Honneurs aux soldats français de 1940 - par Boreas

  • Par arsin
  • Le 09/05/2012

Par Boreas, sur son blog

http://verslarevolution.hautetfort.com

Ne manquez pas ce très bon article de Boreas, sur un sujet volontairement marginalisé en France; la vidéo finale sur la bataille de Dunkerque est un monument patriotique, tout simplement. Sur un point, l'européanisme de De Gaulle, nous pouvons citer l'avis contraire de l'UPR.

Honneur aux soldats français de 1940

 

Stonne.jpg

Le char B1 bis « Eure » du capitaine Billotte, à Stonne (Ardennes) le 16 mai 1940

 

Le 8 mai 1945 est une date qui marque essentiellement la victoire de l'industrie militaire américaine et des soldats soviétiques.

Ce n'est pas une victoire de la France ni de l'Europe et le général de Gaulle, fervent européaniste partisan de la réconciliation avec l'Allemagne, l'avait bien compris, lui qui, en 1959, avait supprimé par décret le caractère férié de ce jour, institué en 1953 sous la présidence de Vincent Auriol, anti-allemand notoire.

Depuis 1981 et Mitterrand en pleine débauche de gages idéologiques à destination des obsessionnels « anti-fascistes », le 8 mai est officiellement redevenu, sans qu'aucun président ne s'y oppose plus, cette commémoration d'un malentendu qui, sous prétexte d'anti-nazisme, conduit le quidam à voir une libération dans la soumission de la France à l'ordre européiste-américaniste issu de la deuxième guerre mondiale et, pire, lui fait croire qu'il existerait une quelconque solidarité, une quelconque communauté d'intérêts et de destins entre son peuple et les anglo-saxons.

Se souvient-on aujourd'hui que de Gaulle, encore lui, avait refusé par deux fois l'entrée dans la CEE au Royaume-Uni, qu'il appelait le « cheval de Troie des Américains » ? Plus clairvoyant que nombre de politiques français depuis des siècles, il avait bien identifié l'ennemi.

A supposer qu'il y ait quelque chose à fêter dans les sombres périodes de la deuxième guerre mondiale et de ses suites géopolitiques, je propose de ne retenir, en ce trompeur 8 mai, que le courage et l'honneur de nos soldats de 1940, niés depuis soixante ans au moins par une intense propagande pseudo-historique, relayée par le tabou de la honte, par une autoflagellation se voulant comique pour dédramatiser (par exemple, la série cinématographique « La septième compagnie » ne retenant que la débâcle de juin...) ; le tout, bien utile à tous les détracteurs de la France pour nous persuader que non contents de s'être jetés comme un seul homme dans la collaboration, les Français se seraient antérieurement ridiculisés au combat, voire se seraient massivement rendus sans avoir osé s'opposer à l'invasion allemande.

J'ai personnellement connu un ancien soldat de 1940 - il s'appelait Eugène et est mort récemment - et, croyez-moi, c'était un homme et il s'est battu courageusement. Je ne donnerai aucun détail, car ses confidences n'étaient pas destinées à une publication, à laquelle sa grande modestie se serait d'ailleurs opposée.

Pour preuve de la valeur au combat des Français de l'époque, il suffit de s'intéresser à deux épisodes trop méconnus de la résistance à l'invasion : la bataille de Hannut (12 au 14 mai 1940), premier combat frontal de chars de l'Histoire et victoire française, et la bataille de Stonne (15 au 25 mai 1940), qui fit dire à un historien allemand : « Les soldats de la Wehrmacht ont toujours comparé l'enfer de Stonne en 1940 à l'enfer de Verdun en 1916 ».

Dans les deux cas, infériorité numérique française et pourtant...

A ce sujet, ce n'est pas l'humilité des anciens qui nous en dira beaucoup. Il faut lire entre les lignes et deviner :


 

Ces braves méritent notre hommage et ne sont aucunement responsables de la défaite, dont les causes principales sont : la médiocrité de la classe politique et de l'état-major, comme l'obsolescence globale de la doctrine militaire française de l'époque, se traduisant notamment par une insuffisance d'organisation et d'équipement du renseignement, des transmissions et de l'aviation.

Il est facile de faire un parallèle inquiétant avec la partitocratie sclérosée et l'armée de raccroc qui sont les nôtres aujourd'hui.

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P.S. : J'ajoute cette vidéo magnifique, racontant l'héroïque bataille de Dunkerque, considérée par les généraux allemand comme une défaite et par les Anglais comme une victoire, avant que les journaux et la propagande de guerre de ces derniers n'inversent l'interprétation pour les besoins de leur cause, à leur manière toujours traîtresse ; tout cela, grâce à la valeur militaire des Français (« la même fougue que ceux de Verdun en 1916 » - Général Georg Von Küchler).

Vidéo, dont le lien m'a été donné par @Imperator. Merci à lui.


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