La réforme de la finance selon Laurent Pinsolle

  • Par arsin
  • Le 11/01/2013
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Flot de liquidités et conséquences - par Laurent Pinsolle
Par Laurent Pinsolle, sur son blog
http://www.gaullistelibre.com/
Retenant les leçons du passé, les banques centrales ont globalement évité que l’absence de liquidités ne transforme la crise en une violente dépression économique, comme dans les années 1930 (à part dans quelques pays européens). Mais les politiques suivies ne sont pas sans poser d’autres problèmes. 
L’explosion du bilan des banques centrales
540 milliards de monétisation annuelle de la dette publique de plus : voici l’annonce faite par Ben Bernanke la semaine dernière, qui s’ajoute aux 480 milliards d’achat annuel de créances immobilières. La Fed n’y va pas avec le dos de la cuillière pour soutenir l’économie étasunienne. Ce programme correspond à environ 6% du PIB de monétisation pour l’année à venir, soit le même rythme que la Grande-Bretagne (375 milliards de livres en 4 ans). Et la Banque du Japon n’est pas en reste. 
Résultat, le bilan des banques centrales a explosé depuis le début de la crise. Celui de la Fed était inférieur à 1000 milliards de dollars début 2008. Il approche les 3000 milliards aujourd’hui et pourrait donc atteindre près de 4000 milliards fin 2013 selon Olivier Demeulenaere. La BCE a plus que doublé son bilan, mais en se concentrant sur la fourniture de liquidités aux banques (les 1000 milliards de fin 2011-début 2012), comme le souligne Evariste Lefeuvre, de Natixis, dans les Echos. 
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La dérisoire réforme bancaire de François Hollande - par Laurent Pinsolle
Par Laurent Pinsolle, sur son blog
http://www.gaullistelibre.com/
Pendant la campagne présidentielle, le candidat du PS s’était fait, le temps d’un discours,« l’ennemi de la finance », avant d’aller piteusement rassurer les marchés à Londres… Cela présageait d’une réforme bancaire a minima, ce que confirme le projet présenté en conseil des ministres. 
Beaucoup de bruit pour rien
Bien sûr, Pierre Moscovici a beau jeu de dire que son projet serait critiqué par les banques comme la gauche de la gauche, pour indiquer qu’il serait équilibré. Mais dans la réalité, autant on trouve de très nombreuses critiques du manque de radicalité de son projet, y compris de la part de personnes modérées comme Olivier Berruyer, autant le projet gouvernemental ne semble guère déranger un lobby bancaire qui ne s’émeut guère des mesurettes concoctées par Bercy. 
Reprenant une proposition britannique, le projet gouvernemental propose donc de séparer les activités de dépôt et d’affaires des banques dans des filiales différentes. Mais cette mesure est totalement illusoire. Tout d’abord, elle est déjà en partie en place, certaines banques ayant déjà créé des entités différentes pour faciliter leur gestion. En outre, cela ne change rien pour le risque global : l’une peut couler l’autre. Il faut revenir au Glass Steagall Act et à la stricte séparation des banques des années 1990. Nous n’étions pas en Albanie à cette époque, comme le soutient Olivier Berruyer. 
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Les principes d’une remise en ordre de la finance - par Laurent Pinsolle
Par Laurent Pinsolle, sur son blog
http://www.gaullistelibre.com/
Avant d’étudier plus concrètement les mesures à prendre pour remettre en ordre le système financier, il faut poser les grands principes et les grandes directions de cette réforme, sur la base du constat sur les problèmes posés par l’organisation actuelle du système monétaire et financier (partie 1 et partie 2). 
Reprise en main démocratique
C’est sans doute la première des priorités pour aboutir à une réforme juste. Il revient aux gouvernements de s’emparer de ces questions, et de proposer aux électeurs une véritable réflexion sur la crise financière ainsi que des solutions et ne pas laisser faire les banquiers dans les cénacles du type Bâle 3, qui accordent généreusement huit années aux banques pour s’ajuster. Assez logiquement vient la question fondamentale de l’indépendance des banques centrales. Elle n’allait pas de soit il y a 25 ans. Elle s’est imposée dans la zone euro car c’était le prix qu’imposait l’Allemagne à ceux qui voulaient partager leur monnaie avec elle et que tous les pays ont accepté sans bien y réfléchir. 
Pourtant, l’indépendance d’une banque centrale ne va pas de soit. Au contraire même, elle représente une immense remise en question des principes démocratiques. Car on ne voit pas bien pourquoi, s’il faut confier la gestion de la monnaie à des technocrates indépendants de tout contrôle du peuple, il ne faudrait pas le faire demain pour les budgets (ce que l’UE commence à instaurer d’ailleurs). Bref, comme le note très justement Joseph Stiglitz dans son dernier livre « nous devons reconnaître que les décisions d’une banque centrale sont essentiellement politiques ; elles ne doivent pas être déléguées à des technocrates ». C’est au ministre de l’économie et au gouvernement de trancher. 
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Pourquoi remettre de l’ordre dans la finance (1/2) - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

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Courant 2010, j’avais fait une série de papier sur la réforme de la finance, qui avait aboutit à 18 propositions concrètes, issues pour une grande partie de mes lectures. J’ai pensé utile de résumer à nouveau ma pensée sur le sujet pour synthétiser la critique de la situation actuelle avant d’attaquer les principes de la réforme, puis les propositions que l’on peut faire et enfin les moyens de les mettre en place.

 

Pourquoi remettre de l’ordre dans la finance (2/2) - par Laurent Pinsolle
Par Laurent Pinsolle, sur son blog
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Suite du papier publié hier. 
L’irresponsabilité des banques
Le problème du système actuel, par delà la génération d’une inégalité trop forte car socialement critiquabe et économiquement inefficace, et son instabilité chronique (une analyse déjà formalisée par les économistes keynésiens, mais aussi le Général de Gaulle, qui dénonçait « les rudes secousses et la somme énorme d’injustices » qui résultent du « laisser-faire et du laisser-passer »), c’est son irresponsabilité, qui va à rebours du libéralisme originel. C’est ce qu’on voit bien avec les banques que les Etats ne peuvent pas laisser faire faillite, aboutissant à une « privatisation des profits et une collectivisation des pertes » selon la bible des élites mondialisées et néolibérales, The Economist. 
Trop de laisser-faire a abouti à une déresponsabilisation choquante. Est-il normal que les banques qui accordent des prêts à des emprunteurs puissent ensuite revendre leur créance ? La question mérite d’être posée car ce simple fait est au cœur de la crise des subprimes. Quand une banque ne porte plus la créance qu’elle a accordée, elle n’a plus intérêt à se soucier de la qualité de l’emprunteur. S’il ne rembourse pas, c’est l’affaire soit de l’assureur (via des CDS) ou de l’institution qui a acheté sa créance (dans un CDO, un MBS…). Pire, la vente de ces créances permet d’en engager encore plus, augmentant encore le risque pour le système globalement, mais de manière très opaque. 
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