Impasse Asselineau ?

  • Par arsin
  • Le 04/02/2015
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Alors que l'UPR vient d'avoir une nouvelle désillusion lors de la législative partielle du Doubs, je publie ce texte écrit il y a un peu plus d'un mois, en forme de commentaire sur un parti où je n'ai pas renouvelé ma cotisation depuis 2012.

Le passage de François Asselineau à "On n'est pas couché", en septembre 2014. Un moment qu'on aimerait oublier...mais fort instructif.

L’UPR est une histoire de gens plutôt courageux. Avoir créé, avec cinquante personnes, un mouvement se donnant pour but ni plus ni moins que faire sortir la France de l’Union Européenne, et forcer la main à une entreprise soutenue par plusieurs dizaines de gouvernements en Europe depuis trente ans, et une soixantaine si l’on remonte au traité de Rome de 1957, est toute une aventure. Une odyssée qui a le mérite d’avoir un objectif identifiable, pas éthéré comme les rêves de révolutions de l’extrême-gauche actuelle, dont on ne sait même pas quel est le projet économique, puisque, selon nos alternatifs de gauche, tout serait à remettre en cause : le travail, la nation, les rapports entre individus dans tous les aspects possibles (nationaux, genrés, culturels…). C’est sans doute cette différence, entre ceux qui ont un objectif simple (mais pas simpliste) à comprendre et ceux qui veulent tout changer, qui explique une partie de la haine que des gens d’extrême-gauche portent au mouvement de François Asselineau.

Une autre raison serait le président lui-même, son parcours de haut-fonctionnaire, ses engagements passés avec la droite parisienne, pasquaïenne, puis celle de Paul-Marie Coûteaux. Il est vrai que le personnage est atypique, et n’est pas forcément taillé pour plaire. Son apparente arrogance en a  irrité plus d’un. Pour ma part, ayant été membre de l’UPR en bonne et due forme de 2011 à 2012, et ayant conservé ma sympathie pour ce mouvement jusqu’à voter pour lui en mai 2014, j’ai largement toléré ce « défaut » de personnalité, car l’expérience de la tentative de création de mouvement politique (avec le journal Socialisme & Souveraineté) m’a enseigné que ce genre de défi nécessite une dose d’égo et de confiance en soi hors du commun.

 

Le haut-fonctionnaire et professeur d’université Asselineau a passé plus de deux ans à voir son mouvement végéter, faiblement progresser, avec quelques adhésions par mois, parfois par simple solidarité. Beaucoup de gens auraient jeté l’éponge, et la persévérance dont il fit preuve suscite l’étonnement à bon droit. On peut, cyniquement, mettre derrière cette détermination les causes les moins dignes, comme la frustration du premier de la classe (ou presque : vice-major de l’ENA en 1985) d’avoir vu sa carrière mise au placard en 2004 pour avoir critiqué l’euro auprès du ministre de l’Economie Nicolas Sarkozy.  Mais qu’importe : les gens aux parcours exceptionnels sont parfois des gens qui ont toujours pensé qu’un destin fabuleux leur était acquis de droit, pour peu qu’ils y mettent les moyens.

 

Et pour Asselineau, c’est un peu là que cela se corse. Non pas que la quantité de travail n’ait pas été fournie : par ses déplacements, conférences et rédaction de celles-ci, l’homme a confirmé qu’il était resté le bûcheur qu’il était dans sa jeunesse. Le problème vient davantage des moyens stratégiques qu’il s’est donnés.

 

Après ces quelques éloges, il est bien temps de placer quelques limites de son action. Et, loin de moi l’idée de mettre les médias au centre de la chose politique, mais c’est un évènement télévisuel qui a assez bien résumé tous ces manques.

