PS

Les cadavres dans le placard

Ou : des mauvaises raisons de voter contre Le Pen.

Cadavre dans le placard

 

Depuis dimanche dernier, on voit fleurir les prises de positions pour Emmanuel Macron, pour Marine Le Pen (nettement moins, disons-le), voire pour l’abstention.

C’est tout à fait normal en démocratie, mais ça ne justifie pas tous les arguments.

Pour la deuxième fois en 15 ans, le Front National est au second tour de l’élection présidentielle. Et inévitablement, on récolte, de la part de ceux qui n’ont pas voté Macron au premier tour, mais qui veulent quand même voter « contre Le Pen » au second, les habituels « rappels historiques sur ce qu’est le Front National ».

A savoir que ce parti a été, incontestablement, fondé par d’anciens collaborateurs vichystes, voire des ultra-collabos qui ont participé à la Légion des Volontaires Français (LVF) ou la Division SS Charlemagne, mais aussi des anciens de l’OAS, etc…

Et il s’en suivrait que « au nom des heures les plus sombres de notre histoire », il faut voter contre Le Pen.

Que l’on s’entende bien : il y a plusieurs motivations qui rendent tout à fait compréhensible la décision de ne pas voter Le Pen ou de préférer son adversaire.

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Portrait de Valls en Saint Laurent - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Cet article fut écrit avant l'annonce du nouveau gouvernement.

Il n’y a pas que les discours de Mélenchon dans la vie. Ce week-end, on pouvait écouter des discours autrement plus intéressants pour qui veut observer la vie politique française. Je veux parler, bien entendu, des discours prononcés par Arnaud Montebourg et Benoît Hamon à la « Fete de la Rose » de Frangy-sur-Bresse. Il faut dire que notre ministre de l’économie et du redressement productif national (je sais qu’il tient à ce titre) a su, au cours des années, faire de cette fête à priori provinciale un événement national qui lui offre une tribune de rentrée privilégiée. Comme quoi, cela paye en politique d’établir des rituels et des continuités plutôt que de faire du « neuf » et de « l’inédit » en permanence.

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Remuez méninges ! - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Il est toujours dangereux de commenter l’actualité sans attendre que les faits se soient décantés. Mais pour une fois je vais courir le risque. Après tout, un commentateur se doit aussi de prendre les risques. Je vais donc vous parler aujourd’hui de la réorganisation en cours au Parti de Gauche. Le terme « réorganisation » est bien entendu un peu excessif, et cela pour deux raisons : la première, parce que cela suppose qu’il y avait une forme d’organisation au départ, la seconde, parce que cela suppose qu’il y ait une forme d’organisation à l’arrivée. Dans le cas d’espèce, il n’est pas évident que l’une ou l’autre de ces deux conditions soient remplies. Mais bon, il faut faire avec les ressources que la langue française met à notre disposition, et je ne vois aucun mot de notre belle langue qui s’ajuste mieux à la situation. Va donc pour « réorganisation », d’autant plus que c’est le terme utilisé par Mélenchon lui-même dans son étrange conférence de presse.

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Jean Jaurès, assassiné il y a 100 ans

Pour ceux qui ne sont pas parmi les contacts de Laurent Bouvet sur Facebook, je vous conseille d'y voir le petit florilège de détournements de défunt auquel nos élites "socialistes" se sont livrées.

En conclusion :

La caste cannibale (Coignard – Gubert) : le PS et ses meilleurs « ennemis » de la finance - par l'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

Voir la suite de l'article ici.

La caste cannibale (Coignard – Gubert) : le PS et ses meilleurs « ennemis » de la finance
 

Comme Nicolas Sarkozy, pour Dominique Strauss-Kahn la retraite politique forcée s’est muée en juteuse reconversion. Il est ainsi au conseil de surveillance de la Banque russe de développement des régions (BRDR), organisme financier des plus opaques, proche de l’oligarchie russe. L’ancien directeur du FMI a également pris la tête d’Anatevka, rebaptisée LSK (!), une société financière basée au Luxembourg avec bureaux à Genève et à Monaco.

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Post coitum, animal triste - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Article publié le 26 mai 2014. Voir aussi la suite.

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Juste quelques lignes sur les européennes, en essayant de ne pas reprendre des évidences.

