Déconstruire un sondage - par L'Œil de Brutus, sur son blog

  • Par arsin
  • Le 16/11/2012
  • Commentaires (0)
Par L'Œil de Brutus, sur son blog
http://loeildebrutus.over-blog.com/
L’objet de cet article est de donner à tout à chacun une méthode, à l’aide d’un exemple, lui permettant de déconstruire la crédibilité de n’importe quel type de sondage politique. J’encourage donc tout à chacun d’en faire de même sur les sondages qu’il consulte et de mettre ses résultats en ligne. 
Cet exemple est donné en complément de la parution de mes notes de lecture du Manuel anti-sondages. 

 

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Les instituts de sondage éditent une partie de la méthode et des données qui leur ont permis d’élaborer leur sondage. Une partie seulement, car il y a fort à parier qui si l’intégralité des méthodes et données étaient publiées, leur crédibilité, déjà pas forcément très élevée, rejoindrait les abysses. Mais cette seule partie de compte-rendu public peut déjà suffire à démasquer l’imposture dont ils font preuve. 
Prenons un exemple (le premier sur lequel je suis tombé) : le « baromètre Métro réalisé par Opinionway » de novembre 2012 sur « Le palmarès de l’action gouvernementale et de l’opposition ». La méthode utilisée et les résultats obtenus sont disponiblesici. 
Qui apprend-on (page 3)?
-          Le sondage a été réalisé auprès de 1007 personnes, soit 0,002014% de la population française de plus 18 ans. A partir de là, un statisticien doit pouvoir calculer un taux d’erreur. Ce taux n’est pas donné et pour cause : étant donné le très faible pourcentage, il serait énorme. Tout juste Opinionway affirme-t-il que 2 à 3 points de marge d’erreur au plus sont possibles. Mais ces 2 à 3 points ne proviennent d’aucun calcul mathématique et sont donnés « au doigt mouillé ». 
-          L’échantillon, supposé représentatif, a été élaboré selon la « méthode des quotas ». Aucun détail n’est donné sur cette méthode. On remarquera, par exemple, que les revenus et le niveau scolaire, n’entre pas dans les « critères de représentativité ». 
-          Les sondés ont été interrogé par téléphone. Rien ne prouve donc que ceux qui ont répondu soient bien les supposés sondés : celui qui a répondu au téléphone et à l’enquête peut très bien être un enfant, un père, une grand-mère, un voisin ou un cousin de passage, ce qui accroît le doute sur la soi-disant « représentativité ». 
Et c’est absolument tout sur la méthode ! Un peu léger, non ?
Examinons néanmoins quelques uns des résultats :

 

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