Les énergies renouvelables, ça m’énerve - par Joe Liqueur

  • Par arsin
  • Le 03/10/2013

Par Joe Liqueur, sur son blog

Le cœur d'un réacteur nucléaire. En plus, c'est beau,
il y a comme une petite ambiance à la Blade Runner.

Ah, les « énergies renouvelables »… Ça m’énerve ! La seule chose qui soit renouvelable là-dedans, c’est la connerie. J’en ai déjà parlé souvent, je vais sans doute me répéter mais tant pis, comme disait le grand poète Helmut Fritz (eh oui), décidément, ça m’énerve.
Pour commencer, il y a une erreur d’analyse d’une grossièreté stupéfiante, qui montre que les apôtres du « renouvelable » n’ont même jamais pris la peine de réfléchir un peu à ce qu’ils disent.
Car ce terme d’« énergie renouvelable » relève du délire conceptuel aigu.
Le simple fait d’accoler le nom commun « énergie » et l’adjectif « renouvelable » est déjà une sombre imbécilité. Cela n’a aucun sens. Que l’énergie puisse être ou non « renouvelable », c’est du point de vue scientifique une idée parfaitement absurde. Et ce pour deux raisons. La première, c’est que bien sûr l’énergie ne se « renouvelle » pas, elle se transfère et se manifeste sous forme de flux d’énergie. Elle ne se renouvelle pas, puisqu’elle ne disparaît jamais et n’a donc pas besoin de se « renouveler »… La seconde raison, c’est que l’énergie est la chose la plus abondante qui soit sur Terre, comme dans l’univers. L’énergie est partout, elle est disponible dans des quantités qui dépassent l’entendement humain. La matière est énergie (E = mc2).
Prenons maintenant les deux mots séparément.
1- « Energie »
Les apôtres du « renouvelable » parlent d’« énergie » mais seraient bien incapables de préciser ce qu’ils désignent par ce mot. En fait, ils parlent en même temps de deux choses distinctes, mais sans les distinguer, sans avoir même conscience qu’il y a deux choses. Ils sont dans une confusion intellectuelle totale. Quelles sont ces deux choses ? Il y a d’une part les flux d’énergie, et d’autre part les matières premières.
2- « Renouvelable »
Les illuminés de l’environnement, les adorateurs de Gaïa, parlent de « renouvelable » mais là encore seraient bien incapables de préciser ce qu’ils entendent par là. Car le terme n’est absolument pas pertinent, qu’il s’applique à des flux d’énergie ou à des matières premières.
-Les flux d’énergie peuvent être naturels ou artificiels. Mais pas « renouvelables » ;
-Les matières premières peuvent être abondantes ou rares, recyclables ou non-recyclables ; mais pas « renouvelables » - sauf… les hydrocarbures, qui se renouvellent… mais lentement.
Que le terme d’« énergie renouvelable » ait ainsi pu s’imposer dans le « débat public », alors qu’il dissimule – et en même temps révèle, dès qu’on gratte un peu - un effroyable fatras conceptuel, c’est très inquiétant. Parti sur de telles bases, aussi bancales, le débat en question n’a aucune chance d’aboutir à autre chose que cette infâme cacophonie dominée par les gémissements stridents de Cécile Duflot.
 
Les barrages, oui, les moulins, non
 

nucléaire énergie pétrole écologie renouvelable charbon éolienne uranium

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×