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Que veut la Russie ? - rapport de Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Une importante table ronde s’est tenue hier soir, lundi 1er septembre à Paris, sous les auspices du Dialogue Franco-Russe, pour tenter d’évaluer les solutions politiques à la crise en Ukraine, et sortir de la spirale de l’escalade.  Cette table ronde a réuni des responsables politiques de premier plan russes et des représentants des différentes forces politiques françaises, mais aussi des milieux d’affaires (Total, GDF-Suez), des milieux culturels et scientifiques.

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(Présentation des intervenants sur le blog de Jacques Sapir)

Les échanges, qui ont duré deux heures, ont permis de mesurer d’une part l’attachement réciproque à l’amitié franco-russe, mais aussi la commune préoccupation devant la tournure prise par les événements en Ukraine, et leurs conséquences sur la politique mais aussi sur l’économie européennes. La situation des populations civiles est dramatique. Il faut  ici signaler que, pour la revue américaine Foreign Policy, les bombardements de la population civile auxquels ont eu recours systématiquement les forces de Kiev pourraient être qualifiés de « crimes de guerre ». Les chefs d’entreprises présents ont insisté sur le caractère profondément destructeur, et politiquement injustifié, des sanctions réciproques (tant européennes que russes) qui ont été prises jusqu’à présent. Ces échanges se sont prolongés pendant plus de deux heures, et les responsables russes ont répondu aux questions des participants français. L’un des principaux thèmes a été, bien entendu, la position de la Russie dans cette crise.

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Ukraine: la Russie ne peut pas tout avoir - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : mon avis est partagé sur cet article. Il est vrai que si j'étais ukrainien, ou que si la France avait à faire avec une rébellion séparatiste ayant profité d'une période d'instabilité politique nationale pour lancer une insurrection, je serais le premier à exiger que l'armée nationale écrase les rebelles. J'ai donc le plus grand mal à condamner l'attitude du gouvernement de Kiev. Cependant, même si la présence de l'armée russe en Ukraine était avérée, contrairement à Nationaliste Jacobin, je ne m'associerai jamais à l'idée d'une intervention française au côté de l'Ukraine. Au passage, cette présence militaire russe ne fait plus grand mystère, puisque même les séparatistes ont reconnu que des "volontaires" russes étaient à leurs côtés. Et Moscou a une responsabilité sur ce fait, au même titre qu'il est de la responsabilité de la France d'empêcher des candidats au Jihad de quitter son sol pour la Syrie ou l'Iraq. Mais il n'en reste pas moins que l'Ukraine n'est pas notre alliée, et si elle entrait dans l'OTAN, il ne deviendrait que plus urgent que la France sorte de cette alliance. Et la Russie reste, elle, une alliée "naturelle" pour notre pays. Il est de surcroît peu probable que "l'impérialisme russe" s'étende au-delà du Donbass, la question du séparatisme pro-russe à Kharkov ou Odessa étant réglée, dans les flammes et le sang, depuis le printemps dernier.

