Le difficile art du pouvoir...et de sa conquête - par Descartes, Brutus & Jacques Sapir

  • Par arsin
  • Le 09/01/2013
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Un congrès peut en cacher un autre (suite. . . et fin ?)  - par Descartes
Par Descartes, sur son blog
http://descartes.over-blog.fr/
Je dois d'abord remercier un lecteur de ces chroniques qui a eu la gentillesse de m'envoyer le texte amendé de la "plate-forme" pour le congrès du PG tel qu'il est issu des débats du Conseil National des 15-16 décembre dernier. Il a eu aussi la gentillesse de me transmettre un texte alternatif fort intéressant intitulé "Parti de gauche, parti du peuple". Pourquoi ce texte est si intéressant ? Pas seulement par son contenu, qui rappelle tant par le style que par les thématiques les textes traditionnels de l'extrême gauche la plus sectaire. Mais si ce texte est intéressant. . . c'est surtout parce que des paragraphes entiers ont été recopiés et rajoutés au texte proposé par le BN pour produire le texte final. 
Le résultat est inénarrable. J'avoue n'avoir pas pris le temps de relire le texte final avec une loupe pour trouver tous les ajouts et retraits. C'eût été un travail non seulement considérable, que je n'ai pas eu le courage de faire. J'ai constaté tout de même un certain nombre de petites modifications dans les titres, de coupe de tel ou tel paragraphe qui ne change pas en profondeur le sens ou la tonique du texte. Mais on j'ai tout de même remarqué qu'à certains endroits des paragraphes entiers ont été rajoutés. Des paragraphes que j'ai retrouvé, quelquefois avec des différences révélatrices, dans le texte "Parti de gauche, parti du peuple". Souvent, il s'agit d'une reprise partielle, elle même quelquefois révélatrice dans ses coupes. Voici ces ajouts:
Renverser l'Oligarchie
Avec ce paragraphe rajouté, rentre dans le texte un concept qui ne se trouvait pas dans la proposition originale, celui de "oligarchie". Voici un extrait du texte rajouté:
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Le difficile art de gouverner. . .  - par Descartes
Par Descartes, sur son blog
http://descartes.over-blog.fr/
L'annulation de l'article de la Loi de Finances 2013 concernant la taxe à 75% sur les revenus supérieurs au million d'euros a provoqué sur ce blog une belle discussion. Certains y voient dans la mauvaise rédaction de l'article un acte volontaire destiné précisément à le faire annuler, d'autres - et je rejoins ce point de vue - y voient le signe de l'incompétence ou la désorganisation du gouvernement et de l'administration. L'un des participants au débat a souhaité savoir un peu plus comment les normes sont élaborées, pour mieux se faire une opinion. Ne reculant devant rien lorsqu'il s'agit de faire plaisir à mes lecteurs, mais n'étant pas sûr de bien connaître ces affaires, je me suis permis de demander à un ami énarque - eh oui, je fréquente des gens bien peu recommandables - d'essayer de répondre à cette question. Il m'a écrit un petit pensum, et j'ai fait la traduction énarchique-français (1). Et comme on dit, "traduttore-traditore". Même si j'ai demandé à mon copain de corriger le résultat, je prends sur moi toutes les erreurs qui pourraient émailler ce papier. 
Comment gouverner dans un Etat de droit
Dans une dictature, tout est simple. Le Grand Homme pointe du doigt et dit "j'ai décidé que. . . ". Et cela suffit. Les décisions du Grand Homme n'ont pas besoin d'être cohérentes entre elles. Elles n'ont pas besoin de respecter une hiérarchie avec d'autres normes. Sa parole est loi. Mais dans un Etat de droit, ce n'est pas aussi simple. Car dans un Etat de droit - je n'ai pas dit "démocratie" -  les citoyens ont des droits, qui ne peuvent être violés que dans des circonstances très particulières. Lorsque le Grand Homme dit  pointe son doigt et dit "j'ai décidé que. . . ", il faut donc vérifier - avant que la décision devienne loi - que sa décision ne porte pas atteinte à ces droits. Et c'est là que les ennuis commencent. . . 
C'est encore plus compliqué lorsqu'on est en démocratie. Dans une démocratie, le souverain est le peuple. Mais c'est un souverain plutôt muet, qui ne peut pas pointer le doigt ou dire "j'ai décidé que. . . ". Il ne s'exprime que collectivement suivant une procédure qu'il faut définir, ou bien par l'intermédiaire de délégués à qui il confère non pas la souveraineté entière, mais des compétences particulières, et notamment de faire - individuellement ou collectivement - certaines normes. 
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PREPARER L'AVENIR (HENRI HUDE) : Etre légitime  - par L'Œil de Brutus
Par L'Œil de Brutus, sur son blog
http://loeildebrutus.over-blog.com/
Economica 2012. 
Cette série d'articles est issue des notes de lecture de cet ouvrage. Elle ne dispense en rien de s'y plonger ! 
    
