Inégalités, démocratie, baisse des salaires et privatisations - par Joe Liqueur

  • Par arsin
  • Le 03/03/2014
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Par Joe Liqueur, sur son blog

stiglitz

Un peuple peut tolérer, voir approuver, un certain niveau d’inégalité – surtout quand celui-ci est en train de se réduire, auquel cas la tolérance du peuple est forcément plus grande pour un même niveau d’inégalité. Mais au-delà d’un certain seuil, il est bien évident que le peuple ne peut plus approuver ni même accepter ou tolérer. Des inégalités trop fortes sont donc incompatibles non seulement avec la croissance économique, mais aussi avec la démocratie. C’est un peu la (double) thèse centrale développée par Joseph Stiglitz dans Le prix de l’inégalité (un ouvrage de 2012).

Or les grands capitalistes ont un objectif tout à fait limpide, et du reste parfaitement légitime : augmenter leurs profits. Ceux qui ne sont pas légitimes, ce sont les dirigeants politiques à la solde de ces intérêts particuliers, prêts à y sacrifier l’intérêt général et la volonté du peuple (et donc la démocratie elle-même) dont ils sont les dépositaires. Mais – c’est une banalité – reprocher aux grands capitalistes, ou même aux petits ou moyens patrons, de vouloir augmenter leurs profits est aberrant. C’est le discours dominant au sein de la gauche dite radicale : « nos vies valent plus que leurs profits » (©NPA), etc. Cette « gauche » en est réduite à ce discours imbécile parce qu’elle n’aime pas l’Etat, or seul un Etat est en mesure d’agir pour réduire ces inégalités en contrecarrant les projets du grand capital. En les contrecarrant, c’est-à-dire, soyons clairs, en les interdisant, par la loi (droit du travail par exemple), par les politiques monétaires et commerciales. C’est bien là ce qui conduit souvent – et même la plupart du temps – la « gauche radicale » à refuser tout discours critique vis-à-vis de « L’Union européenne ». Car justement, l’UE n’est pas un Etat, et c’est là son grand « mérite », si l’on peut dire. C’est précisément cette vérité qu’expose Aurélien Bernier avec brio, dans son dernier ouvrage intitulé La gauche radicale et ses tabous. En refermant le livre, on comprend que le véritable tabou, c’est tout simplement l’Etat (même si c’est là bien sûr un résumé assez grossier, mais je ne crois pas trahir les idées de l’auteur).

A son arrivée au pouvoir en 1944, De Gaulle a eu comme premier souci de restaurer l’Etat. « Pensez à l’Etat », martelait-il en guise de consigne lapidaire mais définitive à ses commissaires de la République.

L’objectif – légitime, encore une fois c’est leur métier – des grands capitalistes est donc d’augmenter leurs profits. Pour, cela deux possibilités.

Lire la suite sur le blog de Joe Liqueur

France privatisation capitalisme écologistes De Gaulle salaire inégalité tolérance

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