La SNCF malade des directives et des traités européens - par David Boudret (UPR)

  • Par arsin
  • Le 14/07/2013
  • Commentaires (0)

Par David Boudret, sur la page Facebook de François Asselineau

Commentaire de Pablito Waal : un point de vue intéressant, alors que les critiques contre l'entreprise publique elle-même ont commencé à fuser, notamment sur le fait que les chemins de fer français seraient en fait plus dangereux qu'au pays de la privatisation, j'entend par là le Royaume-Uni, où les défauts de sécurité avaient été pourtant tant décriés. Des affirmations, venues du camp libéral, qui montrent surtout la malhonnêteté de leurs auteurs : s'il y a plus de morts sur les rails en France qu'au Royaume-Uni, c'est largement dû aux passages à niveaux et aux présences de personnes non-autorisées sur les voies. Les français ont des comportements plus dangereux sur la voie publique que leurs voisins d'outre-Manche, et il n'y a pas de raison que cela soit inversé lors des traversées de passages à niveaux. Passages qui sont sous la responsabilité de la SNCF, nous disent ses contempteurs libéraux, oubliant un de leurs propres principes : la responsabilité de chaque individu sur ses propres actes, avant d'imputer quoi que ce soit à une organisation. Les tragédies comme celles de Bretigny sont extrêmement rares par rapport à l'ampleur du trafic (et la longueur des voyages, supérieure en France vis-à-vis d'Albion, géographie oblige), trop rares pour que l'on puisse en tirer des conclusions statistiques. En revanche, et c'est que D.Boudret, adhérent UPR et auteur de cet article, tend à minorer, la SNCF a connu des désastres comptés en dizaines de morts dans les années 80, dont celle de la Gare de Lyon en 1988. Le fait que ces tragédies soient devenues rarissimes depuis 25 ans doit inviter à penser que l'entreprise publique est réformable, pas seulement en mal comme la lecture du texte qui suit peut le laisser penser.

 

L'accident du train Intercités Paris-Limoges, survenu le vendredi 12 juillet 2013 en gare de Brétigny-sur-Orge,  a fait 6 morts et une trentaine de blessés. Selon les premiers résultats de l'enquête, cet accident est dû à une défaillance de l'éclisse (pièce métallique lourde à l'intérieur d'un aiguillage).

La réaction publique au drame de Brétigny-sur-Orge nous rappelle à quel point les Français sont attachés à leur système de transport ferroviaire, et à quel point aussi les défaillances de celui-ci les touchent.

La SNCF a été créée en 1937 comme une société d'économie mixte par actions. Elle fut constituée de la fusion des 5 grandes compagnies concessionnaires de chemin de fer ( Nord, Est, Paris-Orléans, Paris-Lyon-Méditerranée, et Midi ), ainsi que des deux réseaux d'État de l’époque ( État et Alsace Lorraine ). Le capital de cette nouvelle SNCF fut répartie entre l'État (pour 51% ) et les anciennes compagnies ( pour 49% ). Ce fut donc une nationalisation des chemins de fer.

La SNCF regroupait alors tous les corps de métiers et assurait un fonctionnement total et autonome de toute sa structure : depuis l'entretien du matériel roulant, des voies, des gares, des caténaires et du système de télécommunication téléphonique interne (du réseau informatique depuis lors) et cela jusqu'à la conduite, les postes d'aiguillages, les gares, le service commercial et les opérations de contrôle. Le budget de la société était global, ainsi que la gestion de tout le système.

Lire la suite sur la page facebook de François Asselineau

Europe privatisation TGV traité libéraux mort sécurité directive sncf accident bretigny orge train sous-traitance

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×