L’hommage presque unanime à Pierre Mauroy - par Joe Liqueur

  • Par arsin
  • Le 21/06/2013
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Par Joe Liqueur, sur son blog

J’ai découvert ces jours-ci avec grand plaisir que le blogueur Yann avait repris ses activités, et même qu’il partageait à peu près mon point de vue sur le mariage civil - ce qui ne m’a pas vraiment étonné car je connais ses penchants modernistes. Et du coup je me dis que je dois m’y remettre aussi… quitte à me contenter de quelques réflexions diverses. Au fait, on attend toujours le retour de Malakine, qui devait nous parler de sa « nouvelle orientation ». Franchement, vous savez que je n’ai guère d’affinité avec le Front « national », mais lire Malakine sur le sujet, après qu’il a franchi cette sorte de Rubicon, ce serait carrément intéressant. Je dis ça je dis rien.

L’adieu à Pierre Mauroy
Je commencerai par relever ce message très sobre et digne du Che, qui se refuse clairement à accabler le défunt en dépit des désaccords colossaux qu’il a pu avoir avec lui. Je devrais peut-être m’en inspirer, mais d’une part je ne prétendrais sûrement pas me comparer au citoyen Chevènement, d’autre part je préfère tout de même suivre le précepte souvent cité par le blogueur Descartes : « On doit des égards aux vivants, aux morts nous ne devons que la vérité » - voir par exemple ce billet assez juste (en dépit d’une tonalité un peu réac, habituelle chez cet auteur) à propos de la mort de Clément Méric.

La vérité, quelle est-elle ? A vrai dire elle est bien connue : en 1983, il fallait choisir entre la souveraineté du peuple français et la « construction européenne » ; choisir entre la démocratie et le serpent monétaire européen ; choisir entre le mandat confié par le peuple (à savoir essentiellement – déjà ! – le plein emploi) et « l’Europe ». Mauroy a choisi « l’Europe », contre Chevènement (qui avait eu la dignité de démissionner), et aussi contre Mitterrand – le président n’était sans doute pas vraiment de gauche et encore moins socialiste [1], mais il avait par ailleurs trop d’orgueil pour accepter facilement que sa souveraineté, y compris monétaire, soit contrainte par des engagements extérieurs ; on peut dire hélas qu’il est bien rentré dans le rang par la suite. C’est Jean-Louis Borloo qui l’a rappelé le jour de la mort de l’ancien premier ministre : « Il est celui qui a dit non à Mitterrand sur la sortie de l’Europe ». Eh oui, ce n’est pas seulement le « tournant de la rigueur » qui lui vaut cet « hommage unanime ». [MAJ 12/06/2013 : sur le sujet, voyez aussi cet article de David Desgouilles qui remet bien les choses et les gens à leur place - c'est-à-dire, pour ce qui concerne Mauroy, à droite.]

Lire la suite sur le blog de Joe Liqueur

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