Géopolitique de la guerre en Syrie - par V.A.R.

  • Par arsin
  • Le 11/09/2013
  • Commentaires (0)

Par Valeurs et Actions Républicaines, sur leur site

Commentaire de Pablito Waal : un résumé assez intéressant, plutôt fidèle aux faits en ma connaissance.

Depuis la prise de pouvoir par la famille Assad (1970) la Syrie n’a jamais été un facteur de stabilité. Prise en tenaille entre un Liban en guerre civile et un Etat d’Israël surpuissant Damas a cherché à préserver son régime dont le seul avantage était d’être durable. En interne, il fut toujours d'une brutalité impressionnante, et en externe, il utilisa toutes les techniques interdites pour décourager les velléités d'intervention.

Tout était bon pour durer : le régime fut avec les preneurs d’otages libanais dans les années 80, aux côtés des Etats-Unis contre l’Irak en 1991, et derrière les « palestiniens » mais uniquement dans le but de manipuler leurs organisations… De même il aida la PKK contre la Turquie avant de se retourner contre lui et de nier toute autonomie aux syriens kurdophones.

L’arrivée aux affaires de B. el-Assad en 2000, fils du fondateur du régime, laissa espérer une relative ouverture… vite liquidée au nom des intérêts des clans au pouvoir !

Face à une révolte populaire non violente, massive et apolitique le régime a vite choisi la répression. C’est alors que certaines puissances régionales en ont profité pour intervenir de plus en plus directement, déclenchant ipso facto une guerre civile. En effet, la position stratégique de la Syrie vaut toutes les interventions.

Imaginer deux adversaires serait simpliste car les ingérences extérieures multiplient les fronts.

La Turquie dans le « grand jeu »

La Turquie de R. Erdogan préféra longtemps avoir de bons rapports avec sa voisine du sud. Depuis des années déjà Damas avait abandonné le soutien actif aux séparatistes kurdes du PKK en échange d’une meilleure répartition des eaux fluviales. Mais une fois la révolte anti Assad déclenchée (mars 2011) Erdogan ne donna pas cher du régime baasiste. Sunnite et issu des Frères Musulmans turcs le premier ministre imaginait que le printemps arabe allait emporter un régime autoritaire de plus. Or, sachant les Frères Musulmans syriens en bonne place dans l’opposition en exil il préféra parier sur la chute de la maison Assad et, qui sait, développer la puissance commerciale de la Turquie.

De plus, les liens avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le reste de l’Europe dont la France incitaient Ankara a vite soutenir les militaires syriens déserteurs, « l’armée syrienne libre » (ASL). Or, voyant le régime tenir et les réfugiés affluer, la Turquie se retrouve en position délicate. D’autant plus que certains syriens kurdes appartiennent à la même mouvance que le PKK.

Faut-il y voir une guerre civile dans la guerre civile ?

Lire la suite sur le site de Valeurs & Actions Républicaines

Syrie Bashar arabe USA Assad Damas Russie guerre Israel islamiste ASL Turquie kurde

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×