 

Le 21 septembre dernier, après une forte insistance des militants depuis plus d’un an, François Asselineau était reçu par Laurent Ruquier sur le plateau de On n’est pas couché, la plus grosse machine d’audience parmi les émissions télévisuelles prétendant avoir un aspect politique. Je prends de longues pinces pour qualifier cette émission, sans quoi j’aurais plutôt évoqué une « fiente du samedi soir », tant l’émission nécessiterait d’employer des éboueurs plutôt que de prétendus journalistes. En clair : ce spectacle ne propose que de l’animation de « clashs », ou heurts bruyants, le but étant qu’un invité s’effondre, ou résiste vaillamment et se transforme en martyre d’une supposée Inquisition, même si le fond de la discussion était d’une vacuité désarmante (ceux qui n’ont pas reconnu Éric Zemmour dans ce rôle auront sans doute mieux usé de leurs fins de semaine).

 

Ce qui vaut aux quarante pénibles minutes d’intervention de François Asselineau dans ce raout une place centrale dans mon article, c’est qu’ils rappellent les points suivants, dont l’étude pourrait être utile à l’UPR…voire à un autre mouvement.

 

D’abord, le simple fait qu’Asselineau ait été là, après tant d’insistance de ses militants. L’UPR est en quête de médiatisation, quête qui trouve une certaine satisfaction après plusieurs passages du président (et de facto unique porte-parole) du parti sur plusieurs radios, et déjà à la télévision via l’émission de Frédéric Taddei Ce soir ou Jamais dès 2012. Cette démarche révèle que l’UPR est incapable de créer une actualité qui obligerait les médias à parler d’elle, et à accorder à son ou ses représentants des entretiens dans les conditions que l’UPR pourrait choisir à son avantage. Ce n’est pas du tout impossible, même pour un petit mouvement. Un parti de quelques milliers de membres peut organiser des manifestations, même avec des effectifs réduits. Dans la compilation de Socialisme & Souveraineté, en 2011, j’avais imaginé qu’un petit mouvement pouvait organiser des rassemblements légaux de quelques dizaines de personnes, bien situées à des heures de fortes affluences, devant une gare, sur une place, avec banderoles et affiches. L’UPR a déjà commencé à faire des apparitions militantes sur des marchés et places dans diverses régions de France. Mais il leur manque une dimension spectaculaire et une visibilité qui permettrait de donner l’impression du nombre, de réaliser des vidéos virales donnant l’impression que l’UPR est sur le terrain. Au mieux, un cortège de quelques centaines de personnes, axé sur la sortie de l’UE et de l’OTAN, pourrait être organisé et faire des émules ; ce ne serait certainement pas plus compliqué à réaliser que les universités d’été dont le mouvement à déjà fait trois éditions depuis 2012.

 

Ces solutions viendront sans doute dans un temps proche. Mais l’UPR a trop longtemps choisi un mode de communication professoral, par le biais des conférences de son chef, considérées sans grand recul comme un « succès » par le nombre des vues sur les plates-formes de partage de vidéos…Mais combien de vues complètes ? Et le public se fidélise-t-il vraiment ?

 

Dans l’émission de Ruquier, le point faible de cette stratégie apparaît clairement : face à des « journalistes », manifestement haineux pour au moins l’un d’eux, des démonstrations de plusieurs heures sont totalement hors-sujet alors qu’il est question d’une bataille verbale de quelques dizaines de minutes. Une autre forme de communication aurait dû prendre le relais des longues conférences depuis plusieurs années déjà. Il aurait suffi que l’UPR fasse des vidéos courtes, centrées sur un seul point ou question (notre dette publique explosera-t-elle si l’on quitte l’euro ? pourra-t-on encore voyager ou étudier à l’étranger si l’on sort de l’Union Européenne ?), et abordant des questions pratiques que beaucoup de français peuvent se poser. Les talents de vidéastes forts en verve ne manquent pas, et cela diversifierait nettement les visages au sein de l’UPR (problème récurrent chez ce mouvement, qui n’en est pas à sa première tentative infructueuse d’en sortir).

 

Lors de l’émission, le contenu des conférences ne fut tout bonnement pas abordé, en moitié du fait de la partialité des animateurs, et pour le reste par manque de temps. L’un des interrogateurs tenta bien quelques questions « matérielles » (sur la défense militaire de la France hors de l’OTAN par exemple), mais avec un niveau de simpliste, voire de bêtise, désarmant. Ce qui m’affligea encore plus était justement de voir l’invité Asselineau en peine pour y répondre !

