souveraineté

Le Royaume-Uni est le premier pays à quitter l'Union Européenne

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D'abord, félicitations aux 17 millions d'électeurs britanniques qui ont voté "Leave". Aucune aigreur pour les 16 millions d'autres qui ont cru bien faire en votant "Remain".

Quelques observations et réflexions en vrac sur le Brexit :

- oui, en soi, ça ne changera rien au quotidien des Britanniques dans les deux ans à venir. Mais cela écarte pour très longtemps la possibilité d'une entrée du R-U dans l'Euro (la monnaie) et permettra de changer la politique migratoire britannique;

- pour rappel, le R-U est le pays d'Europe de l'Ouest qui, sur le long terme (en excluant l'année 2015) reçoit le plus d'immigrants par an (500 000, moitié UE et moitié hors UE);

- oui, le vote "Leave" avait majoritairement des motivations "de droite" : réduire l'immigration, reprendre le contrôle des frontières;

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Gouvernance européenne, souverainetés et faillite démocratique - par Magali Pernin

Par Magali Pernin, sur son site

Vers une gouvernance économique renforcée

Depuis un peu plus de trois ans, des changements majeurs sont intervenus dans ce que l’on a l’habitude d’appeler la gouvernance économique européenne. Un intitulé qui a la caractéristique de ne pas mettre en avant les acteurs à l’œuvre de cette gouvernance et qui reconnaît que la discipline budgétaire est toute en entière axée sur des considérations économiques.

Posée par les critères de Maastricht, la gouvernance économique européenne vise les instruments de contrôle des politiques économiques (notamment budgétaires) des Etats et leur coordination européenne.

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Religion et politique - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Colloquium Heptaplomeres

Une illustration de l'Heptaplomeres de Jean Bodin (supposé écrit vers 1587)

Estimer que c’est à travers des formes d’organisation politique dans le sens le plus large que se constitue et se maintient une société pose immédiatement le problème de la souveraineté. La souveraineté devient essentielle non seulement pour l’existence de la communauté politique mais aussi comme source fondatrice de son droit, donc de ses lois et règles. Or, cette notion a provoqué de nombreux débats que ce soit en science politique ou en droit constitutionnel. Retenons ici deux des attributs de la souveraineté ; tout d’abord :

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Le lordo-antilibéralisme est un gauchisme - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : Un article contrastant avec celui précédemment publié, par Jacques Sapir. Je ne partage pas les opinions de Joe Liqueur sur l'immigration (voir ici un article en deux parties dont le propos m'est plus acceptable).

Lea_Crespi_TeleramaFrédéric Lordon ne veut pas (trop) se fâcher avec les alter-machin.
Y parviendra-t-il ? ©Léa Crespi pour Télérama

Evidemment, il y a beaucoup de bonnes choses dans le dernier livre de Frédéric Lordon (La Malfaçon, Les liens qui libèrent, 2014). J’ai appris plein de nouveaux mots… ce qui justifierait « par soi », comme dirait notre camarade, la lecture de cet ouvrage dont l’ambition littéraire est sans doute respectable à défaut d’être justifiée. Les développements de l’auteur au sujet des institutions étatiques françaises, qui ont le mérite d’exister contrairement à celles d’un hypothétique Etat européen, ou à propos du parti « socialiste » qui est devenu un parti de droite voire plus à droite que l’UMP, ou encore du spectre qui hante la France et qui est celui d’une alliance – ou au moins d’un compromis – entre le Front national parvenu au pouvoir et le grand capital (voir mon dernier billet), tout cela rejoint parfaitement les idées que j’exprime sur ce blog depuis maintenant quelques années. Mais il y a aussi des choses moins bonnes dans La Malfaçon. Et d’abord, il y a du gauchisme. De grosses louches de gauchisme. Des pelletées de gauchisme qu’on pourrait ensevelir la tour Montparnasse avec. Du gauchisme épais, visqueux et pontifiant, où le fond du discours lordonien rejoint sa forme – que, pour la part, je persiste à trouver quelque peu indigeste.