Voilà quelques temps que je n'ai plus abordé la crise ukrainienne. Il faut dire que l'affaire est devenue très complexe : le rôle de Moscou est opaque, bien qu'apparemment il commence à s'éclaircir, et pas dans un sens rassurant ; la propagande et les manipulations émanent de tout côté, entre l'obsession russophobe de certains défenseurs de l'unité ukrainienne et la compassion douteuse des Russes pour les « pauvres civils » victimes du gouvernement « fasciste » de Kiev. Je rappelle aux dirigeants russes que, lorsque Bachar El-Assad a commencé à mitrailler ses opposants en Syrie, ils ne se sont guère émus. Quand Vladimir Poutine aujourd'hui déplore la « brutalité » des troupes loyalistes ukrainiennes, il se moque de nous. De manière générale, M. Poutine a semble-t-il décidé de nous prendre pour des imbéciles. Venir nous dire que des soldats russes, des parachutistes qui plus est (et non de simples gardes-frontière), se sont « égarés » par inadvertance en territoire ukrainien, c'est se payer notre tête. De la même façon, je ne sais pas ce qu'il y avait dans cet étrange convoi humanitaire, mais je note que les Russes ont refusé toute inspection fouillée des cargaisons et que la Croix-Rouge, qui devait initialement participer à l'opération, s'est trouvée étrangement écartée au moment crucial, pour « raisons de sécurité » susurre-t-on, alors que l'Ukraine s'est bien gardée de mitrailler le convoi, ce qui aurait procuré, tout le monde le sait, un casus belli idéal au Kremlin. Dieu sait que je ne suis pas foncièrement hostile à la Russie, une grande puissance avec laquelle je persiste à croire que nous pouvons avoir des intérêts convergents. Je me suis réjoui du redressement russe opéré par Poutine dans les années 2000, après le désastre des années Elstine. Je pense que la Russie a un rôle important à jouer dans l'équilibre des forces à l'échelle mondiale, notamment comme contrepoids à l'hégémonisme écrasant des États-Unis d'Amérique. Je conçois tout à fait que la Fédération de Russie défende ses intérêts vitaux, et cherche à maintenir ou renforcer son influence dans les pays voisins, dont beaucoup hébergent d'importantes populations russophones. De même, je comprends les inquiétudes de Moscou devant les progrès de l'OTAN en Europe centrale et orientale.

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Poutine a raison, mais... - par Valeurs & Actions Républicaines

Par Valeurs & Actions Républicaines, sur leur site 

L'ONU accuse les deux camps de se battre dans des zones habitées

Le ton monte contre la Russie au sujet de l'Ukraine.

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Les promesses non tenues de la révolution ukrainienne - sur le site d'O.Berruyer

Article du Monde repris sur le site d'Olivier Berruyer

Reprise d’un article du Monde

Selon son propre mot, Tetiana Tchornovol est une « star » de la révolution ukrainienne. De ses heures sombres, comme ce 25 décembre 2013 où cette journaliste spécialiste des affaires de corruption fut retrouvée dans un fossé, passée à tabac sur une route des environs de Kiev pour avoir publié, quelques heures plus tôt, des photos de la luxueuse résidence du ministre de l’intérieur d’alors. Star, elle le fut aussi après la fuite du président Viktor Ianoukovitch. Le 22 février, la foule de Maïdan acclamait le nom de la nouvelle responsable du « comité national de lutte contre la corruption ».

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A propos de la catastrophe aérienne d'Ukraine orientale - articles de Jacques Sapir

Suite au drame aérien ayant coûté la vie à près de 300 personnes, et mis rapidement à charge de la Russie ou des séparatistes du Donbass, voici les remarques et hypothèses de Jacques Sapir. En plus d'être économiste, le professeur de l'EHESS est également passionné des armes, non seulement des forces de l'ex-URSS, mais aussi de la Seconde Guerre Mondiale (voir le livre qu'il a dirigé "1940 : la France continue"). Le point de vue de Jacques Sapir est bien évidemment pro-russe, du moins hostile à Kiev, et ne revendique pas la perfection. Mais en ces temps d'enquêtes bâclées (comme celle sur l'attaque chimique de la Ghouta en août 2013), il est bon de prendre plusieurs points de vue, y compris ceux que les médias de masse ne diffusent pas et qui paraissent informés.

Pour commencer, voici des exemples d'arguments accusant les séparatistes du Donbass d'avoir détruit l'avion, paru dans Le Point du 18 juillet 2014

Ci-dessous, le premier article sur ce sujet dans le blog Russeurope. Et voici pour la suite. Et encore un article là.

La destruction du vol MH17 de la Malaysian Airlines le 17 juillet a suscité une intense et justifiée émotion. Les revendications et accusations contradictoires se sont succédées. Les informations disponibles pour le grand public sont extrêmement fragmentaires. On peut, cependant remarquer certaines incohérences dans la mise en cause, du côté des gouvernements de l’OTAN et de la presse de ces pays des insurgés ukrainiens.

