Russie

A propos de la géographie européenne selon Emmanuel Todd

Une version corrigée de la carte d'Emmanuel Todd présentée dans un précédent article :

Commentaire de Nationaliste Jacobin :

Loin de moi l'idée de nier l'hégémonie allemande en Europe, très néfaste pour nos intérêts nationaux. Mais je dois dire qu'en tant qu'historien-géographe amateur de géopolitique, les propos de Todd me laissent très sceptiques. Quand on lit attentivement, on s'aperçoit que ça ne repose pas sur grand-chose: des belles formules, des intuitions intéressantes sans doute, mais beaucoup d'approximations. Notamment Todd historien, j'ai beaucoup de mal à y croire...

Un exemple, je crois, est très significatif: ces cartes de l' "Empire allemand" comme celle présentée ci-dessus, je n'ai pas trouvé précisément quels critères ont été utilisés pour les réaliser. Quels facteurs ont été précisément listés et mesurés? La dépendance commerciale? L'alignement politique? Dans quels domaines? Bref, tout cela n'est pas très sérieux, et je ne pense pas que ce type de "grand entretien" fourre-tout, qui mélange beaucoup de choses, donne l'illusion du savoir sans guère aligner de faits crédibles, soit au final très efficace. Vouloir donner une "autre vision" de l'UE ou de l'Europe (ce n'est d'ailleurs pas très clair: quid de la Norvège, par exemple? Le Monténégro, lui, a simplement disparu, réannexé par la Serbie...), c'est très bien, j'approuve, mais Todd ne peut pas colorier, comme ça, une carte de l'Europe en utilisant son pifomètre et ses opinions du moment.

Commentaire / réponse de Pablito Waal:

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L’Allemagne tient le continent européen - par Emmanuel Todd

Par Emmanuel Todd, sur le site d'Olivier Berruyer

Cette carte montre le nouvel empire allemand tel qu’il est, selon vous. On voit la place centrale de l’Allemagne face à ses différents satellites, ou à ceux, comme vous le dites très bien, en état de servitude volontaire. Qu’évoque cette carte pour vous ? 

Je voudrais qu’elle aide à prendre conscience du fait que l’Europe a changé de nature et qu’elle évoque non seulement le présent mais aussi un futur possible très proche. Les cartes que fournit généralement la Communauté européenne sont des cartes à prétention égalitaire et qui ne parlent plus de la réalité. Ici, c’est une sorte de première tentative d’organisation visuelle de la réalité nouvelle de l’Europe. Elle aide à prendre conscience du caractère central de l’Allemagne et de la façon dont elle tient le continent européen. La première chose que tente de dire cette carte, c’est qu’il existe un espace informel plus grand que l’Allemagne elle-même, « l’espace allemand direct », et qui contient des pays dont les économies ont un niveau de dépendance à l’Allemagne quasi absolu.

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Que veut la Russie ? - rapport de Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Une importante table ronde s’est tenue hier soir, lundi 1er septembre à Paris, sous les auspices du Dialogue Franco-Russe, pour tenter d’évaluer les solutions politiques à la crise en Ukraine, et sortir de la spirale de l’escalade.  Cette table ronde a réuni des responsables politiques de premier plan russes et des représentants des différentes forces politiques françaises, mais aussi des milieux d’affaires (Total, GDF-Suez), des milieux culturels et scientifiques.

dialogue-franco-russe

(Présentation des intervenants sur le blog de Jacques Sapir)

Les échanges, qui ont duré deux heures, ont permis de mesurer d’une part l’attachement réciproque à l’amitié franco-russe, mais aussi la commune préoccupation devant la tournure prise par les événements en Ukraine, et leurs conséquences sur la politique mais aussi sur l’économie européennes. La situation des populations civiles est dramatique. Il faut  ici signaler que, pour la revue américaine Foreign Policy, les bombardements de la population civile auxquels ont eu recours systématiquement les forces de Kiev pourraient être qualifiés de « crimes de guerre ». Les chefs d’entreprises présents ont insisté sur le caractère profondément destructeur, et politiquement injustifié, des sanctions réciproques (tant européennes que russes) qui ont été prises jusqu’à présent. Ces échanges se sont prolongés pendant plus de deux heures, et les responsables russes ont répondu aux questions des participants français. L’un des principaux thèmes a été, bien entendu, la position de la Russie dans cette crise.

