USA

Donald Trump, un candidat républicain normal

Resultats par comte us 2017

Addendum : cet article a été écrit peu après l'élection, plusieurs semaines avant que le dépouillement des bulletins ait été terminé. Je ne savais pas, à ce moment-là, que Hillary Clinton aurait 2.8 millions de voix d'avance sur Trump au final, ce qui ne changea rien aux nombres de Grands Electeurs, électeurs qui désignèrent bel et bien Donald J. Trump comme nouveau président le 19 décembre 2016. Le bémol que l'on pourrait mettre à l'une des affirmations de l'article, est que Clinton, en nombre absolu, n'a pas eu vraiment moins de voix en 2016 (65 millions) qu'Obama en 2012 (le même chiffre, quasiment). Mais la population américaine inscrite a nettement augmenté en 4 ans, et en proportion des suffrages exprimés, la sénatrice de New York a bien perdu trois points en 2016 par rapport au président sortant en 2012 (48% contre 51%). Tandis que Trump, loin de progresser, et encore moins de faire un "raz-de-marée" comme cela est souligné par cet article, a fait un score moins élevé que Mitt Romney (46% contre 47%), mais gagna là où il le fallait, dans les "états-clés", à population blanche et ouvrière. Les conclusions de cet article, sur la relativité du succès républicain et la tendance démographique favorable aux démocrates, sont donc préservées.

La victoire de Donald J. Trump (en nombre de grands électeurs, mais pas de voix) dans l’élection du 8 novembre 2016 a généré deux récits dominants. Le premier est celui de ses adversaires : le candidat Trump, raciste, misogyne, islamophobe, démagogue, aurait gagné en rassemblant les hommes blancs frustrés, incultes, haineux, repliés sur eux-mêmes et aigris. Aucune femme, aucun hispanique disposant d’un peu de conscience n’aurait pu voter pour lui. Et il en aurait été de même pour toute personne ayant un peu d’éducation.

Le second est celui de ses partisans : l’entrepreneur Trump aurait défié les politiciens professionnels, d’abord ceux de son parti, puis ceux du parti démocrate, en prenant la défense des oubliés de la mondialisation, des gens modestes, des ouvriers menacés par la concurrence étrangère, et aurait ainsi vaincu un parti démocrate arrogant et coupé de la population.

Tout n’est pas faux dans ces deux récits. Mais les sondages à la sortie des urnes (“exit polls”) publiés par le New York Times, et permettant la comparaison rétrospective jusqu’à 1972, montrent autre chose. Ce qui frappe dans la répartition du vote Trump entre les différents segments démographiques, c’est... sa grande normalité par rapport aux scores des autres candidats républicains depuis Reagan.

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Ukraine: la Russie ne peut pas tout avoir - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : mon avis est partagé sur cet article. Il est vrai que si j'étais ukrainien, ou que si la France avait à faire avec une rébellion séparatiste ayant profité d'une période d'instabilité politique nationale pour lancer une insurrection, je serais le premier à exiger que l'armée nationale écrase les rebelles. J'ai donc le plus grand mal à condamner l'attitude du gouvernement de Kiev. Cependant, même si la présence de l'armée russe en Ukraine était avérée, contrairement à Nationaliste Jacobin, je ne m'associerai jamais à l'idée d'une intervention française au côté de l'Ukraine. Au passage, cette présence militaire russe ne fait plus grand mystère, puisque même les séparatistes ont reconnu que des "volontaires" russes étaient à leurs côtés. Et Moscou a une responsabilité sur ce fait, au même titre qu'il est de la responsabilité de la France d'empêcher des candidats au Jihad de quitter son sol pour la Syrie ou l'Iraq. Mais il n'en reste pas moins que l'Ukraine n'est pas notre alliée, et si elle entrait dans l'OTAN, il ne deviendrait que plus urgent que la France sorte de cette alliance. Et la Russie reste, elle, une alliée "naturelle" pour notre pays. Il est de surcroît peu probable que "l'impérialisme russe" s'étende au-delà du Donbass, la question du séparatisme pro-russe à Kharkov ou Odessa étant réglée, dans les flammes et le sang, depuis le printemps dernier.

