L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme (Max Weber) : présentation par l'Oeil de Brutus (partie II)

  • Par arsin
  • Le 24/06/2013
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L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme (4/6) : les différentes sectes protestantes - par l'Oeil de Brutus

Le piétisme

Au sein de calvinisme, il est difficile de tracer une frontière entre piétistes et non-piétistes (page 148). L’une des grandes particularités du piétisme par rapport aux autres dérivés du calvinisme est qu’il relativise le poids de la prédestination[i] : les fruits de la Foi (chez l’homme) peuvent mûrir avec le temps, le savoir est secondaire et l’homme se réaliser par la piété[ii] (page 149). En outre, les piétistes jauge la prédestination avec une certaine méfiance car ils estiment qu’elle peut mener au fatalisme (page 154).

Le méthodisme

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L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme (5/6) : le protestantisme et la culture, l'argent et le capitalisme - par l'Oeil de Brutus

Le protestantisme et son rapport à la richesse

Calvin condamnait la richesse bourgeoise (page 187). Mais ce n’est pas la richesse en elle-même qui est condamnée, c’est sa jouissance et le repos dans sa possession (page 188). En effet, le repos éternel des saints est dans l’au-delà, sur terre l’homme doit se consacrer à la besogne que lui a assignée son Créateur. « Gaspiller son temps est donc le premier, en principe le plus grave, de tous les péchés. (...) Le temps est précieux, infiniment, car chaque heure perdue est soustraite au travail qui concourt à la gloire divine » (page 189). Le travail devient donc le but même de la vie et le verset de saint Paul en est l’illustration : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus ». Et les Mormons de poursuivre : « Un indolent ou un paresseux ne peut être un chrétien, ni être sauvé. Il est destiné à être piqué à mort et rejeté hors de la ruche » (page 191). Le travail et la quête de richesse deviennent donc une fin en soi et ne sauraient avoir pour but de vivre plus tard de ses rentes dans l’oisiveté (page 197).

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L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme (6/6) : les sectes protestantes et l'esprit du capitalisme - par l'Oeil de Brutus

Pour Max Weber, la différence principale entre la secte et l’Eglise réside dans le fait que la secte exige une adhésion morale de ses membres, tandis que l’Eglise regroupe des membres qui y sont « nés » et sur lesquels elle fait resplendir sa « grâce » (page 236). C’est donc pourquoi la discipline des sectes s’avèrent être beaucoup plus exigeante que celle des Eglises, ce qui la rend comparable à la discipline monastique, ramenant en cela à l’élément relevé précédemment selon lequel les sectes protestantes supprimaient l’ordre monacal pour transformer l’ensemble de communauté en moines, « une cléricalisation du laïcat » (page 253).

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