Les europhiles prieront jusqu'au dernier jour voire après - articles de Descartes, J.Sapir et Edgar

  • Par arsin
  • Le 31/03/2013
  • Commentaires (0)

Notre messe quotidienne  - par Descartes
Par Descartes, sur son blog
http://descartes.over-blog.fr/
Cela pourrait surprendre certains d’apprendre que dans notre beau pays laïque, on peut entendre chaque jour sur le service public de la radiodiffusion un office religieux. Et pourtant c’est vrai. Si vous ne me croyez pas, allumez votre radio vers 8h20 et réglez-là sur France Inter. Vous aurez alors l’occasion d’écouter le Révérend Père Bernard Guetta prononcer les mots rituels : « Credo in Evropa omnipotentis… ». 
Que le sermon nous appelle à tourner nos espoirs non pas vers un dieu barbu et miséricordieux mais vers une sorte de force de la nature ne changer rien au caractère religieux du message. L’Europe de Guetta est comme le Dieu de mon curé : ses voies sont impénétrables. Et de la même manière que pour mon curé dieu peut permettre Auschwitz tout en étant infiniment bon, pour Guetta le fait que son dieu reste les bras ballants alors que notre continent s’enfonce dans la récession, le chômage de masse et l’insignifiance au niveau internationale n’ébranle nullement sa foi. Pour mon curé, Auschwitz est la manifestation d’une foi insuffisante de la part des hommes, qui n’ont pas assez suivi la voie de leur dieu. Pour Guetta, c’est pareil. 
La chronique de Guetta ce matin était une illustration jusqu’à la caricature de cette vision mystique du projet européen. Elle commençait par suggérer à François Hollande le message à tenir lors de sa prestation télévisée de jeudi soir : « François Hollande devrait dire que le président de la république française ne peut pas grande chose tout seul ». Sur ce sujet, Guetta brode pendant cinq minutes alors que tout auditeur qui connaît un peu Guetta sait – c’est le propre du rituel de se répéter – quelle sera la chute inévitable : « il faut donc avancer vers l’union de l’Europe ». 
Que la France ne peut pas grande chose toute seule est une évidence. Mais cela ne date pas d'hier. Contrairement à ce qu’essayent de nous faire croire ceux qui prétendent nous couper de toute référence au passé, cela n'a rien à voir avec la mondialisation. Depuis que la politique existe la question des alliances extérieures, de l'amitié, l’échange, la confrontation ou le combat avec les autres a été un élément essentiel dans les délibérations des gouvernants. Péricles pouvait-il quelque chose « tout seul » ? Non, bien entendu. Il lui fallait tenir compte en permanence des rapports compliqués avec les autres cités grecques, et encore plus avec les puissances non-grecques comme la Perse ou l’Egypte. Louis XIV ou Napoléon ont passé l'essentiel de leur temps à gérer la politique extérieure de la France, laissant tout comme De Gaulle l'essentiel de la politique intérieure à leurs ministres de confiance. Ce n’est pas pour rien que la force armée et la diplomatie sont depuis des temps immémoriaux les attributs de la puissance régalienne. Guetta et consorts font semblant de découvrir une vérité nouvelle – sur le mode du « vous comprenez, le monde n’est plus celui que vous avez connu » - alors qu’elle est vieille de deux mille ans. L’état souverain, que ces gens détestent, n’a jamais été ni agi « seul ». Au contraire: l'Etat nation surgit en grande partie du besoin de gérer les rapports d'amitié ou d'inimitié avec les autres. 
Lire la suite sur le site de Descartes

 

 

Mélenchon: l’Euro et l’outrance - par Jacques Sapir
Par Jacques Sapir, sur son blog
http://russeurope.hypotheses.org/
Jean-Luc Mélenchon, au lendemain du Congrès du Parti de Gauche, et de la mauvaise polémique lancée contre lui à la suite de ses déclarations sur le Ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, a accordé une interview à « Direct Matin ». Il y précise un certain nombre de choses, et en particulier prend position sur l’Euro à la suite de l’accord trouvé sur Chypre. Force est de constater que ses déclarations, derrière des effets de manche, ne vont pas dans le bon sens et ne peuvent qu’accroître la confusion qui règne dans une partie de la gauche sur la monnaie unique. 
Une attitude mensongère. 
Reprenons donc ses propos :
Lors de notre congrès, euro. Le doute est là. Mais si nous renonçons à l’euro, on entre dans le plan de Merkel qui veut expulser l’Europe du Sud après l’avoir détruite. Il faut de la fermeté dans nos décisions en rappelant, qu’en Europe, aucune décision ne peut être prise sans la France. . Nous ne sommes pas à la ramasse, nous sommes la deuxième économie du continent.  Nous disposons de moyens d’action si nous avons le courage politique. 
Lire la suite sur le site de Jacques Sapir

 

 

L'euro craquera par surprise - aidons le  - par Edgar
Par Edgar, sur son blog
http://www.lalettrevolee.net/
Un long billet de Michael Pettis sur l'Espagne me fait penser cela. 
Cet économiste américain, spécialiste de la Chine et membre de la Fondation Carnegie, évoque la crise européenne et plus particulièrement la situation de l'Espagne. 
Il explique que derrière l'apparent réconfort des marchés, il reste de sérieux doutes sur la solidité de la zone euro. L'idée n'est pas neuve, l'explication est un peu plus originale. 
Lire la suite sur le site de Edgar

1929 crise PIB Krugman Espagne Chypre maréchaliste BCE Mélenchon euro

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×