Un chose semble (mas nous verrons qu’elle n’est pas certaine) acquise, c’est que la destruction du Boeing 777 de la Malaysian Airlines est due à un missile Sol-Air. Il faut alors rappeler quelques faits de base concernant ces missiles. Leur portée et l’altitude qu’ils peuvent atteindre dépendent de l’énergie contenue dans le combustible de leur moteur fusée. Mais, cette portée et cette altitude dépendent aussi des caractéristiques de leur cible potentielle. Face à un avion rapide la portée sera plus faible que face à un avion lent. A contrario, un avion lent sera plus vulnérable à une certaine altitude qu’un avion rapide. 

I. De quelles armes disposent les insurgés des régions Est de l’Ukraine ?

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L’interview de Vladimir Poutine en version intégrale : le scandale des coupes de TF1 - par Olivier Berruyer

Par Olivier Berruyer, sur son site

Voici la transcription de l’interview de Poutine d’hier. C’est la traduction de la version intégrale issue du site du Kremlin (ou ici en russe, ou ).

En effet, pour faire tenir cette interview de 41 minutes en 24 minutes, TF1 a sabré largement dans certaines parties. Comme il a été décidé de couper des éléments essentiels sur la Crimée, l’opposition dans les médias français, et de laisser des propos sans intérêts genre sur la langue qu’il utilise avec Hollande, le mot censure me semble adapté – vu qu’il y a rétention d’informations importantes qui éclaireraient le public français. Et je reviendrais sur la faute inacceptable de traduction quand il parle d’Hillary Clinton.

Ceci étant, reconnaissons qu’il est salutaire que TF1 et Europe1 aient interviewé Vladimir Poutine…

Tout est donc traduit ici – les passages censurés sont en exergue – à vous de voir s’ils méritaient de l’être…

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Guerre civile en Ukraine - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : je suis assez d'accord avec Jacques Sapir, sur l'idée qu'il aurait fallu tout faire pour maintenir l'unité de l'Ukraine, quitte à passer à la fédéralisation du pays. J'avais déjà écrit il y a trois mois que le rattachement de la Crimée à la Russie n'était pas forcément une bonne idée, même du point de vue russe. Il est cependant tout aussi vrai que le régime en place à Kiev depuis le 22 février était illégal, et donc qu'aucune province du pays n'avait de raison de se montrer loyale vis-à-vis d'un pays dont la base légale, sa constitution, était de facto suspendue.

Depuis le 25 mai, l'Ukraine a un président difficilement contestable, Petro Poroshenko, via une élection qui s'est déroulée sur 90% du pays et 80% de la population (sur ce point, mon avis diffère donc de celui de J.Sapir). Réjouissons-nous au passage du score médiocre de l'égérie de l'OTAN Timochenko (<13%), et de ceux misérables de Svoboda et Pravy Sektor...sans oublier les 8% d'Oleg Lyashko. A l'inverse, les referenda de Donetsk et Lugansk, malgré les succès populaires qu'ils paraissent être, sont entâchés de nombreuses fraudes. Une reprise des négociations sur une Ukraine fédérale serait donc une possible sortie de crise. Une telle Ukraine serait certes un Etat faible, mais il suffit de voir la géographie et la démographie ce pays pour comprendre que c'est à terme inévitable.

Quant aux combats, il m'est difficile de fournir un jugement arrêté. Même si je préfererais bien sûr qu'il n'y ait aucun mort, je ne peux cependant condamner les offensives de l'armée ukrainienne, sans aussitôt penser que si une région de France proclamait sa sécession de façon irrégulière, je serai le premier à vouloir que l'armée française reprenne le terrain, quelque soient les imperfections du gouvernement français. De plus, je ne m'associe pas à la comparaison que J.Sapir fait entre les actions de l'armée de Kiev et les répressions de Kadhafi ou des Assad. Ces derniers ne combattaient pas une sécession régionaliste, mais supprimaient une contestation de leurs régimes autocratiques. Je rejoins cependant l'économiste sur le fait que les affrontements récents dans l'Est ukrainien et les dizaines de morts (au moins) qu'ils ont provoqué pourraient bien nous avoir fait atteindre une situation de non-retour par rapport aux négociations que j'évoquais précédemment.

