L'arnaque du calcul de l'inflation (Partie 1 / 2) - par L'Œil de Brutus

  • Par arsin
  • Le 29/11/2012
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Par L'Œil de Brutus, sur son blog
http://loeildebrutus.over-blog.com/

Commentaire de Pablito Waal : statisticien moi-même, je suis interpellé par cette question. La polémique sur la prise en compte des changements qualitatifs n'est pas nouvelle : quand une version supérieure d'un produit remplace une ancienne version sur le marché, il est normal que son prix soit différent, même si l'utilité du produit reste globalement la même. L'INSEE a raison de ne pas considérer cela comme pure inflation. Le fait que les producteurs fassent des recettes en nous vendant, directement ou indirectement, des services dont on n'a pas vraiment besoin (cf. les exemples donnés par Brutus) est plutôt à imputer à la logique même du capitalisme, où l'appareil productif n'est pas, quoi qu'en disent ses apologistes, soumis aux désirs de la majorité des consommateurs.

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C’est le seul et unique objectif de la BCE[i] : la maîtrise de l’inflation (inférieure à 2%). Qui suit quelque peu les questions économiques entend d’ailleurs régulièrement que cela est indispensable à la bonne santé de l’économie. On pourra épiloguer plus tard sur la pertinence de cette assertion. Mais avant de cela, il faudrait plutôt voir si l’inflation est réellement maîtrisée, car telle ne semble pas être la perception de nombre de Français[ii]. 
PARTIE 1
Perception de l’inflation. 
En France, l’inflation est calculée par l’INSEE[iii] et celle-ci a mis en ligne une fiche explicative à vocation pédagogique sur le sujet[iv]. Ainsi, si les Français ont le sentiment que les prix montent (beaucoup), c’est tout simplement que leur perception est mauvaise : « La mémoire humaine est sélective. Il est certain que nous retenons mieux les fortes hausses. De plus, la mémoire humaine est imprécise en ce qui concerne les chiffres et, quand nous effectuons un achat, nous ne nous souvenons pas avec une grande précision du prix que nous avions payé lors du précédent achat du même produit. » Passons cette approche pseudo-cognitive qui mériterait d’être étayée par quelques études scientifiques dignes de ce nom et admettons. Il n’est effectivement pas évident d’une course à l’autre de se rappeler du prix du paquet de lardons ou du pot de Nutella ®[v]. Par contre, il est beaucoup plus aisé de se rappeler le montant global du caddie d’une semaine sur l’autre. Et si l’on a la mémoire qui flanche, il suffit de se replonger dans ses vieux relevés de compte bancaire. Si vous payez votre caddie 100 euros aujourd’hui et que l’inflation a bien été de 2% par an en moyenne, alors votre caddie de 2002 (à situation familiale équivalente) devait être d’environ 83€. Jugez par vous-même. 
Oui, mais … nous dit l’INSEE : « l'indice des prix prend en compte la baisse de certains produits, en particulier les ordinateurs et l'électroménager ». Les ménages modestes, qui n’ont pas toujours un ordinateur et qui change leur électroménager uniquement lorsqu’il est à bout de souffle (et encore, si leurs finances le permettent) seront ravis de l’apprendre. Et d’ailleurs, même pour les revenus plus aisés, le changement de leur matériel informatique ou leur machine à laver n’intervient pas tous les quatre matins. Ce qui est important à prendre en considération sur ce point est le coefficient de pondération qui est appliqué à ces produits par rapport à ceux qui sont absolument nécessaire au bien-vivre des familles. Nous y reviendrons un peu plus bas. 

Subjectivité du calcul de l’inflation. 

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