La Bulgarie des origines à nos jours - par Nationaliste Jacobin

  • Par arsin
  • Le 18/09/2013
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Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : ce texte est la première partie d'une série que l'auteur consacre à ce pays.

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Ayant séjourné dans la péninsule balkanique récemment, j’entame une série d’articles consacrée à cette région d’Europe qui m’a toujours beaucoup intéressé. Comme passionné d’histoire antique, la civilisation grecque, bien sûr, occupe une place importante dans mes préoccupations. Mais les civilisations byzantine et slaves suscitent également ma curiosité depuis longtemps. Sur ce blog, il a plusieurs fois été question de la Serbie, un pays qui a beaucoup défrayé l’actualité dans les années 90 et 2000. L’essentiel de mon périple dans les Balkans s’est déroulé dans un pays voisin, la Bulgarie, un état discret et plutôt méconnu en France. Pourtant, on verra que la Bulgarie a joué un rôle important au Moyen-Âge, et que l’ensemble des peuples slaves lui doit au final beaucoup. Bien que très influencée par ses voisins au cours de l’histoire, la Bulgarie a cependant un fort particularisme, même au sein des peuples slaves. Plus méditerranéen, très proche du monde grec et longtemps arrimé à l’empire ottoman, le pays a certes subi l’influence russe au XIX° siècle, dans le cadre du panslavisme, puis au XX° sous la domination communiste (qui a revêtu une certaine forme d’impérialisme russe malgré tout), mais entretient des rapports complexes avec le « grand frère » russe, auquel elle disputait la direction du monde slave et orthodoxe du temps de sa splendeur. En tout cas, les liens tissés par l’histoire sont moins fraternels que ceux que le voisin serbe entretient avec la Sainte Russie. Tout le monde sait que la Bulgarie fait partie de l’Union européenne depuis 2007.

Ce que l’on sait moins, c’est qu’elle est membre de l’Organisation internationale de la francophonie depuis 1993. Et j’ai pu constater à quel point la francophonie est négligée par nos dirigeants. La France pourrait, je crois, travailler à renforcer ses liens avec des pays comme la Bulgarie, mais j’ai l’impression qu’elle ne fait pas grand-chose. D’ailleurs l’enseignement du français se serait effondré en Bulgarie, du moins dans le secondaire, depuis l’adhésion du pays à la francophonie ! Et ce malgré la présentation optimiste du site de l’Ambassade de Bulgarie en France. Bien sûr, les raisons dépassent largement la seule question des choix politiques français, mais nos gouvernants manquent de volonté pour assurer le rayonnement culturel de notre pays. On nous bassine sans arrêt avec la sacro-sainte « amitié franco-allemande ». Je suis favorable à une bonne entente entre les peuples allemand et français, mais je trouve que ce rapport privilégié tend à inhiber nos relations avec les autres nations d’Europe. Il n’y a pas que l’Allemagne en Europe. C’est pourquoi je suis partisan d’une réorientation partielle de notre diplomatie vers l’Europe du Sud, en particulier l’Italie avec laquelle nous avons des intérêts communs, et l’Europe de l’Est. La Roumanie, la Bulgarie, la Moldavie, la Grèce, la Macédoine et l’Albanie sont membres de la francophonie. Pourquoi ne pas utiliser cet instrument pour approfondir nos relations avec ces pays ? Parallèlement, je pense que ces peuples devraient être plus étudiés et mieux connus en France. On nous parle d’Europe à longueur de temps. Comment se fait-il que les seules langues européennes proposées dans l’enseignement secondaire soient l’anglais, l’espagnol et l’allemand, et dans une moindre mesure l’italien et le portugais ? Je suis favorable à une amélioration du panel de langues vivantes européennes proposées dans l’enseignement. Il ne s’agit évidemment pas d’ouvrir des sections de bulgare et de roumain dans tous les collèges de France. Mais on pourrait, par exemple, fixer une règle pour que, dans chaque département, une petite dizaine de langues européennes soit proposée. Après, il faudrait sans doute envisager que certains professeurs enseignent plusieurs langues. Et pour donner envie d’apprendre ces langues, moins courantes, moins utiles à première vue, il y aurait tout un travail à mener pour faire connaître ces pays et leurs cultures. Tout cela constitue un vaste chantier.

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