Voilà quelques temps que je n'ai plus abordé la crise ukrainienne. Il faut dire que l'affaire est devenue très complexe : le rôle de Moscou est opaque, bien qu'apparemment il commence à s'éclaircir, et pas dans un sens rassurant ; la propagande et les manipulations émanent de tout côté, entre l'obsession russophobe de certains défenseurs de l'unité ukrainienne et la compassion douteuse des Russes pour les « pauvres civils » victimes du gouvernement « fasciste » de Kiev. Je rappelle aux dirigeants russes que, lorsque Bachar El-Assad a commencé à mitrailler ses opposants en Syrie, ils ne se sont guère émus. Quand Vladimir Poutine aujourd'hui déplore la « brutalité » des troupes loyalistes ukrainiennes, il se moque de nous. De manière générale, M. Poutine a semble-t-il décidé de nous prendre pour des imbéciles. Venir nous dire que des soldats russes, des parachutistes qui plus est (et non de simples gardes-frontière), se sont « égarés » par inadvertance en territoire ukrainien, c'est se payer notre tête. De la même façon, je ne sais pas ce qu'il y avait dans cet étrange convoi humanitaire, mais je note que les Russes ont refusé toute inspection fouillée des cargaisons et que la Croix-Rouge, qui devait initialement participer à l'opération, s'est trouvée étrangement écartée au moment crucial, pour « raisons de sécurité » susurre-t-on, alors que l'Ukraine s'est bien gardée de mitrailler le convoi, ce qui aurait procuré, tout le monde le sait, un casus belli idéal au Kremlin. Dieu sait que je ne suis pas foncièrement hostile à la Russie, une grande puissance avec laquelle je persiste à croire que nous pouvons avoir des intérêts convergents. Je me suis réjoui du redressement russe opéré par Poutine dans les années 2000, après le désastre des années Elstine. Je pense que la Russie a un rôle important à jouer dans l'équilibre des forces à l'échelle mondiale, notamment comme contrepoids à l'hégémonisme écrasant des États-Unis d'Amérique. Je conçois tout à fait que la Fédération de Russie défende ses intérêts vitaux, et cherche à maintenir ou renforcer son influence dans les pays voisins, dont beaucoup hébergent d'importantes populations russophones. De même, je comprends les inquiétudes de Moscou devant les progrès de l'OTAN en Europe centrale et orientale.

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L’état des infrastructures aux USA - par Olivier Berruyer

Par Olivier Berruyer, sur son site

Pour faire suite au billet sur le cancer du béton, je vous propose aujourd’hui une étude des infrastructures américaines, dont la dégradation est inquiétante.

L’American Society of Civil Engineers (ASCE) (« Société américaine de génie civil », représentant 140 000 ingénieurs), publie régulièrement un très intéressant diagnostic des infrastructures américaines depuis 1988. en voici la synthèse en graphiques :

infrastructures usa états-unis

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L'amende BNP-Paribas : presque un demi-plan Marshall - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

http://s2.lemde.fr/image/2014/06/03/534x267/4431175_3_433b_les-epreuves-de-sciences-economiques-et_51856e8f99eb0adf9045a2bdcc53f17a.jpg

L'amende infligée par les Etats-Unis à BNP Paribas est grotesque. A un point tel que les officiels français commencent à froncer un demi-sourcil : que coule l'industrie du pays passe encore (que PSA soit interdit de vendre des véhicules en Iran juste au moment où GM y remet les pieds), mais si l'Inspection des finances est accrochée, là c'est grave.

Christophe de Margerie (qui n'est pas un officiel mais à ce niveau chez Total on n'est pas non plus un quidam) suggère que le pétrole pourrait être payé en euros. Sapin s'inquiète du rôle illégitime que confère au dollar cette décision (lire un article de solidarité et progrès auquel renvoie mon moteur de recherche préféré, en réponse à une requête sur la réaction française amende BNP Paribas. Merci de ne pas penser qu'il s'agit d'une suggestion d'adhésion. Les infos originales sont parues dans le FT de toute façon, ce ne sont pas des élucubrations).

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Printemps 2014 : des nouvelles du marché transatlantique (revue de presse) - par Magali Pernin

Par Magali Pernin, sur Contre la Cour

TTIP printemps 2014Ignacio Garcia Bercero et Dan Mullaney, chefs négociateurs européens et américain, lors du cinquième cycle de négociations

Lundi, alors que les français célébreront la fête nationale, les négociateurs européens et américains se réuniront pour un sixième tour de négociations visant à l’écriture d’un accord de commerce transatlantique.