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Ukraine: la Russie ne peut pas tout avoir - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : mon avis est partagé sur cet article. Il est vrai que si j'étais ukrainien, ou que si la France avait à faire avec une rébellion séparatiste ayant profité d'une période d'instabilité politique nationale pour lancer une insurrection, je serais le premier à exiger que l'armée nationale écrase les rebelles. J'ai donc le plus grand mal à condamner l'attitude du gouvernement de Kiev. Cependant, même si la présence de l'armée russe en Ukraine était avérée, contrairement à Nationaliste Jacobin, je ne m'associerai jamais à l'idée d'une intervention française au côté de l'Ukraine. Au passage, cette présence militaire russe ne fait plus grand mystère, puisque même les séparatistes ont reconnu que des "volontaires" russes étaient à leurs côtés. Et Moscou a une responsabilité sur ce fait, au même titre qu'il est de la responsabilité de la France d'empêcher des candidats au Jihad de quitter son sol pour la Syrie ou l'Iraq. Mais il n'en reste pas moins que l'Ukraine n'est pas notre alliée, et si elle entrait dans l'OTAN, il ne deviendrait que plus urgent que la France sorte de cette alliance. Et la Russie reste, elle, une alliée "naturelle" pour notre pays. Il est de surcroît peu probable que "l'impérialisme russe" s'étende au-delà du Donbass, la question du séparatisme pro-russe à Kharkov ou Odessa étant réglée, dans les flammes et le sang, depuis le printemps dernier.

Voilà quelques temps que je n'ai plus abordé la crise ukrainienne. Il faut dire que l'affaire est devenue très complexe : le rôle de Moscou est opaque, bien qu'apparemment il commence à s'éclaircir, et pas dans un sens rassurant ; la propagande et les manipulations émanent de tout côté, entre l'obsession russophobe de certains défenseurs de l'unité ukrainienne et la compassion douteuse des Russes pour les « pauvres civils » victimes du gouvernement « fasciste » de Kiev. Je rappelle aux dirigeants russes que, lorsque Bachar El-Assad a commencé à mitrailler ses opposants en Syrie, ils ne se sont guère émus. Quand Vladimir Poutine aujourd'hui déplore la « brutalité » des troupes loyalistes ukrainiennes, il se moque de nous. De manière générale, M. Poutine a semble-t-il décidé de nous prendre pour des imbéciles. Venir nous dire que des soldats russes, des parachutistes qui plus est (et non de simples gardes-frontière), se sont « égarés » par inadvertance en territoire ukrainien, c'est se payer notre tête. De la même façon, je ne sais pas ce qu'il y avait dans cet étrange convoi humanitaire, mais je note que les Russes ont refusé toute inspection fouillée des cargaisons et que la Croix-Rouge, qui devait initialement participer à l'opération, s'est trouvée étrangement écartée au moment crucial, pour « raisons de sécurité » susurre-t-on, alors que l'Ukraine s'est bien gardée de mitrailler le convoi, ce qui aurait procuré, tout le monde le sait, un casus belli idéal au Kremlin. Dieu sait que je ne suis pas foncièrement hostile à la Russie, une grande puissance avec laquelle je persiste à croire que nous pouvons avoir des intérêts convergents. Je me suis réjoui du redressement russe opéré par Poutine dans les années 2000, après le désastre des années Elstine. Je pense que la Russie a un rôle important à jouer dans l'équilibre des forces à l'échelle mondiale, notamment comme contrepoids à l'hégémonisme écrasant des États-Unis d'Amérique. Je conçois tout à fait que la Fédération de Russie défende ses intérêts vitaux, et cherche à maintenir ou renforcer son influence dans les pays voisins, dont beaucoup hébergent d'importantes populations russophones. De même, je comprends les inquiétudes de Moscou devant les progrès de l'OTAN en Europe centrale et orientale.

