François Hollande est-il le Louis XVI de la Vème République ? - par L'Oeil de Brutus

  • Par arsin
  • Le 11/10/2012
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Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

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Comme le relève Michel Ruch dans une excellente série d’articles sur Atlantico.fr, l’emprise idéologique à laquelle est soumise l’Europe a bien des allures de fin de règne de l’Union soviétique[i]. On peut d’ailleurs couramment relier les formules de propagande des néolibéraux à celles d’autres régimes totalitaires[ii]. Mais la situation actuelle révèle également bien des similitudes avec celle de l’Ancien Régime finissant. 

 

Au crépuscule de son règne, l’Etat royal était criblé de dettes et ne parvenait plus à les honorer.

En 2012, la France, dit-on, vit depuis des décennies au-dessus des moyens[iii].

La fiscalité d’Ancien Régime était composée d’un enchevêtrement de taxes qui faisait porter la quasi-totalité de l’effort sur la bourgeoisie, tandis que la féodalité maintenait dans la misère les plus mal nés et que les nantis de l’aristocratie se voyaient exempts d’impôts.

La fiscalité française est un fatras de niches, d’annones et d’impôts en tous genres qui mettent fortement à contribution les classes moyennes et les petites entreprises pendant que les plus riches et les multinationales peuvent « optimiser » leurs contributions fiscales, quand ils ne décident pas tout simplement de s’y soustraire en fuyant à l’étranger[iv]. De plus, alors que les Trente glorieuses avaient laissé entrevoir l’espoir de voir la pauvreté éradiquée de France, l’aboutissement logique des Quarante piteuses néolibérales est l’explosion des inégalités et le retour en force de la précarité pour les plus faibles.

Sous la monarchie, la promotion sociale était quasiment absente : la naissance décidait du rang social.

Dans la France des années 2010, la méritocratie est mise à mal : pour arriver au sommet des élites, quel qu’en soient les domaines – politique, économique et même culturel –, le réseau, le copinage et la règle de l’argent tiennent lieux de compétences[v].

Lors de la seconde moitié du XVIIIe siècle, la généralisation de l’’imprimerie et l’alphabétisation avait permis l’éveil des consciences individuelles et collectives.

Au début de ce XXIe siècle, l’explosion d’internet, des blogs et des réseaux sociaux permettent l’émergence d’une critique hétérodoxe et une remise en cause de la pensée unique dominante en dehors des circuits classiques de médias souvent vendus aux plus offrants.

La royauté est tombée parce qu’une aristocratie enfermée dans sa Cour versaillaise s’accrochait à ses privilèges et avait perdu tout contact avec la réalité nue de la vie quotidienne de ses sujets.

Qu’en est-il aujourd’hui de l’oligarchie endogame enfermée dans ses contre-ghettos ?

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