux. On parle aussi de « dévaluation interne ». Eh bien, la « dévaluation interne », c’est la même chose : une baisse des salaires. Et la baisse des « charges » (cotisations) sociales c’est quoi ? Une baisse des salaires. Et le « choc de compétitivité » ? Une baisse des salaires, avec petit supplément d’âme pour les lecteurs de Naomi Klein, ils verront de quoi je parle. Pour autant, non seulement l’instauration d’une (véritable) TVA sociale n’a aucune raison de nous effrayer, non plus que la baisse des cotisations en elle-même, mais encore l'une et l'autre n’impliquent nullement une baisse des salaires – en fait, cela n’a rien à voir. Je vais y venir.

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Inflation et échelle mobile des salaires - par Hugo Prod'Homme

Par Hugo Prod'Homme, sur le blog de Yohann Duval

http://duvalyohann.over-blog.fr

Commentaire de Pablito Waal : je publie ce texte avec un certain scepticisme, car il illustre certains problèmes dans l'analyse "keynésienne" (ou sa version courante en France) à gauche : celle qui consiste à ignorer le point de vue de l'épargnant, qui est lui victime de l'inflation, pour ne prendre que le point de vue de l'emprunteur, le point de vue de l'épargnant étant rejeté dans la case honnie du rentier (alors qu'on n'épargne pas forcément pour capitaliser...). Qu'on soit contre les revenus du capital, c'est une chose. Mais quand l'inflation détruit le patrimoine détenu, c'est autre chose. De plus, des affirmations tonitruantes telles que "Depuis [le début des années 80], le pouvoir d’achat des salariés s’est sans cesse dégradé" n'aident pas à crédibiliser le texte.

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L’inflation, depuis quelques années, est devenue une phobie, une vulgarité, un obstacle au progrès. Les livres d’enseignement de l’économie sont formels : l’objectif doit toujours être la baisse de l’inflation. S’il faut baisser le taux de chômage, il faut aussi baisser l’inflation. Pourquoi ?

 

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Sur la propagande néolibérale, 2ème épisode - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog 

http://loeildebrutus.over-blog.com 

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Le 6 août 2012, Jacques Sapir et Jean-Marc Daniel répondaient à un interview sur le site Atlantico.fr . Les habitués de mon blog se douteront bien que mes positions sont très proches de celles de Jacques Sapir et que je n’aurai donc pas grand-chose à ajouter à ses déclarations lors de cette interview (on pourra également lire l’analyse de Laurent Pinsolle sur le dernier ouvrage de M. Sapir).

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Grand débat européiste vs souverainiste : Est-il raisonnable de sortir de l’Union Européenne ? (Asselineau VS d’Héré) - par le Cercle des Volontaires

Par le Cercle des Volontaires, sur leur site

http://cercledesvolontaires.wordpress.com


Lundi 11 juin, le Cercle des Oubliés de la République organisait un débat entre François Asselineau, Président de l’Union Populaire Républicaine (une des rares formations politiques à réclamer la sortie de l’Union Européene) et Marc d’Héré (du Cercle des Libertés Égales) autour de la thématique suivante :

Est-il raisonnable de sortir de l’Union Européenne ?

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Une crise qui n'est pas financière : contre Myret Zaki, Lordon, Généreux et alii - par Edgar

Par Edgar, sur La Lettre Volée

http://www.lalettrevolee.net

Une position non pas isolée, mais originale et courageuse d'Edgar!

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Au risque de paraître ravi d'occuper une position totalement isolée, je vois mal en quoi la crise actuelle serait une crise financière.

Les avis ne manquent pas pour condamner la finance, l'ennemi personnel de François Hollande.

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Dispute sur le Sel et le Fer (4) - présenté par Raphaël B.

Présenté par Raphaël Berland, sur Black Marianne

http://blackmarianne.blogspot.fr

 

SPLENDEURS ET TÉNÈBRES D'UN LÉGISTE FAMEUX
Une gestion rigoureuse.
LE GRAND SECRÉTAIRE. - Quand le prince de Shang (1) était Premier ministre du roi de Ts'in, il renforça le système pénal par des lois si sévères, il établit sur l'administration et l'éducation un contrôle si rigoureux que désormais les criminels ne pouvaient espérer aucune indulgence. Pour faire face aux dangers extérieurs, il centupla les bénéfices de l'État en percevant des impôts sur les montagnes et les lacs, la nation devint riche et puissante, les armes et les outils perfectionnés, les greniers regorgeaient de grain.

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