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La Grande Guerre: une folie? - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Le 3 août 1914, il y a presque un siècle jour pour jour, l'Allemagne déclarait la guerre à la France (et non le contraire comme en 1870, ce qui fait que l'Allemagne est bien l'agresseur, on va en reparler). La Grande Guerre, au demeurant, était déjà commencée puisque le 28 juillet, un mois après l'attentat tragique de Sarajevo, l'Autriche-Hongrie avait déclaré la guerre à la Serbie, puis son allié allemand déclarait la guerre à la Russie, qui se montrait décidée à défendre les Serbes, le 1er août 1914. Cette guerre, beaucoup la souhaitaient à travers l'Europe, et un plus grand nombre encore l'attendait dans un contexte de tensions coloniales et balkaniques sur fond de course aux armements et d'allongement du service militaire. Mais, et il faut insister en cette période de révisionnisme germanophile, ce sont bien les empires centraux, Allemagne et Autriche-Hongrie, qui ont déclenché le conflit

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Poutine a raison, mais... - par Valeurs & Actions Républicaines

Par Valeurs & Actions Républicaines, sur leur site 

L'ONU accuse les deux camps de se battre dans des zones habitées

Le ton monte contre la Russie au sujet de l'Ukraine.

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La Guerre du Nord vue par les Russes - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Je livre ici un dernier article avant de partir deux semaines découvrir le patrimoine, l’histoire et les paysages de notre beau pays. Aussi, je quitte un instant l’actualité française pour évoquer un événement majeur de l’histoire de l’Europe orientale, récemment porté à l’écran par le cinéma russe.

Empire suédois.png

Certains pays oublient leur grandeur passée. Il fut un temps où la Suède était autre chose que ce qu’elle est devenue. Autre chose qu’un pays neutre, sans ambition, sans volonté de peser sur le cours des événements. Autre chose qu’un pays dont les seules gloires sont d’avoir des élites très féminisées et de se demander s’il ne faudrait pas forcer les petits garçons à faire pipi assis dans un souci d’égalité des sexes [1]. La Suède est exactement ce que certains, eurolâtres en tête, voudraient que la France devienne : un pays qui renie son histoire, qui se préoccupe uniquement du droit des femmes, de l’accueil des immigrés et de la gestion du multiculturalisme. Un pays sage qui a compris qu’il était « trop petit », « pas assez peuplé » pour faire entendre sa voix, pour jouer sa propre partition. La Suède et le Danemark sont morts en tant que « grandes nations ». Les habitants de ces pays sont très heureux, mais leurs états ont quitté l’histoire. Pourtant ces pays ont joué un rôle important dans le passé : puissances militaires, commerciales, coloniales même, leur destin nous rappelle que la force d’un pays ne se mesure pas uniquement à sa superficie ni à son poids démographique (les pays scandinaves ont toujours été sous-peuplés). Il a existé une Suède impériale qui, au XVII° siècle, fit de la Baltique un « lac suédois » et disputa la suprématie en Europe orientale à la Russie. C’est ce choc entre Suédois et Russes qu’évoque le film Fantassins, seuls en première ligne, un film russe de 2007 d’Oleg Ryaskov dont le titre original russe est Le Serviteur du souverain. Ce long métrage propose pour l’essentiel une reconstitution de la bataille de Poltava, affrontement décisif qui opposa le roi de Suède Charles XII et le tsar de Russie Pierre le Grand le 8 juillet 1709, à l’est de l’actuelle Ukraine. Mais revenons d’abord sur les origines de la puissance suédoise à l’époque moderne.

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Ordosouverainisme et autoritarisme - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Face à l’eurolibéralisme défendu, avec quelques nuances, par le PS, l’UMP, les centristes et les écologistes, j’avais développé la notion d’ordosouverainisme, en soulignant néanmoins qu’il y avait deux sous-familles, les progressistes et les identitaires. On pourrait ajouter que certains ordosouverainistes semblent tentés par l’autoritarisme, ce qui ressort des modèles qu’ils se donnent.
Danger sur la liberté ?

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L’interview de Vladimir Poutine en version intégrale : le scandale des coupes de TF1 - par Olivier Berruyer

Par Olivier Berruyer, sur son site

Voici la transcription de l’interview de Poutine d’hier. C’est la traduction de la version intégrale issue du site du Kremlin (ou ici en russe, ou ).