Les évènements en Ukraine orientale depuis le 25 mai ont donné tristement raison à ceux qui prédisaient le déclenchement d’une guerre civile. Il n’est pas un jour sans que l’on ait des nouvelles très inquiétantes de ce qui se passe dans ces régions, sans que l’on annonce des morts, que ce soit au sein des insurgés, de la population civile – qui paye un lourd tribut – ou parmi les forces du gouvernement de Kiev. L’emploi par le gouvernement de Kiev de moyens militaires importants, hélicoptères de combat, avions à réaction qui ont bombardé la ville de Slaviansk le 2 juin (ce qui a été confirmé par l‘OSCE), voire de lance-roquettes d’artillerie, est tout particulièrement à noter. Il y a de cela près de trois ans, les gouvernements occidentaux – dont le gouvernement français – s’étaient émus de l’emploi de ce type d’arme dans la guerre civile en Syrie. Plus avant, lors de la guerre civile en Libye, l’argument du massacre des populations civiles avait été employé pour justifier ce qu’il faut bien appeler une intervention militaire. Il est frappant de constater le silence assourdissant de ces mêmes gouvernements alors que le gouvernement de Kiev utilise exactement les mêmes forces contre les insurgés.

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Sarkozy et l’Europe: moi et le néant - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

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Dans le numéro 2175 du magazine Le Point, l’ex-Président Nicolas Sarkozy vient de faire paraître un long article sur l’Europe, qui complète et répond à la tribune que le Président François Hollande avait fait paraître dans le journal Le Monde[1]. Cette tribune, après un plaidoyer  pro Domo sur l’identité française (mais qui doute donc de celle de M. Sarkozy ?), s’articule autour de 5 points.

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Russie : Dans la tête de Vladimir Poutine - débat avec J.Sapir

Voir sur le site de Jacques Sapir L’émission sur Mediapart à laquelle  [Jacques Sapir a] participé avec François Daucé et Jean-Robert Raviot du mercredi 14 mai est visionnable soit sur le site de Médiapart soit sur dailymotion.

Overlord et Bagration - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Les célébrations du 69ème anniversaire de la Victoire sur l’Allemagne (9 mai) annoncent celles du 70ème anniversaire du débarquement de Normandie. L’attention des médias comme celle du public va donc être focalisée sur le rôle des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne et sur une bataille qui, si elle eut une importance considérable pour la France, doit être resituée dans son contexte de l’époque. Un livre récent de Jean Lopez, Opération BAGRATION – La revanche de Staline, permet de relativiser utilement les combats qui ont eu lieu sur les plages de Normandie. Ce livre s’inscrit d’ailleurs dans un ensemble dont 4 autres ouvrages ont été publiés. Ce travail de fond place Jean Lopez parmi les meilleurs spécialistes de l’Armée Rouge et des combats de 1941 à 1945.

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Pourquoi la crise ukrainienne ? - par V.A.R.

Par Valeurs & Actions Républicaines, sur leur site

2014 restera l'année de la crise en Ukraine.

Un gouvernement "pro-russe" a cédé la place à un gouvernement "pro Union Européenne", les puissances extérieures s'opposent sur le destin d'un des pays les plus grand et les plus stratégique de l'Europe.

Pourquoi une telle crispation ? Qui a l'avantage ? Avec quels risques pour l'avenir des relations internationales ?

En 2004 déjà une "révolution" chassait les pro-russes

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Ukraine: Négociations ou Confrontation - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

La carte des langues par oblast (région) d'Ukraine correspond également à celle des régions les plus séparatistes...

