Le discours de la méthode (XII) : remettre les ONG à leur place ! - par Descartes

  • Par arsin
  • Le 19/05/2013
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Par Descartes, sur son blog

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Je sais que le titre de ce blog choquera certains de mes lecteurs. Comment, en effet, peut on aujourd’hui oser remettre en cause ces organisations dont on nous répète à longeur de journée qu’elles sont indispensables à la démocratie, au « vivre ensemble », au fonctionnement de la cité ? Comment peut-on remettre en cause ces organisations au fonctionnement démocratique, reposant sur le bénévolat désintéressé de gens modestes, honnêtes et travailleurs, si différents des politiciens cupides et des fonctionnaires routiniers et procéduriers ?

Et bien, on le peut. Mais cela suppose de remettre en cause quelques uns des dogmes qui entourent le monde des ONG. Non, les ONG ne reposent pas sur le bénévolat, mais sur des dirigeants professionnalisés qui en vivent. Non, le fonctionnement des ONG n’est pas « démocratique », mais repose sur un système de castes dans lequel le militant de base qui paye et se tait n’a pas le même pouvoir que le dirigeant. Non, le milieu associatif n’est pas ce paradis de gens honnêtes et désintéressés, mais est traversé par les mêmes intérêts et les mêmes ambitions que le monde politique.

D’abord, il faut distinguer de quoi on parle. Qu’est ce que c’est une « ONG » ? L’acronyme pour « organisation non gouvernementale » nous vient des pays anglo-saxons et est en lui-même tout un programme. Il ne faut pas oublier que dans les monde anglo-saxon les libéraux se sont construits essentiellement contre le « gouvernement », qu’on confond avec l’Etat (1). On retrouve dans la tradition politique libérale anglo-saxonne beaucoup de formules qui montrent cette confusion, ainsi par exemple la célèbre « keep government small and be free » (« ayez un petit gouvernement, et soyez libre »), ou la formule qui parle de « government grants » là où nous disons « aides d’Etat ». Dans ce contexte, une « organisation non gouvernementale » apparaît comme un élément du long combat de la société pour résister au « gouvernement » et accéder à la liberté. Qu’une formule aussi contraire à notre tradition politique ait été adoptée sans la moindre analyse ou débat montre à quel point l’idéologie libérale a été chez nous incorporée comme si elle allait de soi, à gauche comme à droite.


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