 

La cause de tout ceci était déjà perceptible dès qu’Asselineau présenta sa personne et son projet politique : sauver la France du système euro-atlantiste. Une formule qui a son sens parmi les habitués de l’anti-européïsme, mais qui respire la pompe à plein nez pour le profane. Celui ou celle qui n’a jamais entendu une critique de fond de l’Union Européenne croira entendre une autre langue lorsqu’on lui causera des manigances américaines pour organiser le « choc des civilisations », ou les guerres de l’OTAN – et plus encore lorsqu’on lui dira que l’OTAN ferait, depuis 2011, la guerre à la Syrie, ce que l’auteur de ces lignes trouve aussi on ne peut plus discutable factuellement.

 

Une entre en matière toute simple, annonçant que la construction européenne et l’appartenance de la France à l’OTAN sont de mauvaises choses, et que l’UPR se donnait pour but, non pas directement la présidence de la République, mais que les français soient conviés à se prononcer pour la fin de ces engagements supranationaux, aurait eu un autre impact. Certes, cela n’aurait pas découragé le « jury » de tenter de déverser des tonneaux de boue en ressassant la daube informative des « anti-fas », que nos très professionnels journalistes-animateurs n’ont fait que recopier. Mais au moins, les sujets de fond auraient été posés directement sur la table, à savoir les conséquences d’une souveraineté retrouvée de la France sur son économie, sur la mobilité des personnes, sur le soutien à l’agriculture et au développement régional et international. Quelques phrases bien taillées pour amorcer chacun de ces sujets auraient pu mettre orienter la discussion en faveur de l’invité, et obliger le jury à montrer plus grossièrement encore qu’il ne le fit son refus de parler du fond.

 

Asselineau aurait pu passer pour un homme compétent, préoccupé de questions concrètes, et qui a créé un parti parce qu’il ne pouvait agir autrement. Il a choisi de passer pour un homme aspirant tout de suite aux plus hautes destinées personnelles, dissertant sur la situation mondiale, et regardant tout au travers d’un filtre juridique. Et c’est une autre limite de la démarche globale de l’UPR : le juridisme. Que le montage de l’émission lui ait été favorable ou non, il était prévisible que la référence à « l’article 50 » (du Traité sur l’Union Européenne, dit Traité de Lisbonne, de 2007) allait être fort obscure, et devait être gardée en réserve au cas où l’un de ses adversaires lui demanderait une précision sur la faisabilité juridique du retrait français de l’UE (question improbable dans le contexte de l’émission).

 

Ce qui frappe généralement dans la prestation de l’apprenti politicien, c’est justement son absence de préparation à l’affrontement. La seule arme qu’il avait amenée était une profession de foi du Front National dans laquelle la sortie de l’euro et l’UE était absente en toutes lettres. Cette « preuve » démontrait surtout que l’on n’avait pas affaire à un politicien, ou même à un observateur averti du jeu politique. Car il devrait savoir que tout ce que les gouvernants feront n’est pas nécessairement écrit dans les textes, et réciproquement. Face à l’argument du « vous dites la même chose que le FN », il aurait été bien plus juste, plutôt que d’entrer dans la bataille du « qui a dit quoi exactement, à tel moment et lieu », de présenter l’UPR comme le rassemblement des anti-européïstes non racistes, non xénophobes, non sécuritaires, ni d’extrême-gauche ni gaullo-conservateurs (style Dupont-Aignan)…Bref, le souverainisme pouvant accorder entre eux la majorité des français. Et il aurait été impossible, à ma connaissance, d’imputer un quelconque racisme à la ligne du mouvement. Au pire aurait-on pu pointer son refus de se positionner clairement sur l’immigration, cette question étant repoussée à l’après-retour de la France à la souveraineté, via un référendum. Les adversaires de l’UPR pourraient suspecter que ce refus de prendre parti cacherait une hostilité de l’UPR vis-à-vis des immigrés, car si l’UPR n’était pas un parti anti-immigrationniste honteux, alors il clamerait haut et fort ses positions pro-immigration. Ce à quoi il aurait été facile de répondre que si, pour ne pas apparaître raciste, il faut nécessairement se prononcer pour un accroissement de l’immigration et une libéralisation des règles en vigueur, alors un tel raisonnement vous mettra à dos une grande part des français, qui ne partagent pas ces opinions et seraient implicitement taxés de racisme.

