théorie

Politique Industrielle et Privatisations - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

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La notion de politique industrielle, qui avait été au cœur des politiques économiques en Europe et au Japon dans les années 50 et 60, a été très fortement attaquée dans les années 1980-1995. Un certain nombre d’échecs spectaculaires – et couteux – principalement dans ses pays d’Amérique Latine survenant dans la période des années 1970-1980 explique sans cependant le justifier ce changement de paradigme. Par ailleurs, l’internationalisation financière – ce que l’on appelle de manière journalistique la mondialisation – a créé de nouvelles contraintes pour les pays qui ont accepté de se plier à ses règles. Les marchés financiers internationaux sont incapables d’avoir la longueur d’horizon que nécessite une politique industrielle. Cette dernière ne se valide que sur des périodes de 10 à 15 ans quand les financiers internationaux raisonnent en mois, voire sur un ou deux ans. Pour les économistes libéraux, dans ces conditions, la meilleure politique industrielle consiste à ne pas en avoir.

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Effet sablier & Homo economicus - par l'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

EFFET SABLIER & HOMO OECONOMICUS

En 2009, Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos, publiait « L’effet sablier » (Flammarion). Un ouvrage aux théories intéressantes au premier abord, mais surtout riche d’enseignements sur les sous-entendus de la pensée néolibérale. Car 5 ans après, on ne peut que constater que le constat de M. Vittori n’est pas faux en soi : les classes moyennes sont effectivement en train de se faire écraser. Toutefois, ce que la lecture de son ouvrage a de réellement pertinent réside bien plus encore dans l’enthousiasme de l’auteur pour ce phénomène, dramatique pour l’équilibre de nos sociétés, et dans son absence de vision sur les conséquences : car à travers les classes moyennes, c’est bien la démocratie qui est mise en péril par cet eschatologie néolibérale décomplexée, voire exaltée.

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De la liberté en Hollandie - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

DE LA LIBERTE EN HOLLANDIE

« Toujours la tyrannie a d’heureuses prémices »

Racine, Britannicus.

En ouverture de sa conférence de presse du 14 janvier 2014, le président de la République s’exprimait dans ces termes : « Je ne laisserai pas faire, au cours des prochains mois, ceux qui veulent en terminer avec l’idée européenne. Pas seulement en France, il y en a d’autres, parfois même aux gouvernements. Je ne laisserai pas faire ceux qui veulent en terminer avec l’idée européenne ou ceux qui veulent briser l’acquis communautaire, c’est-à-dire tout ce qui a été fait depuis des générations et des générations. Je ne laisserai pas non plus faire ceux qui veulent sortir de l’euro, qui pensent ainsi sauver la Nation alors qu’ils la mettent en péril. Parce que notre avenir, c’est dans l’Europe… »

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Dogme contre dogme - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Pour ne pas consacrer trop de temps à cette polémique sur la "théorie du genre", voici une brève liste d'articles : celui d'Edgar ; de l'Oeil de Brutus ; de Valeurs & Actions Républicaines ; le constat juridique de Magali Pernin ; et enfin l'article de Joe Liqueur.

Le "lavage de cerveau " prenez-le avec humour et même aux sens propres et figurés ...?

Ca y est, le distracteur Dieudonné s’est usé. On découvre brusquement que si le comique ne payait pas ses amendes, c’est parce que personne en fait n’avait actionné les leviers de la procédure pénale. On aurait pu commencer par là, au lieu de fabriquer une argumentation liberticide qui pourrait à court terme se retourner contre tous. Quoi qu’il en soit, il fallait donc à notre Landerneau médiatique trouver une autre affaire pour mettre en scène l’éternelle lutte du Bien contre le Mal et accessoirement nous faire oublier l’incapacité – ou plutôt le désintérêt - des princes qui nous gouvernent et des élites qui les entourent pour les véritables problèmes. En effet, quelle importance peuvent avoir le chômage, la désindustrialisation, le désespoir de larges couches de notre société comparés aux remarques vaseuses d’un comique ?

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