L’Euro et la croissance - par Jacques Sapir

  • Par arsin
  • Le 07/10/2013
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Par Jacques Sapir, sur son blog

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Les discours d’experts ont annoncé pendant de nombreuses années que la mise en place de l’Union Économique et Monétaire, autrement dit la « zone Euro », aurait des effets extrêmement positifs sur l’économie des pays membres. Des travaux relativement récents et très solidement argumentés viennent contredire ces affirmations.

Discours et illusions initiales

L’illusion qu’une zone monétaire caractérisée par une monnaie unique, comme l’Euro, donnerait naissance à une augmentation très forte des flux commerciaux entre les pays de cette zone monétaire a été fortement répandue. Ceci provenait de travaux tant théoriques qu’empiriques, en particulier ceux d’Andrew K. Rose.

Ces travaux, qui étaient fondés sur un modèle de gravité, accordaient une très grande importance à la proximité géographique des partenaires. Donnant naissance à ce que l’on a appelé l’« effet Rose » et à une littérature extrêmement favorable aux Unions Monétaires, ils décrivaient les monnaies nationales comme des « obstacles » au commerce international. L’intégration monétaire devait provoquer une meilleure corrélation du cycle des affaires entre les pays. Cette intégration monétaire devait aussi conduire à une accumulation des connaissances conduisant à une forte augmentation de la production et des échanges potentiels.

En un sens l’Union monétaire allait créer les conditions de réussite de la « Zone Monétaire Optimale », dans un mouvement qui semblait devoir être endogène. D’où les déclarations de divers hommes politiques, aujourd’hui fameuses, affirmant que l’Euro allait conduire, de par sa seule existence, à une forte croissance pour les pays membres. Jacques Delors et Romano Prodi ont ainsi affirmé que l’Euro allait favoriser la croissance européenne de 1% à 1,5%.

À la suite de ces travaux, d’autres recherches étaient réalisées raffinant les hypothèses utilisées par Rose, et aboutissant à une forte réduction de l’ampleur des effets positifs de l’Union Monétaire ; néanmoins ceux-ci restaient élevés, avec un effet d’accroissement du commerce entre les pays membres de la zone qui était compris entre 20% et 40%. Il ne faisait alors aucun doute, dans l’esprit de ces experts, que l’introduction de l’Euro aurait un effet extrêmement positif sur l’économie des pays membres.

Doutes et critiques

Lire la suite sur le site de Jacques Sapir

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