 

Mais Asselineau ne se situe pas dans le jeu des attaques et des répliques. Il est dans une prétendue analyse, discutable à mon sens car elle surdimensionne le rôle des Etats-Unis dans les malheurs de ce monde, au point de prendre pour une évidence le fait que les USA et leurs alliés du Golfe Persique seraient nécessairement les commanditaires de l’Etat Islamique. Et de paraître désarçonné quand des éléments allant dans le sens d’une recherche d’autonomie par le califat autoproclamé lui sont apportés. Entendons-nous bien : je ne fais pas la chasse à « l’antiaméricanisme primaire ». Les USA restent la première puissance militaire, technologique et diplomatique mondiale (à défaut de l’être encore sur le plan économique). Leur puissance culturelle, par leur production médiatique et surtout par la domination anglophone sur le monde commercial, scientifique et de la culture de masse les maintient dans une position à laquelle la Chine ne peut encore que rêver, à supposer qu’elle en rêve. Si l’on raisonne avec cinquante ans d’avance, comme je le conseille dans mon article sur l’histoire tragique de la Nouvelle-France, alors on peut se dire que la domination américaine sera plus entaillée qu’elle ne l’est aujourd’hui, par le renforcement de ses concurrents. Mais on ne peut certainement pas enterrer Washington, ni douter du pouvoir de nuisance de ses initiatives politico-militaires à travers le monde. De ce point de vue, être « anti-américain » n’est pas « primaire », mais relève de la lucidité élémentaire. Reprocher à un français une hostilité de fond, même civilisée, à la puissance américaine, est du même ordre que de reprocher sa peur à une frêle jeune fille se retrouvant seule en compagnie d’un colosse dans un wagon sombre d’un RER roulant à une heure avancée de la nuit, entre deux stations désertes.

 

Rien de tout cela n’oblige cependant qui que ce soit, même en France, à voir dans les actions et réactions russes une perpétuelle « légitime défense », voire à sortir pour justifier les actions russes le même argumentaire ingérentiste que l’on nie à l’UPR pour les USA (cf. l’article « Ukraine : peut-on justifier l’ingérence ? »). Tout comme cela ne justifie pas que l’on distribue la carte postale d’un régime syrien « protecteur de la laïcité et des minorités » (pas politiques en tout cas). On peut juste se féliciter que l’UPR n’en soit pas encore à faire l’apologie de la Corée du Nord, ou même à expliquer que le régime des Kim, père, fils et petit-fils serait en réalité une création ou marionnette des USA.

 