Entendu hier soir Mélenchon dire une grosse bêtise : entre les explications sociales de la crise et les explications "raciales", l'électeur aurait choisi les explications "raciales" du FN (sous-entendu les explications sociales du Front de gauche étaient pourtant les bonnes). Je crois pour ma part que le FN a fait le pari de la rupture de plus en plus franche avec l'UE, rupture qui est principalement économique puisque l'UE est essentiellement un organe de régulation économique, et que ce pari que le Front de gauche n'a pas voulu faire, paye.

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Européennes 2014 : quels partis profitent le plus de la montée du chômage ? - par L'Espoir

Par L'Espoir, sur leur site

Comme nous l'avons expliqué dans un de nos précédents articles, les résultats des dernières élections européennes correspondent à un choc qu'il convient de ne surtout pas sous-estimer. Il importe pour cela de bien analyser les résultats. Dans cet objectif, nous avons répertorié les résultats (source Ministère de l'Intérieur) par région des 8 partis qui nous paraissent les plus importants: L'Union pour un Mouvement Populaire (UMP), le Parti socialiste (PS), l'UDI-Modem, Europe Ecologie Les Verts (EELV), le Front National (FN), le Front de Gauche (FdG), Debout la République (DLR) et Nouvelle Donne (ND). Afin de permettre une comparaison pertinente nous n'avons pris en compte que les régions métropolitaines et la Corse car les régions d'outre-mer ne présentaient pas l'ensemble de ces listes. Nous avons ensuite comparé les résultats de ces différents partis avec le taux de chômage au 4ème trimestre 2013 (source INSEE) des régions considérées afin de déterminer si une corrélation existait.

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Bilan des Européennes 2014 - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Voici le premier de nos partenaires à publier son analyse du scrutin du 25 mai. Comme il le dit lui-même, il est un soutien régulier de Debout La République.

Nous y voilà. Le grand jour est passé, et le moment est venu de tirer les conséquences, comme on dit. Ces élections européennes me semblent riches d’enseignement.

Je vais commencer par évoquer les résultats des listes « Debout la France ! Ni système, ni extrême » de Debout la République (DLR), parti que j’ai choisi de soutenir depuis 2012 et auquel j’ai apporté mon suffrage une fois de plus. Contrairement aux précédentes élections européennes, Nicolas Dupont-Aignan a réussi à présenter des listes dans toutes les circonscriptions, ce qui est déjà une performance en soi pour un modeste mouvement comme le sien. Evidemment, je ne me faisais pas de grandes illusions, mais je nourrissais deux espoirs : d’abord, un score global entre 3,5 et 5 % (donc au-dessus des sondages prédictifs), ensuite un, peut-être deux députés élus qui pourraient siéger à Strasbourg. Mon premier espoir est comblé : avec près de 4 % des suffrages, les listes DLR enregistrent un score tout à fait honorable.

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Un quart seulement des français ont voté pour l'européïsme

Nous n'avons pas encore les résultats de l'UPR, mais, visiblement, aucun miracle ne s'est produit, alors que DLR fait une performance très honorable. Mon intuition selon laquelle le FN ne réaliserait pas la performance qui lui était prêtée, parce que son électorat ne se mobiliserait pas pour une élection qui, d'habitude, ne l'intéresse pas, s'est révélée fausse. Nul ne sait si cette élection sera vue a posteriori comme "un tournant" (l'élection à partir de laquelle les électeurs frontistes ont vraiment décidé de s'emparer de la question européenne) ou un simple coup de colère (contre Hollande et secondairement l'UMP, dans la seule élection où le FN pouvait obtenir facilement des élus).

En prenant en compte l'abstention, il n'en reste pas moins que le Front National ne rassemble qu'un dixième des français.

Et notons que 6% des électeurs inscrits ont cru nécessaire d'aller voter pour la formation du président. Même le sondages de popularité de F.Hollande n'allaient pas jusque-là.

