La fondation Robert Schuman aime la crise - par Edgar

  • Par arsin
  • Le 29/10/2013
  • Commentaires (0)

Par Edgar, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : dans la fin de l'article, j'ai un doute sur la plausibilité d'une "communautarisation  [au niveau européen] de l'assurance-chômage", ce qui reviendrait à ce que les allemands supportent le coût des chômeurs que l'euro-mark crée chez leurs clients...

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"à terme l’objectif est bien d’aboutir à un Etat social européen intégré"

Dans une note du 21 octobre, la Fondation Robert Schuman parle du dahut de l'Europe sociale.

Le résumé de la note est un bijou de concision - sinon de syntaxe.

Premiers mots : "Après avoir réussi, avec les effets accélérateurs de la crise, à forger des instruments fédéraux de pilotage de l’euro – Fonds et Mécanisme de Stabilité, lancement d’une Union bancairee -, franchi une étape majeure dans l’intégration des politiques budgétaires – Semestre européen, norme unique de déficit budgétaire – et permis l’évolution vers le statut de prêteur de dernier ressort, faisant de la BCE, une banque centrale à part entière".

Le lecteur pervers pourra relever que la crise c'est finalement pas si mal puisque ça permet d'accélérer la construction de l'état européen.

Mais la crise a deux effets gênants : "L’urgence de la question est posée [sic] par la nécessité de répondre aux attentes de nos sociétés minées par le chômage, surtout celui des jeunes mais aussi comme facteur de stabilisation et de pérennité de l’euro". La crise ça crée du chômage mais surtout ça menace l'euro, et ça c'est bien plus ennuyeux.

Il faut donc faire quelque chose.

La suite de la note revient sur les causes de la crise : "Une telle évolution pose la question de savoir si la zone euro a pour fin ultime de construire une véritable monnaie unique ou seulement un régime de taux de change fixe ajustable par la compression des salaires et des prix quand survient, comme ce fut le cas entre 2010 et 2012, la pression des marchés par le canal des dettes souveraines."

La note ne le dit évidemment pas explicitement mais cela valide ce que tout le monde sait : le régime de changes fixes qu'est l'euro n'est régulable que par la compression des salaires et l'austérité.

Bien entendu, la note ne le dit pas et, après ce demi-aveu, renvoie la faute sur les états européens, ces pelés :

"Les déséquilibres structurels des Etats membres de la zone euro doivent peu aux programmes d’austérité mais bien davantage aux politiques nationales qui, après avoir accompli les efforts requis pour adhérer à l’euro, ont entretenu à peu de frais les rentes sociales ou les bulles financières au lieu de mobiliser ce bien collectif qu’est l’euro pour entreprendre les réformes de structures nécessaires en vue de muscler la croissance potentielle à moyen terme."

En gros, il faut des efforts pour adopter l'euro, et après il faut des efforts pour supporter l'euro, mais tout ça n'est en rien la faute à l'euro.

Lire la suite sur le blog d'Edgar

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