La situation  dans l’Est de l’Ukraine devient chaque jour plus dangereuse et l’on a sentiment que le pays glisse lentement vers la guerre civile. C’est dans ces conditions que s’ouvrent normalement aujourd’hui, jeudi 17 avril, les négociations à Genève entre Russes, Ukrainiens, l’Union Européenne et les Etats-Unis.  Une partie de la population de l’Est de l’Ukraine exprime simplement sa défiance face au gouvernement issu de la « révolution » de Maidan. Une autre partie exprime publiquement son souhait de rejoindre la Russie.  Des extrémistes occupent des bâtiments publics et le gouvernement de Kiev menace de recourir à la force. On peut noter que les « milices » qui se sont manifestées dans les événements de Maidan,  et qui sont très largement composées de militants d’extrême-droite dont certains n’hésitent pas à afficher leurs sentiments pronazis, menacent d’aller dans l’est du pays. Nous sommes, et il faut le dire clairement, à la limite de la guerre civile.

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Leak de Ioulia Timochenko : “Il est temps de prendre nos armes et d’aller tuer ces maudits russes” - par Olivier Berruyer

Par Olivier Berruyer, sur son site

Voir aussi l'article de DeDefensa sur le même sujet.

“Amusant” : le fond ne me surprend pas, je suis juste étonné que les gens n’aient pas encore compris qu’ils sont écoutés (au moins, ça a un avantage pour nous…)

(passez à la partie 2 si vous êtes pressés, c’est le fait croustillant du mois)

Qui est Ioulia Timochenko ?

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L’UPR demande que Laurent Fabius soit démis de ses fonctions de ministre des Affaires étrangères

Par l'UPR, sur son site

Commentaire de Pablito Waal : presque entièrement d'accord avec l'UPR, sauf sur le cas syrien. En effet, la Coalition Nationale Syrienne reconnue par la France comme gouvernement légitime de la Syrie fin 2012 n'a jamais compté par ses rangs les forces jihadiste et terroristes telles que l'Etat Islamique du Levant ou le Jabhat Al-Nusra, qui sont au coeur des affrontements inter-rebelles que pointe l'UPR. D'ailleurs, pour aller au plus simple, cette Coalition a en fait fort peu de représentativité sur les combattants de terrain en Syrie.

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Depuis son entrée en fonction au Quai d’Orsay, Laurent Fabius a multiplié, à une cadence sans équivalent dans notre histoire contemporaine, les fautes diplomatiques de débutant et les erreurs de jugement les plus graves.

Sa politique, consistant à s’aligner systématiquement sur les positions dictées par les États-Unis dans tous les domaines, a pour effet de saboter comme à dessein tous les intérêts diplomatiques, moraux, économiques et industriels de la France.

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Référendum en Crimée - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

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Comment dénoncer la sécession criméenne, si l'on a accepté celle du Kosovo ?

Les résultats du référendum ont confirmé la volonté d’une majorité de la population de la Crimée de rejoindre la Russie. Ils ont aussi confirmé l’incapacité des dirigeants, qu’ils soient français ou de l’UE et des Etats-Unis, de saisir la nature de ce vote. On rappelle donc dans le texte qui suit quelques points d’importance.

1.La Crimée fut attribuée administrativement de la Russie à l’Ukraine dans le cadre de l’URSS en 1954. Ceci ne fit l’objet d’aucun vote des populations concernées. Lors de la dissolution de l’URSS en 1991, il fut admis que la Crimée resterait dans l’Ukraine, moyennant la reconnaissance de son statut de république autonome et le respect de la constitution.

2. Il y a eu, à la suite de 21 février 2014, une interruption de l’ordre constitutionnel en Ukraine. Ceci est reconnu par les pays occidentaux qui qualifient le gouvernement de « révolutionnaire ». Ceci découle surtout du fait que nulle autorité qualifiée (la Cour Constitutionnelle étant dissoute par le nouveau pouvoir) n’a constaté la vacance du pouvoir. Le nouveau gouvernement est d’ailleurs loin de représenter tous les Ukrainiens, comme on aurait pu s’y attendre logiquement. C’est donc une autorité de fait.

