Laurent Pinsolle lit "Les Mystères de la Gauche" de Jean-Claude Michéa

  • Par arsin
  • Le 24/10/2013
  • Commentaires (0)
Commentaire de pablito Waal : Cela faisait un bout de temps qu'on n'avait pas parlé de Michéa ici. Si sa société de la décence des gens ordinaires est un sujet de réflexion intéressant, on peut noter quelques facilités qui confinent à l'erreur factuelle. Ainsi, dans le second article signé par Laurent Pinsolle, on trouve une référence à "l'obsolescence programmée" illustrée par la célèbre "ampoule de Livermore" et le cartel de Phébus. A propos de ces sujets, sur le site du Dr.Goulu, ingénieur depuis plus de 25 ans, on trouve ces articles (celui-là et celui-ci) forts...éclairants.
 
 

Jean-Claude Michéa fusille la gauche - par Laurent Pinsolle

Jean-Claude Michéa poursuit la déconstruction du néolibéralisme - par Laurent Pinsolle

La déconstruction du néolibéralisme n’est pas le premier objectif de ce livre de Jean-Claude Michéa. La thèse principale est d’expliquer comment ce qu’on appelle la gauche est passée d’un idéal des Lumières au capitalisme absolu. Et sur ce sujet, il se fait saignant.

Jean-Claude Michéa fusille la gauche - par Laurent Pinsolle

Le faux magistère moral de la gauche

A l’origine, cet essai est issu d’un dialogue avec Florian Gulli, militant du Front de Gauche surpris qu’il (Michéa) ne « convoque pas sous le signe exclusif de la gauche l’indignation grandissante des ‘gens ordinaires’ (Orwell) devant une société de plus en plus amorale, inégalitaire et aliénante » malgré « le discrédit aux yeux des catégories populaires (…) après trente années de ralliement inconditionnel au libéralisme économique et culturel ». Michéa réplique en dénonçant « l’utilisation des questions sociétales comme le masque politique privilégié sous lequel la gauche moderne entend désormais dissimuler sa conversion intégrale à l’économie de marché (comme si, en d’autres termes, la volonté d’abandonner ceux qui produisent la richesse collective au bon vouloir des prédateurs de la finance mondiale pouvait être ‘compensée’ par le fait qu’ils pourront, en échange, fumer librement du cannabis devant les portes de ‘Pôle Emploi’ » !
 
 
 
 
Le néolibéralisme déconstruit la société

Il dénonce la vision de la liberté de Hayek comme « le droit ‘naturel’ pour chacun de ‘vivre comme il l’entend’, sous la protection d’un Etat de droit uniquement soucieux d’administrer les choses », qui oublie complètement le lien social et réduit l’homme à un individu atomisé. Il rappelle que « la racine de commun, munus désignait les charges et les obligations – savoir donner, recevoir et rendre – qui relèvent de cette logique de l’honneur et du don ». Il note que la société néolibérale valorise les droits (et comment les défendre) mais oublie compétemment le don (c’est à dire savoir donner, recevoir et rendre). D’où des enfants qui se comportent comme si tout leur était dû.
 

Lire la suite sur le blog de Laurent Pinsolle

gauche finance néolibéralisme capitalisme décroissance Michéa décence gens ordinaires

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×