Au cours de celui-ci, les négociateurs poursuivront leurs discussions sur des questions telles que le commerce des biens et services, les questions de réglementation, les marchés publics, la protection de l’environnement et du droit du travail, l’énergie et les matières premières, ainsi que les opportunités offertes aux les petites et moyennes entreprises.

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28 Juin 2014 – Il y a 100 ans, l’attentat de Sarajevo entraînant l’Europe dans la 1ère Guerre mondiale. Quelles leçons en tirer ? - par l'UPR

Par l'UPR, sur son site

Commentaire de Pablito Waal : cet article de François Asselineau est très contestable sur ses conclusions et comparaisons entre la situation de 1914 et l'actualité. Mais la critique de "l'UE qui nous protège des guerres" est valable.

10340142 740338812671158 5768502130060583598 n 28 Juin 2014   Il y a 100 ans, lattentat de Sarajevo entraînant lEurope dans la 1ère Guerre mondiale. Quelles leçons en tirer ?

Alors que la voiture de François-Ferdinand est immobilisé, un terroriste surgi de la foule saisit l’occasion qui lui est ainsi offerte pour tirer presque à bout portant deux coups de revolver sur les deux conjoints. Ce dessin est extrait du journal français  » Le Petit Journal » daté du 12 juillet 1914.

Il y a 100 ans jour pour jour – le 28 juin 1914 -, le nationaliste serbe de Bosnie Gavrilo Princip assassinait à Sarajevo (Bosnie) l’héritier de l’Empire austro-hongrois, l’archiduc d’Autriche François-Ferdinand ( de son vrai nom Franz Ferdinand von Österreich-Este ), et son épouse Sophie Chotek de Chotkowa et Woguin, duchesse de Hohenberg.

Même si cet assassinat ne fut évidemment pas la seule raison du conflit qui allait embraser l’Europe, il n’en fut pas moins l’élément déclencheur de la Première Guerre mondiale.

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Hollande débarque... - par Descartes

Par Descartes, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : tout n'est pas parfait dans cet article - pourtant fort utile. Descartes dit que les conscrits n'ont pas vraiment de culpabilité quand ils se battent pour une mauvaise cause; ils ont au moins la responsabilité de penser à déserter. De plus, le soutien (passif) des Américains à Hitler tant qu'il gagnait la guerre sur le front Est est une idée vraiment discutable : le prêt-bail accordé à l'URSS dès la fin de 1941 ne cadre pas vraiment avec cette supposition, et il n'aurait pas été dans l'intérêt de Washington d'avoir une Allemagne victorieuse et toute-puissante en Europe puis Eurasie, alors que les américains combattaient le Japon.

Plus laids que les euros : les Francs-AMGOT, heureusement jamais entrés en vigueur

« Les peuples qui oublient leur passé sont condamnés à le revivre », disait Ghandi. Ce que le sage hindou a omis c’est d’indiquer le sort des peuples qui, sous prétexte de maintenir vivante la mémoire, transforment leur histoire suivant les canons hollywoodiens jusqu’à en faire une présentation digne d’un film de Walt Disney. Voilà les réflexions qui m’ont assailli en regardant les reportages des cérémonies du 70ème anniversaire du débarquement anglo-américain sur les plages normandes.

Le débarquement de Normandie fait partie des épisodes de la IIème guerre mondiale les plus mythifiés. Du « jour le plus long » à « il faut sauver le soldat Bryan », Hollywood a prêté sa plume et sa caméra complaisante au mythe, ce même mythe qu’on retrouve dans la bouche de notre président. Celui du « bon » GI sacrifiant sa vie pour « libérer l’Europe », celui d’une bataille titanesque qui aurait « décidé du sort du continent », et ainsi de suite. Nous sommes supposés être éternellement reconnaissants à ces soldats qui sont venus nous libérer. Mais cette image d’Epinal occulte un certain nombre de vérités qu’il faut connaître si l’on veut comprendre la suite. Alors, on va essayer de rétablir ces vérités.