En effet, pour faire tenir cette interview de 41 minutes en 24 minutes, TF1 a sabré largement dans certaines parties. Comme il a été décidé de couper des éléments essentiels sur la Crimée, l’opposition dans les médias français, et de laisser des propos sans intérêts genre sur la langue qu’il utilise avec Hollande, le mot censure me semble adapté – vu qu’il y a rétention d’informations importantes qui éclaireraient le public français. Et je reviendrais sur la faute inacceptable de traduction quand il parle d’Hillary Clinton.

Ceci étant, reconnaissons qu’il est salutaire que TF1 et Europe1 aient interviewé Vladimir Poutine…

Tout est donc traduit ici – les passages censurés sont en exergue – à vous de voir s’ils méritaient de l’être…

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Russie : Dans la tête de Vladimir Poutine - débat avec J.Sapir

Voir sur le site de Jacques Sapir L’émission sur Mediapart à laquelle  [Jacques Sapir a] participé avec François Daucé et Jean-Robert Raviot du mercredi 14 mai est visionnable soit sur le site de Médiapart soit sur dailymotion.

Pourquoi la crise ukrainienne ? - par V.A.R.

Par Valeurs & Actions Républicaines, sur leur site

2014 restera l'année de la crise en Ukraine.

Un gouvernement "pro-russe" a cédé la place à un gouvernement "pro Union Européenne", les puissances extérieures s'opposent sur le destin d'un des pays les plus grand et les plus stratégique de l'Europe.

Pourquoi une telle crispation ? Qui a l'avantage ? Avec quels risques pour l'avenir des relations internationales ?

En 2004 déjà une "révolution" chassait les pro-russes

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Ukraine: Négociations ou Confrontation - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

La carte des langues par oblast (région) d'Ukraine correspond également à celle des régions les plus séparatistes...

La situation  dans l’Est de l’Ukraine devient chaque jour plus dangereuse et l’on a sentiment que le pays glisse lentement vers la guerre civile. C’est dans ces conditions que s’ouvrent normalement aujourd’hui, jeudi 17 avril, les négociations à Genève entre Russes, Ukrainiens, l’Union Européenne et les Etats-Unis.  Une partie de la population de l’Est de l’Ukraine exprime simplement sa défiance face au gouvernement issu de la « révolution » de Maidan. Une autre partie exprime publiquement son souhait de rejoindre la Russie.  Des extrémistes occupent des bâtiments publics et le gouvernement de Kiev menace de recourir à la force. On peut noter que les « milices » qui se sont manifestées dans les événements de Maidan,  et qui sont très largement composées de militants d’extrême-droite dont certains n’hésitent pas à afficher leurs sentiments pronazis, menacent d’aller dans l’est du pays. Nous sommes, et il faut le dire clairement, à la limite de la guerre civile.

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La Russie du mauvais côté de l'Histoire - par Fabrice Fassio

Par Fabrice Fassio

http://www.populationdata.net/images/cartes/articles/langue_russe.jpg

Comment cela, cette carte n'est pas tout à fait exacte...?

(il s'agit d'une carte des pays - en rouge - où la langue russe est officielle [l'Ukraine devrait en faire partie], ou courante en rose. Mais cette carte traduit assez bien la proximité du Bélarus et du Kazakhstan vis-à-vis de la Russie.)

Dirigeants, hommes d'affaires et chefs des médias occidentaux s'interrogent avec inquiétude sur la voie que suit la Russie contemporaine. Le Président des Etats-Unis vient d'ailleurs de l’affirmer : la Russie se trouve du mauvais côté de l'Histoire. Etrange idée selon laquelle l'Histoire aurait des côtés ! Enfin bref, le jugement du Président serait corroboré par de nombreux faits, dont celui-ci : la Russie chercherait à reconstituer un bloc semblable à l'ancienne Union soviétique, cet empire du Mal qui avait donné tant de fil à retordre à Ronald Reagan . Je souhaiterais proposer au lecteur un bref article centré sur cette question d'un bloc nouveau. Je précise que ma réflexion est basée sur les travaux fondamentaux du philosophe et sociologue russe : Alexandre Zinoviev, disparu en 2006.

