Issues à la crise - par J.Sapir, L.Pinsolle et O.Berruyer

  • Par arsin
  • Le 23/03/2013
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Le démontage de l’euro : possible, inévitable et souhaitable - par Laurent Pinsolle
Par Laurent Pinsolle, sur son blog
http://www.gaullistelibre.com/
 
Pourquoi et comment démonter l'euro : Entretien. . . par dlrtv
Le calme des marchés offre un répit aux partisans de la monnaie unique. Mais il est illusoire car cette construction monétaire, aussi artificielle que bancale, finira par être démontée. Une issue qu’il ne faut pas craindre, car elle est plus simple qu’on ne le croit. 
La monnaie unique ne peut pas marcher
Pourquoi démonter la monnaie unique ? Non seulement parce qu’elle ne fonctionne pas, mais surtout, parce qu’elle ne pourra jamais fonctionner, quelles que soient les réformes qui pourront être entreprises. Tout ceci s’appuie sur les travaux de nombreux économistes, dont pas moins de 5 « prix Nobel d’économie », de tous les horizons idéologiques, Maurice Allais, Milton Friedmann, Amartya Sen, Paul Krugman et Joseph Stiglitz qui ont tous dénoncé les limites de l’euro. 
La question du «multiplicateur des dépenses publiques » est, en effet, en train de prendre une nouvelle dimension, tant théorique que politique, avec la publication dans la série des « working papers » du FMI de plusieurs documents sur ce thème. Il faut savoir que l’on appelle « multiplicateur des dépenses publiques » (ou fiscal multiplier en Anglais) la valeur qui relie tout changement dans l’équilibre budgétaire (soit par modification des impôts soit par modification des dépenses publiques) à la variation de la croissance. Ce « multiplicateur » a été l’objet tant de travaux théoriques, essentiellement dans la lignée de la publication par Keynes de la Théorie Générale… en 1936, que d’importants travaux empiriques[2]. Il prend une dimension stratégique dès que l’on discute de l’application de politiques d’austérité. En effet, si la valeur de ce multiplicateur est inférieure à 1, ce qui était la position des principales institutions économiques internationales jusqu’en 2012, l’impact de mesures d’austérité sur la croissance est faible, et ces politiques peuvent connaître le succès. Mais, si cette valeur est élevée, entre 1,5 et 2,5 comme l’indiquent les travaux récents, les politiques d’austérité sont complètement suicidaires. On mesure alors l’importance politique d’un débat qui apparaît comme très technique dans sa forme. 
Le document co-signé par Blanchard et Leigh reconnaît donc que les valeurs du multiplicateur ont été massivement sous-estimées[3] dans les différents modèles de prévision utilisés tant par les gouvernements européens que par le gouvernement américain. Il analyse les erreurs de prévision qui ont été commises ces dernières années. De ce point de vue, il est incontestablement un apport positif au débat. Mais, ce même papier se refuse (pour l’instant) à mettre en cause la structure des modèles. Au cœur du problème, on trouve la question du réalisme des modèles dits Dynamic Stochastic General Equilibrium (ou Modèles d’Équilibre Général Dynamique à effets Stochastiques ou DSGE). Pourtant, ces modèles ont été très souvent et très largement critiqués depuis de nombreuses années[4]. Si le document de travail du FMI annonce une prise en compte plus réaliste de l’économie, on doit se demander si la tentative de sauver les modèles DSGE n’est pas porteuse en fait de catastrophes futures. En effet, la prise en compte d’une certaine dose de réalisme ne signifie nullement l’acceptation d’un réalisme scientifique comme critère méthodologique discriminant. 
I. Les modèles DGSE, l’économie « mainstream » et la question du « réalisme »
Lire la suite sur le site de Laurent Pinsolle
 
L’impact d’une sortie de l’Euro sur l’économie française - par Jacques Sapir
Par Jacques Sapir, sur son blog
http://russeurope.hypotheses.org/
 
Le texte qui suit se veut donc une exploration « réaliste » d’une possible explosion de l’Euro. La plupart des pays retrouvent alors leur monnaie nationale, initialement au taux de change 1 pour 1 (en France, 1 Franc pour 1 Euro). Puis, très rapidement, dans un délai de moins d’une semaine, les pays laissent se déprécier ou s’apprécier leurs monnaies. 
Nous supposons que les pays de l’ex-zone Euro adoptent, ne serait-ce que de manière transitoire, des mesures drastiques de contrôle des capitaux afin de pouvoir « piloter » la dépréciation ou l’appréciation. Nous supposons aussi que des mécanismes résiduels de coordination se maintiennent (coordination au niveau des Ministères des Finances et des Banques Centrales) et que chaque pays peut collaborer avec ses voisins pour éviter une explosion dite désordonnée de la monnaie unique. Ceci implique que les taux de change effectifs correspondent à des taux de change « cibles ». Ces deux hypothèses correspondent à ce que nous appelons une explosion « contrôlée » de la zone Euro. Dans le cas d’une explosion « non contrôlée », où les marchés financiers ne seraient pas limités, il est clair qu’il faudrait s’attendre, en particulier pour l’Allemagne, mais aussi pour la France et les pays du « Sud » de l’Europe à des fluctuations bien plus brutales des taux de change. 
I. Dévaluation, inflation et taux de change
On suppose donc une dévaluation importante de la France, mais qui est dépassée par les pays du « Sud » (Italie, Espagne, Portugal, Grèce). La Belgique et le Luxembourg restent en Union monétaire et dévaluent sensiblement moins. L’Allemagne, suivie par les Pays-Bas, l’Autriche et la Finlande, est soumise à des pressions pour réévaluer, pressions qu’elle arrive a relativement contrôler. Nous ne tranchons pas sur la question de savoir si ces quatre pays conservent un Euro résiduel pour une période limitée ou si les Pays-Bas, l’Autriche et la Finlande adoptent une stratégie d’indexation sur le Deutsche Mark (Pegging). Par rapport au Dollar US, les parités pour une unité des nouvelles monnaies s’établissent de 1,495 USD pour le 1 DM à 0,65 USD pour une Drachme. 
Lire la suite sur le site de Jacques Sapir
 
[Reprise] Les leçons du président islandais - par Olivier Berruyer
Par Olivier Berruyer, sur son blog
http://www.les-crises.fr/
 
Reprise aujourd’hui d’un excellent article de Rue89, suivi d’une traduction exclusive par step
« Le plus important, et je le dis à mes amis européens, ce ne sont pas les marchés financiers. » Entretien (sur un nuage) avec Ólafur Ragnar Grímsson, élu cinq fois à la tête du « laboratoire » islandais. 
Björk n’était pas la seule star islandaise en tournée en France cette semaine. Le président du pays Ólafur Ragnar Grímsson, 69 ans, était en visite officielle, auréolé des succès islandais contre la crise, et du rôle qu’il a joué dans ce redressement spectaculaire, en décidant à deux reprises de consulter le peuple par référendum. 
Il a rencontré mardi François Hollande pendant 35 minutes. Les deux hommes, raconte-t-il, ont parlé de trois sujets :
Lire la suite sur le site de Olivier Berruyer
 

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