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Nature politique de la souveraineté - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

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La souveraineté ne se décline pas, si l’on suit Jean Bodin, en une souveraineté « de droite » ou « de gauche ». Rappelons ses formules : c’est la souveraineté de la Nation dont il s’agit. Cette Nation peut s’incarner dans un homme ou dans un groupe d’hommes ; elle peut être représentée aussi bien par un Prince que par le Peuple. On voit qu’à ce niveau de généralité, la question de séparer la souveraineté entre « droite » et « gauche » perd toute signification. Il ne faut pas se laisser abuser par les nombreuses formules qui, chez Bodin tout comme chez Machiavel, font référence au Prince. C’est le produit du contexte dans lequel a été produit ce concept. De plus, et cela est fort souvent le cas, le Prince signifie simplement « celui qui dirige ». Il est plus facile de trouver une différence si l’on regarde les formes de sacralisation de ce Prince. Mais, il faut savoir que l’on ne parle plus de la souveraineté. D’ailleurs, Bodin est très clair sur ce point. S’il souhaite, en Catholique, que celui qui incarnera la souveraineté de la Nation le soit aussi, il n’en fait nullement une condition. Il précise ainsi que le sacre de Reims n’est pas une condition à la légitimité ni à la souveraineté. C’est en cela que se trouve l’extraordinaire modernité de l’œuvre de Bodin.

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À lire: La Malfaçon (F.Lordon) - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

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Frédéric Lordon vient de publier un ouvrage, La Malfaçon[1], consacré tant à la construction de l’Union Européenne, qu’à la financiarisation et à l’Euro. Ce livre, il faut le dire d’emblée est excellent, tant dans la forme – et tous les lecteurs des textes de Frédéric Lordon le savent – que dans son fond. Cela n’exclut pas certaines critiques, et l’on y reviendra, mais la première chose que l’on peut dire de ce livre c’est qu’il faut courir l’acheter.

Une critique de l’Union Européenne

Le premier thème abordé est bien entendu – élection européennes obligent – la question des formes prises par ce que l’on a tendance à appeler le « construction européenne » et qui n’est en réalité que la construction d’institutions libérales dans des pays de l’Europe.

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Après le vote suisse - par l'Association pour une Constituante

Par Etienne Tarride, sur le site de l'Association pour une Constituante

Le vote des suisses a donné lieu à une avalanche de commentaires, souvent marqués plus par la passion que par la raison. Etienne Tarride donne ci-dessous une analyse différente, cherchant à remonter aux sources du problème.

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Il est sans doute possible de tirer de nombreuses conclusions du vote Suisse relatif aux règles d’immigration. Il faudra y réfléchir posément plutôt que d’adopter une position toute faite.
Pour ma part, je retiens d’abord de cet épisode une leçon essentielle : Quand les peuples de l’Europe, membres ou non de l’Union Européenne sont interrogés au suffrage universel sur la construction en cours, ils manifestent leurs refus ou, au moins, leurs réserves. Tel est le cas du peuple Suisse qui s’est refusé à valider les résultats contraignants d’une négociation avec l’Union Européenne, tel fut le cas des peuples déjà inscrits dans cette Union, les Français et les Hollandais qui ont voté « non » en 2005, mais aussi les Irlandais et les Danois qu’il a fallu faire voter autant de fois qu’il était nécessaire pour obtenir enfin un « Oui » à l’Europe ou à l’Euro.

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Faut-il supprimer les partis politiques ? - sur le site de l'Association pour une Constituante

Articles sur le site de l'Association pour une Constituante

Commentaire de Pablito Waal : je ne partage pas la thèse de Claude Grellard dans sa conclusion. Bien que pensant que les partis politiques ne sont pas l'instrument vers lequel le militant doit s'orienter aujourd'hui, je ne pense pas qu'il soit pertinent de supprimer un outil sans lui substituer un autre plus efficace.

Nombre de partis politique en France

Il y avait en France 28 partis politiques en 1990, 255 en 2004 (tiré du site SedLex).

