Front de gauche: fluctuat et mergitur ? - par Descartes

  • Par arsin
  • Le 18/12/2013
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Par Descartes, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : A nouveau, Descartes tape sur le Parti de Gauche, sur sa politique politicienne comme sur le nucléaire. Et c'est tant mieux.

Il se passe des tas de choses au Front de Gauche. Des choses dont on ne parle jamais. La raison ? En fait il y en a deux : la première, c’est que en dehors de la petite famille groupusculaire du gauchisme français, ces choses n’intéressent absolument personne. Prenons par exemple la création de « Ensemble ». Ah… vous n’aviez pas remarqué ? Et pourtant, ca ne date pas d’hier : c’est au cours « d’assises nationales » - on s’assied beaucoup à gauche de nos jours – tenues le 23 et 24 novembre 2013 qu’une véritable révolution copernicienne qui devrait changer notre mode de concevoir la politique a eu lieu. Pensez-y : des organisations aussi puissantes que la FASE, la Gauche Anticapitaliste, les Alternatifs, Convergence et Alternative, la Gauche Unitaire (1) unissent leurs considérables efforts pour constituer une organisation commune. Enfin, « commune » c’est une façon de parler, parce qu’en fait il s’agit d’un « processus transitoire dans lequel les composantes d’origine continuent à exister, chacune pouvant décider de se dissoudre quand elle le désirera ». On attend avec curiosité la première décision d’autodissolution. Mais sans trop d’espoir : quant on sait que la plupart de ces groupuscules s’est constituée pour donner de la visibilité à un ou des leaders charismatiques, on voit mal ces personnages auto-dissoudre la structure qui leur permet d’exister politiquement alors que leurs amis et concurrents gardent la leur. Déjà la FASE, qui est elle-même une fédération, avait été créée avec ce principe. Et personne ne s’est jamais « auto-dissout ».

A quoi sert « Ensemble » ? A rien, vraisemblablement. Mais les règles du marigot compliqué de la politique groupusculaire tiennent un peu de la reproduction cellulaire : la scission et la création de nouvelles « fédérations » regroupant – sur une base volontaire en attendant le graal de l’autodissolution, cela va de soi - les morceaux scindés fait partie de la vie. Et le fait que ces organisations n’aient à leur actif absolument rien, ni sur le plan des conquêtes, ni sur le plan des idées, ne les décourage pas de continuer la grande roue de la vie. « Ensemble » ne déroge pas à la règle qui implique de se fixer des objectifs d’autant plus ambitieux que les moyens sont inexistants. Une lecture rapide des « textes de références » (sic) du mouvement (disponibles sur son site) permet de s’en convaincre : « Il s'agit de faire exister une alternative au capitalisme : de la nécessité et la possibilité d’une transformation de tous les rapports sociaux, d’une humanité émancipée. Il faut donc affirmer une dynamique commune intégrant les grandes et nouvelles exigences pour lesquelles luttent les divers mouvements qui se sont affirmés à la fin du 20e siècle : le féminisme avec le mouvement de libération des femmes, la solidarité planétaire des luttes d’émancipation avec le mouvement altermondialiste, l'aspiration autogestionnaire réaffirmée dans les combats de classe, la conscience écologique avec les forces de l'écologie politique... Rien que ça. Mais si l’on approfondit la lecture, on s’aperçoit rapidement qu’en fait les « textes de références » n’apportent pas grande chose de nouveau : c’est un copier-coller de textes « alternatifs » avec tous les poncifs du genre.

Mais « Ensemble » a en fait une autre utilité, et celle-ci tient au fonctionnement du Front de Gauche.

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