Les implications d’une sortie de l’UE de la Grande-Bretagne - par Laurent Pinsolle

  • Par arsin
  • Le 04/12/2012
  • Commentaires (0)
Par Laurent Pinsolle, sur son blog
http://www.gaullistelibre.com/

Le débat grandit outre-Manche sous la pression de UKIP et de l’aile eurosceptique des conservateurs, qui n’a pas hésité à défier David Cameron récemment. Sous leur influence, le Premier Ministre pourrait bien organiser un référendum sur la sortie de l’UE, dont l’issue est très incertaine. 
Entre conflits et liens qui se distendent
La position de la Grande-Bretagne devient de plus en plus délicate au sein de l’Union Européenne. Londres a toujours eu une attitude ambivalente à l’égard du projet européen. En effet, dans la colonne des plus se trouve la libéralisation poussée par les traités européens, conforme à la tradition économique du pays. En outre,  Londres a réussi depuis le traité de Maastricht a se contruire une Europe à la carte, où elle parvient à ne pas rejoindre les politiques auxquelles elle est hostile (euro, Schengen). Mieux, Margaret Thatcher a obtenu une ristourne à la contribution du pays. 
Mais la partie positive du bilan est entachée par plusieurs points très négatifs. La Grande-Bretagne est une île, très attachée à sa souveraineté et à ses particularismes, mais aussi à la responsabilité politique de ses dirigeants et par nature plutôt hostile à la bureaucratie. Du coup, le projet européen heurte de plein fouet sa sensibilité, que ce soit par la volonté d’harmonisation ou le fait de confier les pouvoirs à une bureaucratie peu transparente et irresponsable. La Banque Centrale britannique a une tradition de transparence à mille lieues de celle de la BCE, totalement opaque. 
Du coup, les conflits ne cessent de s’accumuler. David Cameron a mis son véto au TSCG, la camisole budgétaire, qui n’a pas pu prendre la forme d’un traité de plein exercice comme prévu. Les négociations sur le budget sont extrêmement tendues puisque la Grande-Bretagne veut réduire l’enveloppe demandée par les instances européennes tout en conservant sa ristourne. La situation se tend de plus en plus et certains, dont The Economist, regrettent la marginalisation du pays en Europe. 
Une sortie pour une nouvelle Europe ?
Lire la suite sur le site de Laurent Pinsolle

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