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L’UPR demande que Laurent Fabius soit démis de ses fonctions de ministre des Affaires étrangères

Par l'UPR, sur son site

Commentaire de Pablito Waal : presque entièrement d'accord avec l'UPR, sauf sur le cas syrien. En effet, la Coalition Nationale Syrienne reconnue par la France comme gouvernement légitime de la Syrie fin 2012 n'a jamais compté par ses rangs les forces jihadiste et terroristes telles que l'Etat Islamique du Levant ou le Jabhat Al-Nusra, qui sont au coeur des affrontements inter-rebelles que pointe l'UPR. D'ailleurs, pour aller au plus simple, cette Coalition a en fait fort peu de représentativité sur les combattants de terrain en Syrie.

laurent-fabius

Depuis son entrée en fonction au Quai d’Orsay, Laurent Fabius a multiplié, à une cadence sans équivalent dans notre histoire contemporaine, les fautes diplomatiques de débutant et les erreurs de jugement les plus graves.

Sa politique, consistant à s’aligner systématiquement sur les positions dictées par les États-Unis dans tous les domaines, a pour effet de saboter comme à dessein tous les intérêts diplomatiques, moraux, économiques et industriels de la France.

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Référendum en Crimée - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

http://a54.idata.over-blog.com/0/32/46/53/Cartes-pays-2/crimee-kosovo.jpg

Comment dénoncer la sécession criméenne, si l'on a accepté celle du Kosovo ?

Les résultats du référendum ont confirmé la volonté d’une majorité de la population de la Crimée de rejoindre la Russie. Ils ont aussi confirmé l’incapacité des dirigeants, qu’ils soient français ou de l’UE et des Etats-Unis, de saisir la nature de ce vote. On rappelle donc dans le texte qui suit quelques points d’importance.

1.La Crimée fut attribuée administrativement de la Russie à l’Ukraine dans le cadre de l’URSS en 1954. Ceci ne fit l’objet d’aucun vote des populations concernées. Lors de la dissolution de l’URSS en 1991, il fut admis que la Crimée resterait dans l’Ukraine, moyennant la reconnaissance de son statut de république autonome et le respect de la constitution.

2. Il y a eu, à la suite de 21 février 2014, une interruption de l’ordre constitutionnel en Ukraine. Ceci est reconnu par les pays occidentaux qui qualifient le gouvernement de « révolutionnaire ». Ceci découle surtout du fait que nulle autorité qualifiée (la Cour Constitutionnelle étant dissoute par le nouveau pouvoir) n’a constaté la vacance du pouvoir. Le nouveau gouvernement est d’ailleurs loin de représenter tous les Ukrainiens, comme on aurait pu s’y attendre logiquement. C’est donc une autorité de fait.

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Ukraine: à l'Est, rien de nouveau - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

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Anton I. Ivanov, Passage de Nikolaï Vassiliévitch Gogol sur le fleuve le Dniepr, 1845

L'invariable Dniepr...

Lire les éditoriaux sur l’Ukraine aujourd’hui, c’est faire un voyage dans le temps. Prenons celui de Nathalie Nougayrède publiè dans Le Monde du 7 mars 2014 : « Quelles leçons tirer à ce stade de la spectaculaire crise surgie au cœur du continent européen, en Ukraine, longtemps ce « fantôme de l’Europe », selon une expression de l’ancien dissident Léonide Plioutch ? La diplomatie russe est un formidable rouleau compresseur avançant sans relâche, dans le style Gromyko des années 1970 (…) ». Quelques jours auparavant, le grand quotidien du soir avait publié plusieurs dessins de Plantu montrant Poutine arborant la faucille et le marteau. Le communisme a beau être mort, son fantôme semble toujours hanter les rêves des anticommunistes.