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L’Accord sur le commerce des services (TISA) : l’autre traité que l’Union européenne négocie avec les Etats-Unis - par Magali Pernin

Par Magali Pernin, sur Contre la Cour

L’opinion publique semble de plus en plus au fait des négociations actuelles entre les Etats-Unis et l’Union européenne pour la conclusion d’un vaste accord de libre échange.

Beaucoup moins nombreux sont ceux qui ont connaissance de l’Accord sur le commerce des services que la Commission européenne négocie avec nos partenaires américains ainsi que 21 autres Etats.

C’est à l’occasion de la reprise des négociations aujourd’hui à Genève, en marge de l’Organisation mondiale du commerce, que j’ai pris connaissance de ce projet d’accord, plus généralement nommé par son acronyme « TISA » pour Trades in Services Agreement.

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Le RDIE : la bombe à retardement démocratique du traité transatlantique - par Laurent Pinsolle

 
Commentaire de Pablito Waal : le juridisme contre la démocratie...
 
 
Dans son livre consacré à l’accord transatlantique, Danièle Favari donne toutes les raisons pour s’y opposer. Et par-delà les risques sanitaires et le fait de servir les multinationales, il y a un mécanisme peu connu mais révoltant, survivance du défunt AMI, les RDIE, ces tribunaux qui asservissent les démocraties.
Le RDIE, qu-est-ce que c’est ?
Le RDIE (Règlement des Différends entre Investisseurs et Etats), ou ISDS en anglais (Investor-State Dispute Settlement) est « un mécanisme d’arbitrage privé entre les investisseurs et les Etats qui se substituerait aux juridictions existantes, permettant ainsi aux investisseurs privés de s’affranchir de toutes les lois et, de contourner les décisions qui leur seraient gênantes et de sanctifier la privatisation du pouvoir législatif ». Les Etats et les Parlements ne peuvent rien contre ces jugements. 6514 cas ont été soumis en 2012. Danièle Favari note que « 15 arbitres ont décidé de 55% de tous les litiges connus » et que « les revendications des Investisseurs ont été acceptées dans 70% des décisions arbitrales connues en 2012 », avec 1,77 milliards de dollars d’indemnité à Occidental contre l’Equateur.

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La Russie du mauvais côté de l'Histoire - par Fabrice Fassio

Par Fabrice Fassio

http://www.populationdata.net/images/cartes/articles/langue_russe.jpg

Comment cela, cette carte n'est pas tout à fait exacte...?

(il s'agit d'une carte des pays - en rouge - où la langue russe est officielle [l'Ukraine devrait en faire partie], ou courante en rose. Mais cette carte traduit assez bien la proximité du Bélarus et du Kazakhstan vis-à-vis de la Russie.)

Dirigeants, hommes d'affaires et chefs des médias occidentaux s'interrogent avec inquiétude sur la voie que suit la Russie contemporaine. Le Président des Etats-Unis vient d'ailleurs de l’affirmer : la Russie se trouve du mauvais côté de l'Histoire. Etrange idée selon laquelle l'Histoire aurait des côtés ! Enfin bref, le jugement du Président serait corroboré par de nombreux faits, dont celui-ci : la Russie chercherait à reconstituer un bloc semblable à l'ancienne Union soviétique, cet empire du Mal qui avait donné tant de fil à retordre à Ronald Reagan . Je souhaiterais proposer au lecteur un bref article centré sur cette question d'un bloc nouveau. Je précise que ma réflexion est basée sur les travaux fondamentaux du philosophe et sociologue russe : Alexandre Zinoviev, disparu en 2006.

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Aux États-Unis, la relocalisation d'Apple n'est-elle qu'un mirage ? - par L'Espoir

Par Theux, sur le site de l'Espoir

Les dernières performances économiques des États-Unis et les récents chiffres indiquant que l’emploi salarié repartirait à la hausse dans le secteur industriel, laissent imaginer la possible fin du phénomène de désindustrialisation au pays de l’Oncle Sam. L’idée est d’autant plus forte que des entreprises emblématiques comme Caterpillar, Apple ou General Electric ont suivi cette direction. Les États-Unis sont-ils à l’aube d’un nouvel âge d’or industriel ou ne s’agit-il que d’un feu de paille appelé à s’éteindre prochainement ?

