François Asselineau, un homme politique normal - par Joe Liqueur

  • Par arsin
  • Le 27/05/2012
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Par Joe Liqueur, sur son blog

http://communisme-liberal.blogspot.fr

Si d’aucuns s’imaginent encore que le président de l’Union populaire républicaine (UPR) serait une sorte d’extrémiste, j’ose espérer que cette interview les éclairera. Il est vrai qu’habituellement, je ne publie pas ce genre de billet « promotionnel » n’incluant rien d’autre qu’une vidéo estampillée par exemple UPR (Union populaire républicaine) ; mais je fais ici une exception. Pourquoi ?

Parce que les propos du président de l’UPR, la manière dont il les exprime, le ton sur lequel il parle, tout cela dénote une réelle modération, pour ne pas dire une forme de douceur, de bienveillance, de tendresse, de magnanimité. Voilà qui est tout à fait à l’opposé des vitupérations agressives et souvent nauséeuses que l’on peut entendre chez les énergumènes du genre LLP, Dieudonné, Soral et consorts, sans parler bien sûr des citoyens représentant le F« N ». Aux citoyens Dupont-Aignan et Mélenchon, je reconnais très volontiers le mérite d’être infiniment plus dignes et plus sérieux que tous ces tristes sires, mais je dois dire que je n’ai aucune sympathie pour ce genre de clash télévisuel assez navrant - qui, à ma grande surprise, a pu séduire le camarade Edgar. Sans parler du citoyen Mélenchon, qui est capable de dénoncer une « sale corporation voyeuriste et vendeuse de papier », en s’acharnant sur un jeune étudiant de Sciences-Po, quelques jours avant d’accorder une interview-fleuve à Voici.

Et dans le même temps, le citoyen Asselineau continue de défendre la sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

Notez-le bien, il continue de défendre la sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN. Il continue de défendre les services publics et le droit du travail.
Il continue de défendre la vocation universaliste de la France. Alors, je vous laisse réfléchir là-dessus.
J’ai certes quelques réserves, et ce sont les mêmes que d’habitude : pourquoi diable le président de l’UPR continue-t-il de nous bassiner avec ces histoires de FAF (French-American foundation) et de dîner du Siècle ? Décidément, je me répète, mais je continue de penser qu’il est déplacé d’accorder une telle importance à ces misérables clubs mondains que leurs membres fréquentent, selon moi, dans l’unique but de cultiver leur égo démesuré tout en oubliant l’insigne vacuité de leur positionnement politique.
Tant qu’à me répéter, je lance à nouveau un appel aux camarades du M’PEP : sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN « par la porte de gauche », c’est bien – ce serait bien ; sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN le plus tôt possible, de toute urgence et toutes affaires cessantes, c’est mieux. Quant à sortir de l'Union européenne et de l'euro « dans une perspective internationaliste », je vous signale à toutes fins utiles que c'est très exactement la perspective défendue et adoptée par l'UPR.
Ce n’est pas d’un « Front de gauche » que nous avons besoin, c’est d’un Front de libération nationale. Et le Front de libération nationale, c’est l’UPR. Et accessoirement, puisque vous êtes - j’en suis tout à fait certain - des citoyens sérieux et honnêtes, vous devez admettre que le programme de l’UPR n’est pas tellement moins à gauche que celui du Fd« G »… et qu’il est beaucoup plus à gauche que celui du P« S ».
C’est pourtant simple :
-Le Front « de gauche » est un parti de centre gauche (eh oui), social-démocrate (eh oui, voir ce billet de Laurent de Boissieu), qui prône une « désobéissance européenne » assez douteuse au lieu de proposer la sortie de l’Union européenne et de l’euro ;

-L’UPR est un parti centriste, d’inspiration « gaulliste sociale » (1), qui fait preuve d’une totale cohérence en proposant la sortie de l’Union européenne et de l’euro… et en proposant une stratégie de rassemblement national provisoire, ce rassemblement étant dédié à ces objectifs ;

-Le P« S » est un parti de centre droit, de type « social-libéral », inspiré par le blairisme et peut-être plus encore par le schröderisme, et par la-même crypto-thatchérien, crypto-néolibéral et surtout crypto-ordolibéral.
En ce qui me concerne, je suis très nettement à gauche du Front « de gauche », mais j’estime que la stratégie de l’UPR est la bonne ; que le discours de l’UPR est approprié à la situation ; que les propositions de l’UPR prennent correctement en compte l’urgence de la situation ; défendent réellement la vocation de la France, et l’intérêt général qu’il soit national ou international.
(1) Je sais bien que François Asselineau se défend d’être gaulliste… Sur ce sujet, vous pouvez lire cette mise au point, et aussi ce commentaire du président du parti, publié sur le site Agora Vox, je cite :
« S’il est exact que je parle souvent moi-même de Charles de Gaulle, c’est parce que j’estime que ce fut non seulement notre plus grand chef d’Etat du XXe siècle, mais aussi notre plus grand stratège, avant même Clemenceau. Ses analyses géopolitiques demeurent d’une prémonition et d’une lucidité époustouflantes quarante ans après sa mort.
Pour autant, ce n’est pas parce que je cite et que je m’inspire de ses analyses que je tombe en adoration devant le personnage et je suis le premier à reconnaître volontiers que, comme tout homme, il a commis des erreurs, parfois monumentales. Ses erreurs les plus graves ont été, à mon sens :
-Son indifférence coupable face aux drames atroces qui marquèrent la fin de la Guerre d’Algérie ;
-Sa mauvaise anticipation des évolutions sociétales des années soixante et notamment les revendications qui allaient naître de l’apparition d’une gigantesque classe moyenne ;
-Son incompréhension des nouvelles formes de guerre que les Américains commençaient à mettre en œuvre : guerre de l’information, manipulations médiatiques, « soft power », etc ;
-Ses tergiversations sur la construction européenne, dont il avait pourtant parfaitement décelé le caractère tragique pour notre pays (cf. mes conférences et sa conférence de presse du 15 mai 1962) ;
-Enfin, son incapacité à assurer sa succession en s’entourant de responsables qui eussent réellement partagé sa vision du monde. »
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