L'arnaque du calcul de l'inflation (partie 2/2) - par L'Œil de Brutus

  • Par arsin
  • Le 01/12/2012
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Par L'Œil de Brutus, sur son blog
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 Retrouver la première partie de cet article : cliquer ici. 
Le vif du sujet : la part des différentes dépenses dans le calcul de l’inflation

Le site de l’INSEE permet d’avoir accès la courbe suivante d’évolution de l’inflation de ces douze dernières années :

Diapositive1-copie-3.JPG


En première approche, on se dirait donc que la BCE a bien son travail : l’inflation demeure maîtrisée et inférieure à 2%. Mais il faut aller plus loin. Car lorsque l’on trouve les coefficients de pondération utilisés on peut être estomaqués :

Diapositive2.JPG

Vous lisez bien : la part des loyers dans les dépenses des ménages est évaluée à 5,9% (autant que les restaurants et à peine plus que l’ameublement ou l’habillement). Pourtant, l’association nationale d’information sur le logement l’évaluait en 2008 à 34% pour les ménages parisiens[i], et avec la crise économique, il est plus que probable que ce taux a largement augmenté. Pour l’ensemble de la France, la commission des comptes du Logement l’évalue à 22,3 % en 2010[ii]. Bref, on peut multiplier les statistiques : le quota pris en compte par l’INSEE est à mille lieux de la réalité et en frise le ridicule. Les dépenses énergétiques (Electricité, gaz, fioul) sont du même registre. Et évidemment, pour compenser cela, d’autres dépenses (santé, loisir, restaurant, habillement, ameublement, services récréatifs, « autres dépenses[iii] ») sont artificiellement gonflées. 
Prenons le cas d’un ménage gagnant 30 000€ par an, c’est-à-dire composé d’un couple (avec ou sans enfants) dont les deux conjoints travaillent à un salaire légèrement au-dessus du SMIC, ce qui doit correspondre peu ou prou à la situation médiane des ménages français[iv]. Dans ce cadre là, et en prenant le modèle de l’INSEE, leurs dépenses annuelles seraient :

Diapositive2.JPG

Là encore, vous avez bien lu. Notre ménage médian s’est trouvé un logement à 147€/mois (même les marchands de sommeil ne doivent être guère en-dessous) et par contre se paye le luxe de dépenser 1770€ par an en restaurants, 1410€ en fringues et pour 1710€ de meubles … Le modèle de calcul de l’inflation de l’INSEE ne colle donc bien sûr absolument pas au mode de vie de ce ménage médian, ni même à celui de l’immense majorité des Français. Mais alors pour qui un tel modèle pourrait-il être indicatif ? Pour ceux qui sont propriétaire de leurs logements et ne payent plus (ou presque plus) de crédits dessus et dont l’importance des revenus leur permet d’en consacrer une part substantielle aux dépenses qui ne sont pas de premières nécessités. C'est-à-dire même pas les classes moyennes supérieures en activité (qui le plus souvent ont acheté leur logement à crédit), mais les classes moyennes supérieures à la retraite (qui ont finit de payer leur crédit) et surtout la frange la plus riche, les fameux 1% de Joseph Stiglitz[v] (nous y reviendrons plus bas). 
Néanmoins, l’INSEE met à disposition un simulateur qui permet de définir soi-même la répartition de ses dépenses. On peut donc effectuer une simulation en prenant des critères qui se rapprocheraient davantage de la réalité. Ce qui donne ceci[vi] :
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