À la fin de l’année 2012, Tim Cook, PDG d’Apple, crée la sensation en annonçant la relocalisation aux États-Unis d’une partie de la production de son entreprise. Ce communiqué fait l’effet d’une bombe chez la plupart des observateurs qui sont partagés entre l’opération de communication et le développement d’une véritable stratégie industrielle. Il est vrai qu’à première vue la stratégie d’Apple peut paraître déroutante. Comment ce géant industriel, qui fonde une grande partie de sa compétitivité sur la qualité de ses sous-traitants à l’étranger, peut-il aujourd’hui changer son fusil d’épaule ?

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Bilan financier de l’Etat fédéral et de l’économie américaine : les apparences sont trompeuses - par Onubre Einz

Par Onubre Einz, sur le site d'Olivier Berruyer

Source : Maison-Blanche

Nous faisons une courte infographie sur la dette fédérale et le rôle qu’elle joue dans la croissance américaine. Nous avons établi nos calculs sur la base de diverses sources américaines afin de montrer que les présentations officielles doivent être prises avec prudence.  Une réflexion critique, utilisant les données disponibles, modifie le discours lénifiant tenu sur la consolidation de la reprise en cours et le recul de l’endettement public américain.

Ce papier montera à quel point la reprise dépend encore des déficits publics. Il rendra justice à la thèse d’une baisse historique de l’endettement public fédérale en 2013. En soutenant cette thèse, les observateurs ont en effet oublié de noter que la FED s’était mise à financer la construction en achetant chaque mois 40 Md de $ de créances immobilières titrisées des agences américaines (RMBS de Fannie Mae et Ginnie Mae) ; elle a ainsi pris le relais dès l’automne 2012 d’un trésor allant la crise de la dette de 2013. La prise en considération de telles sommes modifie la donne financière : ce n’est plus le déficit fédéral qu’il faut examiner, c’est le déficit cumulé du Trésor et de la FED quand il se donne la main et/ou se passe le relais du soutien de l’économie.

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Euro : Questions fréquemment posées - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : encore un article contre l'euro, mais cette FAQ est un bon arsenal contre les réponses bateaux des partisans de l'Autre Europe.

Voir la seconde partie ici.

http://us.123rf.com/400wm/400/400/3quarks/3quarks1010/3quarks101002650/8118230-visualisation-numerique-d-39-une-piece-d-39-un-euro-casses.jpg

Le débat sur une sortie, ou sur dissolution, de l’Euro suscite un certain nombre de questions qui reviennent de manière récurrente. On en aborde dans la note qui suit quelques unes de ces dernières afin de clarifier ce débat.

1-Différence entre dépréciation et dévaluation de la monnaie.

Ces deux termes sont aujourd’hui employés de manière synonyme. Ils renvoient pourtant à des réalités un peu différentes.

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Arabie Saoudite, le royaume infernal - par Valeurs & Actions Républicaines

Par Valeurs & Actions Républicaines, sur leur site

Commentaire de Pablito Waal : voir aussi l'article du Cercle des Volontaires, sur le livre de René Naba concernant le même sujet (et presque le même titre).

Des criminels yéménites (?) décapités et exposés publiquement en Arabie Saoudite. Source : France24

Au sud rien de nouveau !

L'Arabie Saoudite est un pays musulman atypique. En effet, il est d'une richesse pétrolière importante, abrite les deux "lieux saints" de l'Islam mais surtout professe un islam bien différent de l'Islam habituellement pratiqué dans les autres pays musulmans.

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Etats-Unis : avis de croissance confirmé - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : pour finir l'année, et puisque le site de l'ARSIN est un site de débat, voici une nouvelle qui a priori contredit ce qui a été écrit dans l'article sur le déclin de la croissance sous le capitalisme. Cependant, il faut regarder à long terme : les USA sortent (peut-être) de plusieurs années de faible croissance, et de relance monétaire plus que massive. Laurent Pinsolle (qui, par ailleurs, a annoncé que son blog allait devenir collectif) pense lui-même que ce sursaut sera temporaire.

Je vous souhaite, chers lecteurs, une bonne année 2014.

2014, année de la reprise ?

