Les motivations secrètes et inconscientes de Breivik - par Michel Baran

  • Par arsin
  • Le 29/04/2012
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Par Michel Baran, sur son blog

http://restauratiionduroyaumedefrance.over-blog.fr


Ici le point de vue catholique de Michel Baran sur le tueur norvégien.

http://s2.lemde.fr/image/2011/07/25/540x270/1552420_3_ea3a_anders-behring-breivik-l-auteur-presume-de.jpg

http://www.liberation.fr/monde/01012350843-2083-une-declaration-europeenne-d-independance-ou-le-petit-manuel-du-neo-croise 

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/07/26/anders-behring-breivik-a-mis-en-ligne-un-manifeste-peu-avant-ses-crimes_1552847_3214.html 

 

Breivik est peut-être un criminel, mais c’est surtout un européen et un occidentaliste exemplaire, qui, s’il était américain, aurait eu toute sa place au Ku Klux Klan très bien décrit pas Costa Gavras dans « la main droite du Diable ».

Eradiquant en lui-même tout sens moral et tout sentiment de pitié, Breivik exécute « naziement » la philosophie d’exclusion raciale de l’UE qui rassemble les peuples blancs qu’englobait le III° Reich avant l’invasion de l’URSS. Et comme par hasard, c’est encore l’Allemagne qui vampirise l’économie européenne, non sous la forme du STO, mais du CBO (contrôle budgétaire obligatoire) qui empêche les nations de développer leur économie dans leurs propres intérêts.

Ce n’est plus, officiellement; un « Reich » fondé sur la race ou l’aryanité, encore que, dans les faits, le résultat est bel et bien raciste (Breivik est le type même de l’aryen nazi).

Le projet breivikien est parfaitement exclusif au point de vouloir que les protestantismes réintègrent l’Eglise catholique apostolique romaine.

Ceci s’explique par le monolithisme dogmatique catholique et la VERTU D’OBEISSANCE A LA HIERARCHIE, ce qui donne des cadres mentaux favorisant le fanatisme et le choc des civilisations.

Or l’obéissance et la résignation des peuples sont des dispositions très utiles à la mise en esclavage des peuples  par le capitalisme européen.

Le fait que l’Eglise ait notoirement changé n’invalide rien, parce que l’analyse qui se place aux niveaux du fantasme, des aspirations à un ordre religieux, au sens de ce qui relie de façon sacré, et réactionnaire du besoin du capitalisme de maintenir peuples et nations dans l’asservissement au travail et au consumérisme.

Le malheur, pour le capitalisme, est qu’il ne propose pas d’au-delà de lui. Son « paradis » est ici est maintenant avec toutes ses tares. Aussi a-t-il pris, ou travesti, l’idéal européen comme horizon indépassable. Mais l’idéal européen est tronqué par l’illusion de l’équation : Europe = paix alors qu’en fait l’Europe égale la guerre par l’OTAN, l’asservissement des hommes et leur abêtissement.

Comme l’inceste nie la différence entre les semblables et met une barrière infranchissable entre les semblables et l’altérité radicale; l’Europe nie les cultures nationales au profit d’une  pseudo civilisation européenne. Mais comment définit-on ce mot?  Est-ce les institutions européennes? L’ensemble des institutions nationales dont on aurait fait une synthèse? Ou est-ce la culture?

Ha oui mais attention! La culture est indépendante des institutions comme de la terre...

Les fondements de notre culture nous sont étrangères: Les deux « testaments » sont sémites ainsi que de nombreux pères de l’Eglise. L’héritage grec, de l’aveu même de Platon, plonge ses racines dans les temples égyptiens, hors d’Europe donc. On peut mettre en doute le caractère européen de l’antique Grèce puisqu’elle ne pouvait pas être influencée par une nation européenne et que de nombreuses cités grecques étaient en Asie mineure. Je passe sur les emprunts faits aux arabes en mathématique (algèbre, chiffres arabes etc…). [Note de l'ARSIN : emprunts eux-mêmes faits aux indiens, persans ou chinois]

La culture européenne pourrait-elle être l’ensemble des cultures nationales? Que savons-nous des cultures du nord à part Kierkegaard (et encore) et Grieg? Rien! Que savons-nous de la culture ibérique à part Cervantès (et encore, seulement "Don Quichotte") et le flamenco? Rien! Je peux continuer cette litanie avec tout les blocs culturels, tous les pays, avec une liste plus ou moins longue d’exceptions.

Il faudrait un « Lagarde et Michard » européen en plusieurs tomes pour avoir un vernis culturel européen.

Il est donc clair qu’il n’y a pas une civilisation européenne mais des civilisations nationales sur le sol européen.

Breivik n’est ni fou, ni un « nationaliste européen », bien qu’il en soit persuadé.

Il est un nihiliste accultuturé endoctriné par nos pires ennemis: les capitalistes européistes qui n’ont pour tout programme que le « globish », ce n’est pas sans raisons que son texte justificatif  est en anglais et non en norvégien, et le consumérisme.

Il incarne de façon extrême l’idéologie de la classe moyenne qui s’appauvrit matériellement et, mais aussi, et surtout, culturellement. Cette classe trouve son réconfort dans le gigantisme du projet européen, tant du point de vue territorial que du point de vue humain.

Le nombre, le dénombrement, la quantité ont gagné, provisoirement espérons-le, le duel avec la qualité.

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