Dans le commentaire de son débat avec Alexandre Melnik, j’avais noté que François Asselineau vivait ou se rêvait totalement dans le monde idéal régi par le « droit international », et où la « communauté internationale » s’organise de façon « démocratique » ou « égalitaire », sur la règle du « un pays, une voix ». Cette vision fait du droit une force en soi, et non la prolongation de la force matérielle. Chacun a tendance à survaloriser sa ou ses disciplines de prédilection dans son analyse du monde. Personnellement, ma formation économique et statistique me fait privilégier le rapport de force économique comme déterminant dans un monde globalement en paix, et les chiffres comme éléments de démonstration. Asselineau manie assez mal les statistiques : on se rappelle de son discours visionnaire en décembre 2011, où il considérait que le terrorisme islamiste n’était pas réellement une menace, vu que les islamistes étaient très minoritaires dans le nombre d’attaques perpétrées en Europe, en comparaison de ceux venus des régionalistes. Si Asselineau s’était intéressant au coût moyen des assauts islamistes en nombre de morts plutôt qu’à leur seule fréquence, il aurait peut-être hésité avant de faire cette déclaration qui, suivie quelques mois plus tard par l’épopée sanglante de Mohammed Merah, sonne faux. Pour l’économie, on a parfois entendu l’orateur de l’UPR aligner quelques perles en conférences, comme l’idée que « l’industrie est le secteur qui crée des richesses », ce qui, en bon français, exclue les travailleurs des services (donc les deux tiers des actifs français, dont Asselineau lui-même), ou une présentation de l’inflation comme un mécanisme ne faisant de mal qu’aux riches (alors qu’en réalité, l’inflation frappe ceux dont l’épargne est stockée en monnaie, et non en biens ou avoirs dont le prix se réhaussera avec l’inflation). La passion de Mr. Asselineau pour le droit et l’Histoire ont eu le mérite d’attirer à l’UPR des gens cultivés, et au final de débaucher des gens qui ont des galons dans leur domaine (tels le colonel de l’armée de l’air Régis Chamagne, ou l’ex-économiste de la BCE Vincent Brousseau). Mais une communication pertinente et efficace à destination du plus grand nombre reste à développer.

 

Pour finir ce développement sans doute trop important par rapport à cette médiocre émission, mais probablement pas assez au regard des années pendant lesquelles l’UPR a développé ces mauvaises options (juridisme, mobilisation peu efficace des militants, discours grandiloquents et vidéos trop longues, faible intérêt pour les questions concrètes, survalorisation négative de l’action des USA…), je rappellerai que l’UPR est, certes, en croissance continue depuis des années, mais qu’on ne peut pas faire de prédictions en prolongeant des courbes. Ce parti pourrait atteindre son ralentissement, la stagnation, puis la régression. Né en 1957, François Asselineau devrait songer à trouver des continuateurs de son combat (rassurez-vous, n’ayant pas renouvelé ma cotisation depuis 2012, je ne vais nullement postuler !).

 

Plus radicalement, je me demande si, au fond, l’idée même de construire l’UPR comme un parti politique n’était pas une erreur. Peut-être François Asselineau aurait-il dû envisager que faire émerger un nouveau parti politique serait trop long et difficile, même avec une revendication simple et un contexte porteur. Une alternative intéressante aurait été de créer une association ayant pour but de faire avaliser par le plus possible de partis politiques d’envergure nationale les impératifs de rupture avec l’UE et l’OTAN, ces objectifs étant indéfectiblement notés dans les professions de foi et défendus sur les plateaux de télévision. Parmi les partis visés, auraient figuré tant DLR que le PCF, et pourquoi pas le FN, à condition que l’association évite tout lien organique avec celui-ci, et d’éviter de faire des conférences dans les congrès frontistes, afin d’éviter tout amalgame des images respectives des deux entités. L’association, évitant le poids démesuré de l’ambition d’un parti naissant de rien, aurait sans doute attiré beaucoup plus facilement les adhésions. Et, la force venant, après des dizaines de milliers de souscriptions régulièrement renouvelées, la question d’un changement de stratégie et d’une mutation en parti politique (en gros l’inverse de la « mutation » voulue par Robert Hue pour le PCF) se serait posée.

 

Mais cette optique, prenant du recul sur les partis, et visant à créer le débat en amont de ceux-ci pour reléguer les machines politiciennes aux rôles de professionnels des élections (et de la prise du pouvoir ?) n’est pas celle à laquelle devait être habitué François Asselineau, lorsqu’il créa sa formation en mars 2007. Il semble devoir rester ce qu’il a été toute sa vie : un travailleur exceptionnel, herculéen, d’une détermination qui force le respect. Mais terriblement classique, et usant des mêmes armes que ses adversaires cent fois plus gros, pour les affronter sur des champs de bataille qu’il se fait imposer. Ce qui s’appelle la défaite. Et je ne sais pas si Sun Tzu, référence courante de notre héros, l’avait déjà noté.

 

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