Le discours néoraciste - par Joël Halpern

  • Par arsin
  • Le 13/06/2014
  • Commentaires (0)

Par Joël Halpern, sur son blog et le site de V.A.R.

Dieudonné et Soral, néoracistes ?

Dans notre précédent article, nous montrions que la formation de communautés antagoniques, la marche au conflit ethnique, sont contenues dans les propriétés de la présente crise économique et sociale. Les conditions sont favorables à la double spirale du repli communautariste, de la stigmatisation et de la discrimination. Elle inspire et se nourrit d’un discours politique qui fournit ses concepts et sa légitimité aux communautarismes montants.

La vie sociale produit spontanément des frustrations, sentiments, formules qui restent confuses tant qu’elles ne circulent que dans les rapports privés. C’est leur énonciation par un discours structuré, légitimé par la représentativité prêtée aux porte-paroles, qui en assure la convergence et la force d’agrégation. Une configuration donnée ne permet pas n’importe quelle représentation, mais elle est susceptible d’interprétations contraires pour donner un sens au désordre initial des expériences. Comme le dit l’antisémite Gilad Altzmon : « Dieudonné est un artiste, son rôle est de refaçonner et de réviser notre vision du monde ».

Dans la lutte pour la définition d’une représentation légitime de la société, les discours politiques s’organisent, avec une efficacité variable, autour de stratégies de conquête d’une hégémonie culturelle. Faire de l’ « intégration » de certaines populations, de l’immigration ou de l’identité des thèmes dominants du débat politique et intellectuel est d’ors et déjà un succès considérable pour les entrepreneurs politiques communautaristes de tous bords. Leurs discours, revendications, programmes, sont ajustés aux catégories dominantes de l’entendement ; alors que les politiques contraires doivent au préalable franchir l’obstacle considérable de la critique épistémologique avant d’attirer l’attention, pour ne pas parler de l’adhésion.

Bref, le communautarisme a imprégné la pensée avant de s’imposer comme thème dominant de l’affrontement politique, qui lui-même euphémise et prépare des affrontements plus physiques. « Lepenisation des esprits » disaient certains sans voir que la culture de la stigmatisation qu’incarnait J. M. Le Pen n’était que la manifestation d’un glissement culturel beaucoup plus large, sous produit de la culture ethnique américaine, permis par l’effondrement sociologique et intellectuel du mouvement ouvrier, et autant portée par les apôtres de la diversité que par le Front National.

Lire la suite sur le blog de Joël Halpern

république FN nationale étranger Soral Dieudonné ethnique préférence immigré

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×