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Pourquoi Moscou n’est pas la Nouvelle Rome - par Spirale Zone

Par Spirale Zone, sur leur site

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En ces temps d’impopularité hollandienne maintes gens rêvent de situations meilleures et, malheureusement, seraient prêts à sacrifier toutes leurs libertés pubiques ( déjà qu’il y en a plus trop!) pour que tout aille mieux selon-eux. Aux derniers événements internationaux, le putsch en Ukraine suivi d’une possible sécession de la Crimée Russophone, nous lisons sur de nombreux fils de l’admiration pour Vladimir Poutine et si dans de nombreux cas il faudrait y voir de la défiance envers une structure étatique corrompue. "

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La guerre de Crimée aura-t-elle lieu? - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Je reviens sur la crise ukrainienne, dont l’épicentre, qui se situait à Kiev jusqu’à la chute du président Viktor Ianoukovitch, s’est à présent déplacé de plusieurs centaines de kilomètres vers le sud, dans la péninsule de Crimée, sur les bords de la Mer Noire. Historiquement et linguistiquement, la Crimée est probablement la moins ukrainienne des régions d’Ukraine : près de 60 % des habitants sont russes (ethniquement, mais pas forcément au sens juridique), la grande majorité est évidemment russophile, et la région compte une importante minorité musulmane, celle des Tatars de Crimée. Bien que majoritairement russophones, les Tatars semblent globalement hostiles à un éventuel rattachement de la Crimée à la Russie. Certains d’entre eux commenceraient même à fuir vers le reste de l’Ukraine.

Crimée.jpg

Source: actualités Orange

 

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Ukraine : doit-on justifier l'ingérence ?

Tribune libre de Pablito Waal

http://s1.lemde.fr/image/2014/02/27/534x267/4374943_3_3753_un-navire-de-l-armee-russe-en-2008-lors-de_61f4acd10971fb758cf80c645d558237.jpg

               Vendredi 28 février, plusieurs milliers (2000 ? 6000 ?) combattants russes, et peut-être d’autres sans insignes, sont entrés sur le territoire ukrainien, pour prendre position dans la province de Crimée (dont il est désormais inutile de vous préciser qu’elle est peuplée en majorité de russophones). Ils ont pris position notamment aux alentours des aéroports de la péninsule. Le lendemain, la Douma russe a voté l’autorisation d’une intervention des forces armées de la Fédération de Russie sur l’ensemble du territoire ukrainien. L'ambassadeur des USA en Russie pourrait être expulsé.

                Les réactions du camp « occidental » (entendez l’OTAN) sont encore incertaines, Barack Obama nous ayant seulement informés du « coût » qu’aurait une intervention russe. Ce qui n’a pas désarmé François Asselineau de l’UPR, pour qui, si une guerre devait éclater dans les jours ou semaines, la faute en reviendrait aux USA, pour ne pas avoir laissé la Russie opérer une juste expédition sur les rives de la Mer Noire, voire du Dniepr. Plus médiatique, Jean-Luc Mélenchon semble également plein d’empathie pour l’initiative moscovite.

                Peut-on vraiment justifier une invasion russe en Ukraine ? Et rejeter la faute de toute éventuelle escalade sur Washington ? Pas aussi simplement que l'UPR le croit.

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La Chine est-elle en train de se distancer de son protégé Nord-Coréen? - par Spirale Zone

Par Spirale Zone, sur leur site

Kim Jong-Un

Parmi les reproches de la presse chinoise à l’égard du petit-frère Nord-Coréen il y a celui du " retard du système politique nord-coréen". La Corée du Nord a jusque-là été utilisé comme épouvantail par le Vieux Dragon, surtout pour contrer l’influence de l’axe américano-japonais. Le seul, justement, à qui prenait la menace Nord-Coréenne de Kim Jong-Il au sérieux, invoquant une attaque si il le fallait, est l’actuel Premier Ministre Japonais Shinzo Abe du temps de son premier mandat, et pour compliquer la chose faut savoir que la doctrine d’Abe n’est ni plus ni moins que de l’ultranationalisme sous couvert d’un rapprochement avec les USA ( Abe semble être un nostalgique du Japon Impérial cher à Mishima, ce qui a provoqué plusieurs remous lorsque notamment celui-ci a visité le sanctuaire de Yasukuni où sont honorés des soldats tombés pour le Japon et notamment des criminels de guerre ).

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