La transition écologique - par le blog L'Espoir

  • Par arsin
  • Le 12/06/2013
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Par Theux, sur le blog L'Espoir

Gaël Giraud

Gaël Giraud

 Commentaire de Pablito Waal : plein d'idées intéressantes dans ce texte, malgré quelques points litigieux, comme la référence à la loi de 1973 qui aurait interdit les avances de la Banque de France à l'Etat (cf. ce qu'en disent Magali Pernin et Lior Chamla), ou l'idée de favoriser les "circuits courts", alors que l'intérêt écologique du "produire près" est très discuté. De plus, le fait que le "Peak Oil" soit repoussé (mais non supprimé) par les gaz de schistes montre que la pénurie à venir d'or noir est déjà prise en compte par les industries concernées, qui abordent des sources plus chères à l'exploitation, et multiplient les innovations. La transition énergétique vers l'après-pétrole pourrait donc se faire sans que le pouvoir politique ne le décide (ce qui n'est pas forcément une bonne chose...).

Selon l’économiste Gaël Giraud, nous nous apprêtons actuellement à être confrontés à un changement énergétique de même ampleur que celui de la révolution industrielle. A cette époque, la photosynthèse et les moulins à vent avaient été remplacés par les énergies fossiles. Aujourd’hui il importe de trouver une alternative aux énergies fossiles.

La prise de conscience de la très forte dépendance de nos économies aux énergies fossiles a coïncidé avec les chocs pétroliers des années 70. Malheureusement cette prise de conscience a été vite oubliée avec la baisse du pétrole au cours des années 80 couplée à la croyance que la finance pouvait nous « protéger »de l’émergence d’un nouveau choc pétrolier. Le problème est que les années 2000 ont été le théâtre d’un choc pétrolier équivalent à ceux des années 70. Cette forte hausse du prix du pétrole a contribué à plonger nos économies dans la situation de crise que nous connaissons actuellement.

Au cours des 30 glorieuses, la croissance de PIB par habitant était de 3 %. Celle de la consommation des énergies fossiles par habitant était de 2 %. Depuis le début des années 80, la consommation d’énergie fossile augmente au même rythme que la population. D’où l’apparition d’une croissance molle équivalente à 1 % dans les pays industrialisés. Le fait que les 2/3 de notre croissance soit dépendante de notre consommation d’énergie fossile, pose de sérieuses questions quant à la vigueur de notre croissance future. D’autant plus lorsque l’on sait que le « Peak Oil » a été atteint depuis 2005/2006. En effet, la productivité d’un puis de pétrole diminue au fur et à mesure de son exploitation et actuellement la baisse de la productivité des puis de pétrole les plus anciens n’est plus compensée par la découverte de nouveaux puis. Or si les 2/3 de notre croissance proviennent de l’augmentation de la consommation de notre énergie fossile et donc de l’augmentation de la production, cela implique que notre croissance future sera très faible voire nulle.

Il est donc urgent de transiter vers un autre type d’économie qui ne sera plus dépendante du pétrole. Cette théorie n’est pas remise en cause par la découverte du pétrole de schiste, malgré sa productivité très forte, qui ne fera que repousser à 2020 ou 2025 la survenance du « Peak Oil ». L’atteinte de cette échéance dépendra de la vitesse à laquelle la productivité du pétrole de schiste va décroître.

L’urgence de la transition écologique est largement appuyée par les climatologues. Actuellement la question du réchauffement climatique et de l’impact des activités humaines sur ce réchauffement ne font plus débat. La question est de prévoir l’intensité de la hausse de la température moyenne du globe terrestre d’ici la fin du siècle. D’ores et déjà, l’objectif de limiter cette augmentation à 2° ne pourra pas être atteint. Par contre, il est encore temps d’éviter une augmentation de 5° qui risquerait fort de présenter des conséquences apocalyptiques en raison d’une baisse dramatique des rendements agricoles qui pourrait signifier la mort d’un milliard de personnes.

La question qui se pose est ensuite de déterminer les mesures à mettre en œuvre pour réaliser cette transition énergétique. Le secteur prioritaire est celui du bâtiment qui est le plus dépensier au niveau des gaz à effet de serre. Le coût de constructions de logements neufs et de rénovation des logements anciens se chiffre en moyenne à 300 euros par mètre carré, ce qui est considérable. Seuls des ménages aisés seraient actuellement en capacité de faire face à de telles dépenses. Il faudrait donc trouver entre 5 et 15 milliards d’euros par an, ce qui est possible comme nous le montrerons par la suite. Cela impliquerait également de repenser le mode de fonctionnement des villes, qui devront être densifiées, innervées par des transports en commun et reliées entre elles par le train. L’idée serait d’en finir avec le « tout voiture » et de proposer des systèmes de covoiturage et de transports électriques pour les personnes les plus éloignées des centres urbains.


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