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Loin des urnes, citoyens ! - par Pablito Waal

2014 sera, en France, l’année de deux convocations électorales : les municipales et les européennes. Pour ces dernières, des prédictions parues en Octobre nous agitent une fois de plus que le Front National risque de passer la barre des 20% et même de devenir le premier parti du pays. Une annonce que j’accueille avec scepticisme, tant l’épouvantail lepéniste a servi tant de fois, crédité de performances surprenantes, par exemple pour la dernière présidentielle, pour laquelle il devait déjà faire plus de 20%. Une autre raison de mon scepticisme est que les élections européennes sont traditionnellement un moment de forte abstention de l’électorat lepéniste, peu enthousiaste de dépêcher des représentants dans un Parlement dont il se soucie peu, voire dont il conteste l’existence même, tout comme le fait l’auteur de ces lignes.

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Chine: le leader historique de l'économie mondiale veut retrouver sa place - par le site l'Espoir

Par Theux, sur le site L'Espoir

Commentaire de Pablito Waal : très bon article de Theux, même si la description de la Chine comme économie "néolibérale" sans la démocratie est imparfaite : la Chine est loin d'être un pays libéral, par sa monnaie, son système bancaire, sans même parler de son protectionnisme sur lequel l'auteur fait une comparaison peut flatteuse pour l'Europe. En revanche, il note bien la probable surestimation de la croissance chinoise, ce qui rejoint l'article récemment posté par votre serviteur sur le capitalisme.

Le vent de l’histoire souffle dans le dos de la Chine et il est très probable qu’elle retrouve bientôt sa place de leader économique mondial. Sa ligne historique supérieure à 20 % du PIB global pourrait même être dépassée. Pour cela, il lui sera nécessaire de changer de modèle et de ne plus compter uniquement sur la consommation extérieure pour développer son économie. Ainsi, son véritable défi sera avant tout de mettre fin à la politique de l’Etat prédateur, qui a offert le pouvoir aux entreprises transnationales. Ces décisions seront nécessaires si la Chine souhaite conserver assez longtemps les rênes de l’économie mondiale. Analyse d’un éternel recommencement.

Historiquement, la Chine est un géant, les travaux d’Angus Maddison en attestent. Du Ier siècle après J-C jusqu’en 1820, la contribution de la Chine au produit intérieur brut (PIB) mondial a toujours été supérieure à 20 %. Sous la dynastie Qing, en 1820 précisément, elle était même de 32,9 % soit près d’un tiers de la production mondiale de richesses.

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9 américains sur 10 se trompent sur un fait étonnant...

Pour ceux qui ne comprennent absolument pas l'anglais : une expérience a été menée sur un panel d'américains par un chercheur de Harvard, pour demander aux sondés quelle était, selon eux, la répartition réelle des richesses (il doit s'agir du patrimoine ici, non des revenus) aux USA, et quelle serait la distribution idéale toujours dans leur opinion. Les interrogés ont donné une vision plus égalitaire de l'idéal que de la réalité supposée... Le plus surprenant étant que la réalité (la vraie, pourrait-on dire) est encore bien plus inégalitaire que leur supposition, et donc encore plus loin de l'idéal. Il faut toujours être prudent sur les chiffres des inégalités aux USA, qui sont aprement débattus. Mais dans cette vidéo, même si la différence entre la réalité et ce que les américains pensent qu'elle est était réduite de moitié, cela resterait énorme.

Le capitalisme est en train d'échouer (II) - par Pablito Waal

(suite du précédent)

Après le constat global, nous allons voir maintenant que la régression des taux de croissance n’est pas due à un certain nombre de pays, par exemple ceux de la « Vieille Europe », surfiscalisés et surréglementés, qui plomberaient la dynamique des pays riches, dynamique qui ne subsisterait que dans les pays libéraux. Les austères graphes qui suivent montrent qu’à l’exception de petits pays (parmi lesquels figurent des cas surprenants, comme la Suède, qui malgré ses réformes libérales, reste l’un des pays les plus socialisés d’Europe), la tendance des taux de progression annuelle du PIB, par tête et en parité de pouvoir d’achat, est partout en déclin. Et que la France, si elle est arrivée plus vite que d’autres à une quasi-nullité de sa « croissance potentielle », n’a fait que sauter quelques étapes avant de se faire rattraper. Nous limiterons notre constat aux trente dernières années, excluant donc la cassure de la dynamique des « Trente Glorieuses » dans les années septante, et montrant que le « cycle de Kondratieff » que certains voient commencer dans les années 1970-1980 ne s’est jamais traduit par un rythme soutenu et long d'élargissement du PIB.

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