"L'Aube Dorée" ou l'analyse de l'attraction du nazisme - par Michel Baran

  • Par arsin
  • Le 17/05/2012
  • Commentaires (5)

Par Michel Baran, sur son blog

http://restauratiionduroyaumedefrance.over-blog.fr

On approuvera ou pas les opinions chrétiennes de Michel Baran, et ses propositions, mais son article est intéressant pour comprendre l'opposition spécifiquement chrétienne au nazisme, et sur les raisons, pas toutes nationalistes, de l'adhésion au nazisme, même dans un pays aussi peu "aryen" que la Grèce. Ce qui peut nous confirmer dans une chose : le régime hitlérien portait bien mal son nom de "national-socialiste" : il n'était pas socialiste, et beaucoup plus que nationaliste.

http://s1.lemde.fr/image/2012/05/07/540x270/1697164_3_2189_nikolaos-michaloliakos-chef-de-l-aube-doree_d775d4881f6ddf90fd0905630dd21e6d.jpg

Nikolaos Michaloliakos, chef du parti "Aube Dorée" (au centre de la photo)

http://www.xryshaygh.com/index.php/kinima 

 

http://www.30giorni.it/articoli_id_5375_l4.htm 

 

http://www.heresie.com/wewelsburg.htm

 

Le parti grec d’extrême-droite « Aube Dorée » est qualifié de néo-nazi. Sachant que notre presse affectionne les hyperboles, j’ai voulu aller à la source même de l’information, et donc au manifeste « d’Aube Dorée ».

L’enquête fait frissonner l’honnête homme...

 

Ainsi le second point préconise la réforme de la société ET de l’homme. Ce qui est l’apanage des systèmes totalitaires (lire les travaux d’Hannah Arendt).

 

Le 4° points préconise de nouvelles valeur éthiques. Ce qui, en termes choisis, désigne le rejet de la morale commune basée sur le décalogue et l’évangile!

 

Le 9° point contient pour la première fois le mot « race » et le 10°  celui « d’homme supérieur ».

 

Comme le premier nazisme, « l’Aube dorée » mêle habilement racisme et vocabulaire socialisant...

L’opinion commune croit que le nazisme est un patriotisme, ou nationalisme (je ne fait pas de différence entre ces termes), excessif. Or le nazisme est tout sauf une politique, tout sauf un patriotisme.

Le nazisme est supranational puisqu’il est raciste. S’il eut une coloration germanique et/ou pangermanique, c’est à cause de la conjonction de circonstances militaro-politiques et d’un fond mystique et légendaire exploité de façon criminelle.

Ainsi le montrent les mythes de l’origine paganisés (Thulé, l’Hyperborée, l’Atlantide) qui auraient pu tenir le rôle spirituel du paradis biblique, mais paganisé, qui aurait mobilisé les forces spirituelles dans un cadre socratique.

Mais l’essence profonde du nazisme est mystico-religieuse, luciférienne, en opposition avec Dieu, ce qui rend possible sa renaissance idéologique virginale dans de nouveaux habits, y compris chez des peuples qui en ont cruellement souffert.

Pour comprendre ce qui sera expliqué plus bas, il est INDISPENSABLE de lire les articles référencés en tête du document.

 

Le triptyque sur lequel repose l’idéologie politico-mystique du nazisme est:

a) La perte d’une « pureté originelle » sans qu’il y ait faute, par le simple fait que le temps passe et que l’efficacité et la beauté des choses dépérissent inexorablement; ce dont se fait l’écho Platon dans plusieurs de ses dialogues.

On peut dès lors comprendre la révolte ontologique que certains éprouvent devant l’inexorable.

b) La mystique nazie, contrairement aux monothéismes, nie la faute originelle et préconise la restauration de l’ancien ordre par la volonté purement humaine, tout en acquèrant des pouvoirs divins, C’est l’illustration biblique de la tour de Babel, ou grecque de Prométhée puni par les dieux pour avoir volé le feu, qui chauffe, éclaire et transforme la matière.