Résultats donnés vers 20 heures. Participation : 43%

Liste Suffrages exprimés (%) Electeurs inscrits (%) Classement gauche/droite Positionnement face à l'UE
FN 25,0 10,8 droite Eurocritique de droite
UMP 20,3 8,7 droite Européïste
PS 14,7 6,3 gauche Européïste
UDI 10,0 4,3 droite Européïste
EELV 8,7 3,7 gauche Européïste
FDG 6,6 2,8 gauche Eurocritique de gauche
DLR 3,9 1,7 droite Eurocritique de droite
Nouvelle Donne 3,1 1,3 gauche Européïste
Nous Citoyens 1,4 0,6 droite Européïste
NPA 1,2 0,5 gauche Eurocritique de gauche
Force Vie 0,5 0,2 droite Européïste
LO 0,4 0,2 gauche Eurocritique de gauche
Autres 4,2 1,8 -
 -

Un autre tableau de classements, avec les scores des  :

Classement % des exprimés % des inscrits
Droite 61,1  26,3 
Gauche 34,3  14,7 
Européïste 58,7 25,2 
Eurocritique de gauche 7,8 3,3 
Eurocritique de droite 28,9 12,4 

Les illusions malhonnêtes des rêveurs de l’euro moins cher - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Historique du cours de l'euro en dollars.
Le PS, jusqu’au premier ministre et au président, continue à plaider pour une baisse du cours de la monnaie unique européenne. Las, ils ont été sévèrement douchés cette semaine par les déclarations du porte-parole du gouvernement allemand et de la BCE, les plaçant devant leurs contradictions.

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L’urgence du plein emploi - par Joël Halpern

Par Joël Halpern, sur son site et celui de V.A.R.

Commentaire de Pablito Waal : je suis assez sceptique sur certaines propositions de l'auteur. Je me demande notamment comment il quantifie "l'épargne oisive" dont la mobilisation soutiendrait la relance de la demande. De plus, si j'approuve l'idée d'une réforme du financement de la protection sociale, il manque quelques précisions sur les prélèvements qui remplaceraient en tout ou partie les cotisations sociales telles que nous les connaissons. S'il s'agit de "déplacer ces charges de la masse salariale vers l’ensemble de la valeur ajoutée (et les importations)", faudrait-il transformer les cotisations en impôt global sur la valeur ajoutée payée directement par les entreprises, en taxe sur les importations, ou en hausse de la TVA..?

Selon l’INSEE, la France compte 5.5 millions de personnes en sous-emploi (chômeurs officiels, chômeurs non inscrits à Pôle Emploi, temps partiel subi, chômage partiel…) auquel il faudrait ajouter une part des jeunes scolarisés « retenus » faute de perspectives dans le système éducatif, et les 3 millions d’emplois précaires (CDD, stages…). Au total, au moins 9 millions de personnes sont victimes de la crise de l’emploi, soit environ 27% des 20-59 ans (sources : INSEE).

Pourquoi le plein-emploi est-il la priorité ?

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Dix bonnes raisons d'aller voter aux européennes - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

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Y a-t-il un niveau d'abstention qui suffise à remettre en cause le système européen ? Probablement pas.

Dix bonnes raisons d'aller voter...

...Mais pas pour les européistes de service de l’UMP, du PS, de l’UDI-MODEM ou des Verts.

Les résultats aux élections municipales me laissent penser que mes compatriotes sont las, excédés, en colère ou peut-être désespérés. Ils sont de plus en plus nombreux à bouder les urnes. Le phénomène pourrait encore s’amplifier lors des élections européennes, un scrutin traditionnellement propice à l’abstention, à la fin du mois de mai. Certains eurosceptiques, comme Emmanuel Todd, sont même tentés d’en faire la promotion : si personne ne va voter, argumente-t-il, le système perdra toute légitimité et s’effondrera de lui-même. Mais supposer cela, c’est se tromper lourdement. D’abord, les européistes se moquent de la démocratie (on va y revenir), ensuite, dans une démocratie représentative, ce sont ceux qui vont glisser leur bulletin dans l’urne qui décident et tant pis pour les autres. Par conséquent, il faut le dire, le répéter et le marteler : l’ « abstention militante », c’est de la foutaise.

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« L’action de la Troïka a été le théâtre de nombreux conflits d’intérêts » Liem Hoang Ngoc - entretien par Magali Pernin

Par Magali Pernin, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : un article un peu moins basé sur le droit cette fois-ci, interrogeant un économiste et eurodéputé du PS.

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Liem Hoang Ngoc est eurodéputé socialiste. Élu en 2009 dans la région Est, il a réussi en un mandat à s’imposer dans le groupe socialiste et démocrate comme un parlementaire en pointe sur les questions de gouvernance économique.

