L'école où on ne redoublera plus d'efforts - article de l'Oeil de Brutus

  • Par arsin
  • Le 02/07/2013
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Commentaire de Pablito Waal : L'arsin.fr étant un site de débat, il est de notre devoir de préciser que l'article de Brutus s'inscrit dans une polémique assez ancienne. Les partisans de l'abolition du redoublement exhibent souvent des études prouvant que des enfants qui ne redoublent pas s'en sortent mieux que ceux à qui on a fait prendre une ou plusieurs années supplémentaires. Encore faut-il être sûr que les enfants comparés étaient bien comparables (les enfants non-redoublants n'avaient-ils pas déjà des connaissances plus solides que les redoublants?), et il faut aussi prendre en compte l'effet démotivateur que l'absence de redoublement peut avoir sur les élèves en général. Pour les positions anti-redoublement, voir ici ou .


Le redoublement en question

Suppression du redoublement : cassons le thermomètre, nous n'aurons plus de température - par L'Oeil de Brutus

Dans une relative indifférence, l’Assemblée nationale vient de voter la quasi suppression du redoublement scolaire. On relèvera au passage la très molle opposition de la droite décomplexée (UMP) à ce texte présenté par la droite complexée (PS), confirmant ainsi bien leur convergence idéologique.

Plutôt que de s’intéresser aux causes de ces redoublements (méthodes d’enseignement, moyens alloués, autorité professorale – notamment vis-à-vis des parents, dégradations des situations socio-familiales des enfants, etc.), on décide donc de se débarrasser du thermomètre. Ainsi, l’éducation nationale n’aura plus de température et l’on pourra voire les enfants en difficultés accumuler leurs retards et leur mal-être de classe en classe. Avec cette mesure, conjuguée à la suppression des notes, il sera donc possible de poursuivre son cursus scolaire sans absolument aucun lien avec les apprentissages requis. Si on poursuit la logique jusqu’au bout, la France pourra ainsi s’enorgueillir d’ingénieurs incapables de faire une addition ou de professeurs de lettres analphabètes[i]. Et surtout, pire encore, de citoyens qui n’ont aucune conscience de ce qu’est la Cité. Le retour à l’état de nature tant chéris par ces post-rousseauistes libertaires et/ou libertariens.

Car il y a derrière cette mesure une forte consonance idéologique qui s’appuie sur un axiome simple, pour ne pas dire simpliste, hérité d’une lecture potache de Jean-Jacques Rousseau : l’homme naît naturellement bon, c’est la société qui le corrompt[ii]. Supprimons donc toutes les règles sociales, et nous retrouverons donc l’homme dans sa bonté originelle. Il faut une sacrée méconnaissance de l’homme en général, et des enfants en particulier, pour croire à de telles inepties[iii] ! Appliquons donc la même logique à la Justice : on supprimera donc toutes les condamnations judiciaires, nous n’aurons ainsi plus de délinquance. C’est d’ailleurs déjà partiellement le cas lorsque l’on constate qu’une bande de voyous peut, dans une quasi impunité, terroriser tout un train du RER D dans un remake de western de mauvais goût.

Lire la suite sur le blog de l'Oeil de Brutus

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