Euro et croissance : concert à deux voies - articles de J.Sapir et G.Sorman

  • Par arsin
  • Le 22/05/2013

L'ARSIN.fr étant vraiment un site de débat, nous publions un article pro-euro et pro-libéral de Guy Sorman paru sur Contrepoints.org...puis un autre de Jacques Sapir.

"La crise de l'euro est terminée" dit Sorman. On voudrait pas savoir à quoi on aurait droit dans le cas contraire...

Wolfgang Schäuble et la tentation monétaire - par le journal Contrepoints

(Commentaire de Pablito Waal : Sorman croit encore qu'il y a des pays en Europe qui se dirigent "vers la croissance et l'emploi" alors que la tendance de long terme, c'est la croissance zéro pour tous. Et il est navrant de voir des gens "sérieux" s'ébahir sur les fantastiques 0.5% de croissance annuels teutons prévus par Bruxelles pour 2013, soit à peine un demi-point de plus que la France. Deustchland über alles...)

L’Euro et la croissance - par Jacques Sapir

Wolfgang Schäuble et la tentation monétaire - par le journal Contrepoints
Par le journal Contrepoints, sur leur site
http://www.contrepoints.org/
Il faut écouter les leçons du ministre de l'Économie allemand Wolfgang Schäuble et se détourner du chant des sirènes monétaires. 
Par Guy Sorman
À Londres, le 11 mai dernier, lors de la dernière réunion des ministres des Finances du G7, les pays dominants de l'économie mondiale, l'absence d'un communiqué officiel a autorisé une honnêteté intellectuelle que les contraintes diplomatiques interdisent d'ordinaire. En l'occurrence, la vérité fut proférée par Wolfgang Schäuble, le ministre allemand de l'Économie, un vétéran d'autant plus franc qu'il n'entretient plus d'ambition politique. Encore une leçon allemande, m'objectera-t-on ! Ils sont lassants ces Allemands, à sans cesse administrer au monde des cours d'économie classique. De fait, il est regrettable que la pédagogie ne provienne pas d'un autre pays, tant ces Allemands nous insupportent à force d'avoir raison. Quoique allemand, Schäuble n'attire pas moins notre attention sur un péril banal et essentiel : l'économie mondiale, et européenne en particulier, n'est plus menacée par un effondrement de la zone euro, mais par la surabondance de liquidités monétaires sur le marché mondial. 
Prétendre que la crise de l'euro est achevée, surprendra, mais elle l'est réellement : en témoigne la grande stabilité de l'euro envers les autres monnaies grâce à la gestion remarquable de notre devise par la Banque européenne de Francfort. Celle-ci a démontré qu'elle était la meilleure banque centrale au monde, parce qu'indépendante de toute influence politique et qu'elle s'en tient à sa seule mission, la stabilité monétaire. Les acteurs financiers sur le marché mondial le reconnaissent et confirment leur confiance en l'euro : nul n'envisage plus de se retirer de la zone euro, de nouveaux pays souhaitent y entrer et aucun gouvernement en Europe ne critique plus l'indépendance de la Banque de Francfort alors que, avant 2010, ce fut une sorte de démagogie obligée, en particulier chez les dirigeants français. Ceci ne signifie pas que la récession est terminée dans les pays européens qui, comme l'Espagne, sont loin encore d'avoir parachevé leur ajustement structurel, et loin encore persuadé les peuples que telle était la voie unique, pas allemande mais rationnelle, vers un retour à la croissance et à l'emploi. 
Lire la suite sur le site de le journal Contrepoints
L’Euro et la croissance - par Jacques Sapir
Par Jacques Sapir, sur son blog
http://russeurope.hypotheses.org/
La crise de l’Euro a mis en évidence le fait que la monnaie unique a eu plutôt un effet dépressif qu’expansionniste sur l’économie. Ceci est parfois contesté au regard des résultats de ces trois dernières années. Il convient pourtant de regarder la situation sur une plus longue période, en tenant compte de la situation dite de “pré-Euro” dans laquelle les pays qui devaient constituer la future Zone Euro se sont livrés à des politiques d’ajustement budgétaire aux effets déjà récessifs. Il faut aller au milieu des années 1980 pour avoir une vision réellement rétrospective de l’impact de l’Euro, en distinguant une période suffisamment longue sur laquelle le projet d’Union Économique et Monétaire n’a pu avoir d’influence. 
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