Texte de Claude Grellard

Suivant l’article 2 de la Constitution le principe de la République est : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Or, faute de pouvoir, ou de vouloir, se gouverner lui-même, le peuple « souverain » se résigne à confier ce travail à des « professionnels » qui prétendent être seuls à pouvoir le traiter, comme les y autorise l’article 4 : « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie ».

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La souveraineté privatisée - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : si l'accord Canada/UE puis UE/USA mine la "souveraineté européenne", cela ne contredit-il pas la thèse de l'apparition du "super-Etat" décrite dans l'article de Craig Willy récemment publié sur ce site ? En tout cas, cela ne change rien au sort fait à la souveraineté française, que cela soit au profit d'un état européen ou des multinationales privées...

RTX14ZUILe malheureux Jean Quatremer pleure la souveraineté européenne.

De façon fort intéressante, il explique que, suite à l'accord USA/UE, qui sera calqué sur l'accord Canada/UE, "petit à petit, l’Union (mais aussi l’ensemble des pays signataires) va voir sa capacité à modifier ses politiques publiques limitée".

Quatremer doit sortir d'une congère, car l'UE travaille depuis longtemps à réduire à peu les politiques publiques. Plus au fond, il a également aujourd'hui un problème logique : il lui faut réhabiliter le souverainisme après l'avoir combattu inlassablement.

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Souveraineté et Nation - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

À propos d’un article de Frédéric LORDON, et en attendant le 14 juillet.

Frédéric LORDON vient de publier un texte important où il aborde la question essentielle de la souveraineté mais aussi celle tout aussi essentielle de la Nation. On voit immédiatement l’enjeu de ce texte, et des interrogations auxquelles il cherche à répondre, dans le contexte de la crise de l’Euro, mais aussi, plus généralement, de la crise de l’idée européenne engendrée par les efforts de ceux qui se proclament les plus ardents défenseurs de l’Union européenne. Ces questions ont aussi été abordées dans le livre qu’a dirigé Cédric Durand, et j’invite les lecteurs de ce carnet de se reporter au débat que j’ai eu avec lui dans des notes précédentes.

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Hollande le petit (2) - par V.A.R.

(suite d'un précédent article publié sur ce site)

Par Valeurs et Actions Républicaines, sur leur site

L'union européenne à l'heure allemande (dessiné par Emmanuel Todd sur un coin de table)

 

Pour E.Todd, Hollande n'est déjà plus "rien"

Emmanuel Todd a bien résumé le bilan de Hollande un an après son élection : face au patronat allemand, Hollande c'est "rien" ! C'est à dire moins que l'Europe des traités, la BCE, le FMI, etc.

Or, si Sarkozy était le pion assumé des puissances d'argent, Hollande avait tout de même eut quelques paroles sensées sur la finance et l'Allemagne. Mais des paroles seulement !

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Chavez, le spectre qui hantera le monde pour longtemps - 1) vu de France

Par Pablito Waal

Voici enfin la tribune annoncée. Ou plutôt la première partie d'une série d'au moins trois sections de cet article.

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Ca ne fait pas de mal de prendre un peu de recul avant de publier son propre avis sur la disparition (et donc le bilan) de Hugo Chavez. Cela m’a permis de connaître le point de vue de Sonia Bastille, membre (pour combien de temps, je me le demande) du PG, de Descartes et de François Asselineau. S’y ajoute une liste de « 50 vérités sur Chavez », par Salim Lamrani, vérités dont plusieurs nous apprennent plus de choses sur les chavistes que sur la réalité du Venezuela.

Les oraisons que j’ai citées, bien que prises sans planification, résument assez bien la variété des points de vue français concernant le personnage. Exception faite de l’antichavisme frontal et sans nuance des libéraux, de droite ou « de gauche » tels que Cohn-Bendit.

Il y a ceux qui viennent de la droite, de la droite attachée à la nation, et qui ont vu en Chavez la figure gaullienne de l’Homme qui a rencontré le Peuple. Le contre-portrait qu’Asselineau fait en dépeignant sa rencontre avec l’ancien président vénézuélien Carlos Perés, ayant fini sa vie en légume moral congelé à Miami, et qui se retrouve en négatif dans feu le Comandante Chavez (hormis pour ce qui est des accusations de corruption dans l’entourage de Chavez) en est un brillant exemple. Pour Asselineau, la figure de Chavez est avant tout celle d’une personne exceptionnelle. Il ne prend pas partie pour ou contre la prétention de Chavez à créer le socialisme du XXIème siècle.