Prométhée est la figure de l’initiateur, archétype de l’homme adémocratique, qui deviendra antidémocratique. Il incarne le « Furherprinzip » mi-homme mi-dieu qui fait descendre le Ciel sur terre au lieu de participer à l’assomption de l’humanité, donc à son amélioration par l’obéissance à Dieu et à ses lois.

L’élite nazie prétendait restaure l’ancien ordre, ou prétendu tel, par des initiations mystiques utilisant d’une façon particulière les forces naturelles par les facultés humaines corrompues par l’ego.

Ce moyen de faire de la politique est d’essence antidémocratique parce que les pouvoirs (réels) sont très longs à maitriser et très dangereux, d’où l’impossibilité que l’humanité soit entièrement initiée. Surtout dans son état spirituel actuel (les mêmes pouvoirs pouvant être bénéfiques ou nocifs).

 

c) même si c’est horrible à dire, le mysticisme nazi avait besoin du racisme pour mobiliser les énergies en vue d’une prétendue restauration de l’ancien ordre qui n’était qu’une reconstruction à partir d’un paradigme imaginaire fait de bric et de broc.

L’occidental ne peut ni ne veut adhérer au fatalisme platonicien qui se borne à constater la décrépitude des choses. Il lui faut un où plusieurs responsables identifiables.

Se pensant le plus civilisé, le blanc, et particulièrement le blanc d’Europe se voit comme supérieur aux autres blancs, sémites, caucasiens d’Asie russe; et donc plus pur, sur le model des métaux précieux. D’où le mythe de la dégénération physique qui donne le concept de race pour repérer les « dégénérés » qui, en se mariant avec des personnes « saines », contaminent le peuple.

Les blancs étant « la » race élue par la nature, conservatrice de la « pureté raciale », elle ne supportait pas une autre « race élue » qui n’était pas de l’ordre naturel, mais spirituel et intellectuel; ce qui donna l’invention de la « race juive » par des penseurs pré-nazis comme Gobineau, Grodeck ou Le Bon.

Race intellectuelle, donc antinaturelle, qui ne reconnait pas la loi naturelle des instincts, mais la loi sur-naturelle de la conscience éclairée par la foi en un océan d’amour nommé Dieu qui ne demande qu’à vivre en nous.

 

Le combat entre le mysticisme nazi et la civilisation, malgré d’éclatantes victoires à ses débuts; était perdu dès le putsch de Munich parce que tous les adhérant du NSDAP n’étaient pas des initiés ou des païens mais des nationalistes enragés à qui il restait un fond de christianisme, fils du judaïsme, qui aida les allemands une fois dégrisés par les défaites, à se ressaisir et irrigua le Reich de groupuscules identiques à " la rose blanche ".

 

 

J’ai essayé d’analyser aussi complètement que succinctement la fascination qu’exercent les éléments doctrinaux peu connus, voir méconnus afin de lutter contre l’immonde bête.

Mes propositions n’ont rien d’originales:

- Une bonne éducation morale, religieuse et culturelle;

- Le respect inconditionnel des souverainetés nationales;

- La fixation d’un quota d’heures aux télévisions publiques européennes de programmes extra-européens;

- Interdiction des partis néonazis dans toute l’UE.

Commentaires (5)

1. Boreas (site web) 17/05/2012

Oui, on sent bien que le grand danger de notre époque, c'est le nazisme.

Je vois des croix gammées partout.

Surtout dans les médias du "Système", pour effrayer les gogos et les inviter à "bien" voter, c'est-à-dire à voter pour les partis qui prônent, eux, la tolérance, le vivre-ensemble, la supranationalité "démocratique", l'immigrationnisme massif, etc.

Et les gogos de crier haro sur l'hydre nazie, oubliant qu'un épouvantail, ce n'est pas une menace réelle, mais un outil qui sert à éloigner les oiseaux d'un champ dont l'agriculteur veut garder les produits pour lui seul.

L'agriculteur ne les remercie même pas, ces idiots utiles.

Il sait bien, lui, qui est le vrai "nazi" et s'amuse de passer inaperçu.