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PREPARER L'AVENIR (Henri Hude) : Cultiver les trois dimensions de l'autorité  - par L'Œil de Brutus
Par L'Œil de Brutus, sur son blog
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PREPARER L'AVENIR (Henri Hude) : Prendre conscience de la mission du pouvoir dans toute son amplitude  - par L'Œil de Brutus
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PREPARER L'AVENIR (Henri Hude) : Prendre conscience de la mission du pouvoir dans toute sa profondeur. Savoir faire la guerre et savoir gérer la paix. Etre fort.  - par L'Œil de Brutus
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Le conseil constitutionnel et la sanction de la politique des apparences - par Jacques Sapir
Par Jacques Sapir, sur son blog
http://russeurope.hypotheses.org/
La mesure considérée comme l’une des plus emblématiques des promesses de François Hollande dans le domaine fiscal, la fameuse « super-tranche » de 75% pour les revenus de plus de 1 million d’euros, a été rejetée le samedi 29 décembre par le Conseil Constitutionnel1. Ce faisant, ce dernier a simplement sanctionné sur la forme un texte mal écrit2. En effet, le Conseil rappelle dans ses attendus que le droit fiscal ne connaît pas des « personnes » mais des « ménages », et qu’introduire une distinction entre ces deux catégories porterait atteinte à l’égalité de tous devant l’impôt. Ce n’est donc pas une censure politique, comme ont voulu le faire croire des politiques tant de droite que de gauche. Mais le fait est cependant très significatif de la manière dont les décisions sont prises, ou ne sont pas prises, par le gouvernement. 
Une calamiteuse chaîne d’incompétences
Rappelons les faits : dans la campagne du premier tour de l’élection présidentielle, François Hollande, sentant monter la cote de popularité du candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, cherche une mesure emblématique pour ancrer sa candidature à gauche. D’où l’idée de cette super-tranche, qu’il impose sans discussion à son entourage lors d’un passage sur TF1 le 27 février 2012. Il s’agit d’une mesure essentiellement symbolique, dont les recettes fiscales sont par ailleurs limitées. Mais, en raison justement de sa dimension symbolique, elle devient emblématique du programme d’un candidat qui prétend revenir à plus de justice fiscale et affronter la « finance ». Cette mesure n’est de plus en rien confiscatoire quoi qu’en disent les raminagrobis de l’argent facile. 
François Hollande élu Président, il faut appliquer la mesure. Et c’est là où tout se complique. Normalement le Ministre de l’Économie et des Finances, voire le Ministre du Budget, est chargé de l’affaire ; il repasse alors le bébé à son chef de cabinet, qui lui-même désigne un des énarques du dit cabinet pour écrire le texte. Or, il se fait que la personne en charge de ce texte ignore les principes même du droit fiscal français et commet un texte qui est sur la forme irrecevable. Ce texte passe inchangé lors des vérifications juridiques d’usage, ce qui au passage montre tout le sérieux avec lequel elles sont faites, et aboutit dans la loi de finances sans que personne ne s’en s’émeuve. Le scandaleux en l’occurrence n’est pas la censure du Conseil Constitutionnel mais la chaîne d’incompétences qui a permis à ce texte d’arriver en l’état sur la table du Conseil Constitutionnel. Elle en dit long sur le professionnalisme des membres des cabinets ministériels, plus empressés à satisfaire leurs maîtres politiques, et à construire leurs carrières, qu’à concourir au bien public et à servir l’État. 
Lire la suite sur le site de Jacques Sapir

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