Dogme contre dogme - par Descartes

  • Par arsin
  • Le 05/02/2014
  • Commentaires (0)

Par Descartes, sur son blog

Pour ne pas consacrer trop de temps à cette polémique sur la "théorie du genre", voici une brève liste d'articles : celui d'Edgar ; de l'Oeil de Brutus ; de Valeurs & Actions Républicaines ; le constat juridique de Magali Pernin ; et enfin l'article de Joe Liqueur.

Le "lavage de cerveau " prenez-le avec humour et même aux sens propres et figurés ...?

Ca y est, le distracteur Dieudonné s’est usé. On découvre brusquement que si le comique ne payait pas ses amendes, c’est parce que personne en fait n’avait actionné les leviers de la procédure pénale. On aurait pu commencer par là, au lieu de fabriquer une argumentation liberticide qui pourrait à court terme se retourner contre tous. Quoi qu’il en soit, il fallait donc à notre Landerneau médiatique trouver une autre affaire pour mettre en scène l’éternelle lutte du Bien contre le Mal et accessoirement nous faire oublier l’incapacité – ou plutôt le désintérêt - des princes qui nous gouvernent et des élites qui les entourent pour les véritables problèmes. En effet, quelle importance peuvent avoir le chômage, la désindustrialisation, le désespoir de larges couches de notre société comparés aux remarques vaseuses d’un comique ?

Heureusement que nous avons Soral & Co. pour fournir un réservoir quasi-illimité d’opportunités de scandale. Nous aurons donc droit à la n-ième séquence sur le « féminisme de genre » à l’école. Cela pourrait paraître sans importance. C’est au contraire terriblement important : le risque est que nos apprentis sorciers, dans leur course pour marquer des points politiques, piétinent sans s’en rendre compte des choses précieuses pour la société toute entière. L’affaire Dieudonné a conduit au Conseil d’Etat à fragiliser la jurisprudence libérale issue de l’arrêt Benjamin et de couvrir l’idée d’une « police préventive », idée dont il est superflu de souligner le potentiel liberticide. Dans l’affaire du « féminisme de genre », on risque de mettre par terre le pacte fondamental sur lequel repose l’école.

Il n’est pas à mon sens inutile de revenir sur ce pacte. L’école de la République a été conçue pour être une institution consensuelle. Elle repose fondamentalement sur le fait que les parents acceptent de confier leurs enfants à une institution. La contrepartie évidente est que cette institution ne fera rien qui pourrait heurter leur conscience. Jules Ferry, dans sa « lettre aux instituteurs » (1) a merveilleusement résumé ce pacte :

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école genre théorie consensus dogme neutralité rationalité

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