Au fait, notre nouveau Président vient de rendre hommage au nazi Jules Ferry, qui estimait que les "races supérieures" avaient "le devoir de civiliser les races inférieures" :

http://expositions.bnf.fr/socgeo/pedago/t21.htm

Ah mais pardon, j'oubliais que rappeler cela est "le sortir de son contexte", c'est "anachronique" :

http://www.lalsace.fr/actualite/2012/05/15/hollande-place-son-entree-sous-le-patronage-de-jules-ferry-et-marie-curie

Il n'existe qu'une seule bonne catégorie d'épouvantails. Ceux auxquels on est prié de croire au journal de vingt heures. Les autres ne sont pas agréés.

Alors, que sous prétexte d' "antiracisme", tous les partis politiques français prétendent aujourd'hui imposer au peuple français un véritable remplacement, via une immigration massive et une indistinction ethnique obligatoire, soi-disant "républicaine", dont la contestation est, sinon un délit, du moins un sujet de réprobation morale unanime de la part de nos zélites, peu importe. Tout cela n'a rien de "nazi", on vous prie de croire que ce n'est que l'expression de la fraternité, voyons. Très catholiquement conforme.

Non, c'est sûr, la bête immonde, la seule, la vraie, c'est un parti grec qui fait 7% aux élections dans un contexte de semi-anarchie pas du tout imputable à des zélites tout aussi fraternelles que chez nous...

2. arsin (site web) 17/05/2012

Lorsque je publie un article, ce n'est pas forcément que je partage entièrement l'avis de son auteur, et je l'ai écrit en commentaire de cet article, en en-tête. Mais ce qui me semble intéressant, c'est la vision catholique du nazisme. Je me demandais depuis longtemps pourquoi certaines régions à forte tradition catholique semblaient peu attirées par les formations dites d'extrême-droite. Ce texte me répond en partie. Après, je ne dis absolument pas, en publiant ce texte, qu'"Aube Dorée" est le sujet politique n°1 en Europe...

3. Boreas (site web) 17/05/2012

Mon commentaire s'adresse à l'auteur de l'article, pas à l'ARSIN.

Mais puisque vous parlez de l'avis de l'ARSIN, j'ai souligné ailleurs, en citant une étude :

http://www.persee.fr/articleAsPDF/polix_0295-2319_2002_num_15_60_1247/article_polix_0295-2319_2002_num_15_60_1247.pdf

... qu'il n'existe pas (voir pages 202-203, soit pages 12-13 du PDF) d' "opposition spécifiquement chrétienne au nazisme".

Ce sont surtout des protestants qui ont voté pour le NSDAP. Des catholiques, moins.

En réalité, l'hitlérisme a quelque chose de très chrétien. C'est un messianisme, une lutte des bons contre les méchants sous la conduite d'un guide, un peu comme le libéralisme et le communisme, et ce ne sont pas les simagrées néo-païennes et pseudo-ésotériques de Himmler & co. qui me convaincront du contraire.

Aucun "paganisme" n'a jamais voulu transformer "l'homme", ni imposer une vision binaire du monde.

La lutte du Bien contre le Mal, c'est au contraire tout à fait chrétien et, dans les laïcisations de cet antagonisme, les idéologies que je viens de citer ne manquent pas non plus de diables et de sauveurs...

4. arsin (site web) 17/05/2012

Quand je parlais d'"opposition spécifiquement chrétienne au nazisme", je ne disais pas que TOUS les chrétiens sont antinazis, mais que certains sont antinazis et le justifient fondamentalement par leur interprétation du christianisme. Et l'article de M. Baran me semble faire cette distinction entre le "Prométhée" qui prétend élever l'Homme au-dessus de sa condition, et le "Messie" qui ne fait qu'annoncer la volonté de Dieu, Dieu auquel l'Homme reste soumis. Concernant le "Bien et le Mal", l'hitlérisme souhaitait plutôt s'affranchir de ces notions.

5. Boreas (site web) 28/05/2012

Sur L'Aube Dorée, ce qui importe est dit ici :

http://www.youtube.com/watch?v=B6K13LyObkM

Et ceci est également intéressant :

http://www.youtube.com/embed/depG_ZsIKW8

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×