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Ukraine: à l'Est, rien de nouveau - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

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Anton I. Ivanov, Passage de Nikolaï Vassiliévitch Gogol sur le fleuve le Dniepr, 1845

L'invariable Dniepr...

Lire les éditoriaux sur l’Ukraine aujourd’hui, c’est faire un voyage dans le temps. Prenons celui de Nathalie Nougayrède publiè dans Le Monde du 7 mars 2014 : « Quelles leçons tirer à ce stade de la spectaculaire crise surgie au cœur du continent européen, en Ukraine, longtemps ce « fantôme de l’Europe », selon une expression de l’ancien dissident Léonide Plioutch ? La diplomatie russe est un formidable rouleau compresseur avançant sans relâche, dans le style Gromyko des années 1970 (…) ». Quelques jours auparavant, le grand quotidien du soir avait publié plusieurs dessins de Plantu montrant Poutine arborant la faucille et le marteau. Le communisme a beau être mort, son fantôme semble toujours hanter les rêves des anticommunistes.

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Pourquoi Moscou n’est pas la Nouvelle Rome - par Spirale Zone

Par Spirale Zone, sur leur site

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En ces temps d’impopularité hollandienne maintes gens rêvent de situations meilleures et, malheureusement, seraient prêts à sacrifier toutes leurs libertés pubiques ( déjà qu’il y en a plus trop!) pour que tout aille mieux selon-eux. Aux derniers événements internationaux, le putsch en Ukraine suivi d’une possible sécession de la Crimée Russophone, nous lisons sur de nombreux fils de l’admiration pour Vladimir Poutine et si dans de nombreux cas il faudrait y voir de la défiance envers une structure étatique corrompue. "

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Une solution raisonnable pour l’Ukraine - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

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En réaction à me dernière note[1], La Crimée et le Droit, Steve Ohana[2] m’a posé la question de savoir qu’est-ce qu’un gouvernement ukrainien « raisonnable » devrait faire pour éviter l’explosion du pays. Je le rappelle, je considère qu’une telle explosion serait la pire des solutions tant pour les pays européens que pour la Russie[3]. Écrivant cela, je suis pleinement conscient que les acteurs politiques évoluent dans un monde de représentations qui peut diverger assez largement des réalités. Ce n’est donc pas parce qu’une solution apparaît « rationnellement » correspondre aux intérêts qu’elle sera adoptée. Pourtant, je persiste à croire qu’il est de l’intérêt du pouvoir en Ukraine d’aboutir à une situation qui soit acceptable par tous et qui préserve une Ukraine unie et indépendante. Énonçons donc les conditions minimales :

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La guerre de Crimée aura-t-elle lieu? - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Je reviens sur la crise ukrainienne, dont l’épicentre, qui se situait à Kiev jusqu’à la chute du président Viktor Ianoukovitch, s’est à présent déplacé de plusieurs centaines de kilomètres vers le sud, dans la péninsule de Crimée, sur les bords de la Mer Noire. Historiquement et linguistiquement, la Crimée est probablement la moins ukrainienne des régions d’Ukraine : près de 60 % des habitants sont russes (ethniquement, mais pas forcément au sens juridique), la grande majorité est évidemment russophile, et la région compte une importante minorité musulmane, celle des Tatars de Crimée. Bien que majoritairement russophones, les Tatars semblent globalement hostiles à un éventuel rattachement de la Crimée à la Russie. Certains d’entre eux commenceraient même à fuir vers le reste de l’Ukraine.

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Source: actualités Orange

 

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Le coup d'état ukrainien - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

Dans un billet de 2008, j'avais raconté les réjouissances annuelles des anciens SS ukrainiens, enchantés d'être dans l'un des seuls pays au monde où l'on peut encore pavoiser l'espace public avec des drapeaux nazis, et pas pour le tournage d'un film, juste pour se remémorer le bon vieux temps :

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 L'année d'avant, j'étais tombé sur une carte tirée du site de l'Elysée, qui intégrait l'Ukraine dans l'UE :

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