L’Union Européenne mise à mal par le peuple espagnol - par le Cercle des Volontaires

  • Par arsin
  • Le 01/10/2012
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Par le Cercle des Volontaires

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Après la Grèce, une partie des espagnols semblent prêts à se débarasser de leurs gouvernants, comme le souhaiterait aussi Yann...

L’État espagnol a tremblé mardi 25 septembre, alors que des milliers de manifestants s’étaient donnés rendez-vous dans la capitale pour encercler et tenter de prendre le Congrès (l’équivalent de notre Assemblée Nationale). 1 500 policiers antiémeutes étaient mobilisés pour contenir la colère populaire.

La raison de cette insurrection est très claire : les espagnols s’estiment trahis par leurs élites politiques, qui ont légué les rênes de pouvoir à la Troïka : Banque Centrale Européenne, Parlement Européen, et Fond Monétaire Internationale. Il s’agit de la même Troïka qui a imposé un austérité des plus drastiques à la Grèce, plongeant ce pays dans un désastre économique. On comprend que les espagnols se méfient comme de la peste des prescriptions de cette Troïka

Les grecs avaient plusieurs fois encerclé leur Parlement l’année dernière, en juin et en septembre notamment. Mais les espagnols ont clairement affichés leur intention d’aller plus loin, et de rentrer dans le Congrès. Ce n’était pas un secret pour la police, qui a ainsi pu se préparer. Les rues autour du Congrès étaient bloquées (voir schéma).

À 18h00, on parle de véritables marées humaines, comme à Madrid, Barcelone ou Séville. On parle de dizaines de milliers de personnes qui se sont mobilisés, malgré la tension prévisible, palpable en cette journée baptisée « 15S ». Voici la photo du rassemblement

Les nombreux manifestants sont restés pacifiques, mais les forces antiémeutes ont perturbé la manifestation à partir de 19h00. Les coups de matraque pleuvaient, y compris sur des manifestants levant les bras en signe d’opposition pacifique. Voici un photo de la place Neptune, à Madrid, à 20h45 :

Vers 21h15, la police ouvre le feu avec des balles en caoutchouc ; vers 23h15, soit deux heures plus tard, les manifestants sont totalement repoussés, un repli vers la place Puerta Del Sol est donc décidé.

La force de l’état, censée être légitime, c’est-à-dire utilisée à juste titre et de manière proportionnée, est ici illégitime. En effet, elle utilisée pour protéger des décisions politiques majeures dont les espagnoles ne veulent pas, ce qui est très gravement antidémocratique. De plus elle est utilisée de manière disproportionnée, car les manifestants espagnols, bien que très remontés, sont restés pacifiques, et l’utilisation d’armes non-létales (coups de matraques, balles en caoutchouc, …) était disproportionné face au comportement des manifestants. Voici une vidéo montrant la manifestation vers 22h20, je vous laisse juger de l’état de nos « Démocraties »

Pour l’instant, les matraques sont plus fortes que l’opposition pacifique. Mais pour combien de temps encore ? Le peuple saura-t-il à la fois rester pacifique, et reprendre le pouvoir à une élite politique globalement corrompue ?

Les dirigeants ne pourront pas longtemps placer leurs soldats de plomb en première ligne, car bien qu’en partie conditionnés, les forces de l’ordre font partie du peuple, et se lasseront très vite d’être la seule réponse concrète apportée par les différents gouvernements.

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