Monté au créneau contre l’introduction de la règle d’or budgétaire dans le Two-Pack, il a défendu un certain nombre d’amendements visant à une plus grande prise en compte des questions sociales dans la gestion budgétaire des États. C’est un travail que l’on ne peut que saluer même si l’on reste très critique du fonctionnement de la monnaie unique.
L’euro justement, il dit en « off » s’en ficher un peu : « S’il faut faire sans l’euro, on fera sans. Moi je suis pour le socialisme« .

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Descartes et les municipales (l'entre-deux-tours)

Alors que nous venons juste d'apprendre l'élection d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris, voici deux articles de Descartes sur les municipales, et notamment les turpitudes entre PG et PCF, l'un des sujets préférés du blogueur.

http://www.connexion-emploi.com/system/images/19/original/n%C3%A9gociation_salariale_en_Allemagne.jpg?1246707954

Lendemain de bataille - par Descartes, sur son blog

Alexis Corbière : autopsie d'une négociation - par Descartes, sur son blog

Election locale, enjeu national...Et bien plus encore ! - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

ELECTION LOCALE, ENJEU NATIONAL … ET BIEN PLUS ENCORE !

C’est une ritournelle traditionnellement initiée par le(s) parti(s) au pouvoir à la veille de chaque élection locale : celle-ci n’est pas le lieu pour sanctionner la politique du gouvernement. Mais là n’est justement pas le propos.

On ne peut aujourd’hui que constater, hors quelques questions sociétales de seconde zone qui servent à amuser la galerie[i], la convergence idéologique qui réunit la dyarchie PS-UMP au pouvoir depuis plus de trois décennies dans notre pays. A tel point que l’on peut se demander si la France n’est pas gouvernée par un parti unique à l’intérieur duquel deux clans s’écharpent les reliques d’un pouvoir qu’ils se sont eux-mêmes fait un devoir de transférer à d’autres (notre Dieu le « Marché » et ses anges de la finance, la Commission européenne, entre autres), peut-être bien afin de s’exonérer de leurs responsabilités et mettre aux oubliettes toute notion de volonté politique, d’intérêt général et par là-même de démocratie.

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Pays en déroute recherche mouvement contestataire - par Spirale Zone

Par Spirale Zone, sur leur site

Opposition

Parce que des signes démontrent bien que ça se fissure c’est pas aujourd’hui qu’on assistera au grand retournement. Pour cause…

Hier, sur Paris, défilaient les manifestants du Jour de Colère. 17 000 selon les services de police, 120 000 selon les organisateurs- c’est toujours la bataille des chiffres. Il devait y avoir de tout, mais naturellement la presse aux ordres s’est focalisée sur tout ce qui peut faire ses choux gras: bigots, nazillons, identitaires, homophobes. Ce qui est dégueulasse pour le pauvre quidam qui vient simplement faire état de sa colère.

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Jacques Sapir lit Aurélien Bernier

Par Jacques Sapir, sur son blog

Lire aussi la réponse d'Aurélien Bernier, qui reprend trop vite à mon goût les allégations sur la nature socialiste (même partiellement) du régime hitlérien.

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Le livre qu’Aurélien Bernier vient de publier aux éditions du Seuil, La gauche radicale et ses tabous, est un livre qui a une place importante dans le débat qui s’annonce sur les élections européennes de ce printemps 2014. Ce livre s’inscrit par ailleurs à la fois dans un courant d’idées, celles qui sont exprimées par une « gauche de la gauche » qui se réclame de l’idée nationale, et dans une œuvre personnelle. Aurélien Bernier a déjà publié Comment la mondialisation a tué l’écologie en 2012, livre important par son analyse sur l’interaction du « mondial » avec le « national » et le « local », et surtout Désobéissons à l’Union européenne (aux Éditions des Mille et Une Nuits). Ce dernier livre a pu passer pour une sorte de bréviaire des militants du Front de Gauche. Il a aussi publié en 2008 Le Climat, Otage De La Finance – Ou Comment Le Marché Boursicote Avec Les “Droits À Polluer” toujours aux Éditions des Mille et Une Nuits. Son nouvel ouvrage s’inscrit donc dans cette double trajectoire et pose des questions qui seront fondamentales lors des élections européennes.

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