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Chavez, le spectre qui hantera le monde pour longtemps - prélude : points de vue

Faute de temps, nous ne publions pas encore notre propre tribune sur la disparition de Hugo Chavez. Mais plusieurs articles intéressants sont à signaler.

Pour nos lecteurs qui se choqueraient du titre du présent article, signalons qu'il s'agit d'un pastiche du "spectre qui hante l'Europe", expression qui, dans Le Manifeste du Parti Communiste, sous la plume de Marx et Engels, désignait le communisme.

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Le Venezuela avant et après Hugo Chavez - par François Asselineau

Le petit chat est mort - par Descartes (qui n'y va pas avec le dos de la main morte)

Le point de vue de Sonia Bastille (tiré de Facebook, statut du 9 mars)

Chavez c'est De Gaulle plus Gustavo Gutierrez - par Laurent de Boissieu

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Les implications d’une sortie de l’UE de la Grande-Bretagne - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog
http://www.gaullistelibre.com/

Le débat grandit outre-Manche sous la pression de UKIP et de l’aile eurosceptique des conservateurs, qui n’a pas hésité à défier David Cameron récemment. Sous leur influence, le Premier Ministre pourrait bien organiser un référendum sur la sortie de l’UE, dont l’issue est très incertaine. 
Entre conflits et liens qui se distendent

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"La neutralisation de la question de la souveraineté" par András Jakab - par Magali Pernin

Par Magali Pernin, sur son blog
http://contrelacour.over-blog.fr/

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J'abandonne aujourd'hui le terrain de l'actualité pour vous parler d'un article qui a retenu mon attention cette semaine. 
Il s'agit d'un article signé András Jakab, maitre de conférence à l'université de Liverpool, et portant le titre alléchant suivant: « La neutralisation de la question de la souveraineté: stratégies de compromis dans l'argumentation constitutionnelle sur le concept de souveraineté pour l'intégration européenne ». 

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Un nouveau CNR est-il possible et nécessaire ? - par le Cercle des Volontaires

Par le Cercle des Volontaires, sur leur site

http://www.cercledesvolontaires.fr/

Voir également la description plus complète qu'en fait Magali Pernin sur Contre la Cour. 

Le Cercle des Volontaires est allé couvrir l’Université d’Automne du M’PEP, qui se tenait à Aix en fin de semaine dernière. Parmi les nombreuses tables rondes de qualité organisées pendant ces 4 jours, voici sans doute l’une des plus intéressantes, puisqu’elle concerne l’évaluation de la possibilité et de la nécessité de créer aujourd’hui un nouveau Conseil National de la Résistance.

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Présentation de la revue Perspectives Libres - par le Cercle des Volontaires

Par le Cercle des Volontaires, sur leur site

http://www.cercledesvolontaires.fr

Pierre-Yves Rougeyron, du Cercle Aristote, nous présente sa revue Perspectives Libres. Une initiative riche en contenus originaux pour aborder l’actualité autrement !

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Les Etats bientôt sous tutelle d'un super commissaire européen du budget? - par Contre la Cour

Par Magali Pernin, sur Contre la Cour

http://contrelacour.over-blog.fr

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Tandis que les conclusions du dernier sommet européen restent plutôt réservées sur les actions concrètes à mettre en œuvre pour achever l'Union économique et monétaire, une proposition audacieuse fait jour en dehors des publications officielles.

Sans grande surprise, c'est Angela Merkel qui, la première, l'a dégainée devant son Parlement à quelques heures seulement du Conseil européen: "Nous pensons - nous, c'est-à-dire l'ensemble du gouvernement allemand - qu'il faudrait aller plus loin en conférant à l'Europe de réels droits d'intervention dans les budgets nationaux".

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