Les USA et nous

Affiche du PCF de la fin des années 40

 

Cette page, contrairement à ce que cette affiche peut faire penser, n'a pas pour but de faire de l'anti-américanisme primaire, obsessionnel, réduisant toutes les principales menaces de ce monde aux (basses ou non) oeuvres de l'Oncle Sam. Il s'agit de réunir des sujets sur les relations, souvent conflictuelles chaque fois que la France a essayé d'être la France, entre notre pays et les USA, ainsi que d'autres observations sur la puissance américaine.

Nous inaugurons cette catégorie avec un documentaire en trois parties trouvé dans la vidéoliste de French Carcan, site pas très à gauche, mais très décalé (comprenne qui pourra). Ce film retrace la guerre menée sur les plans de la diplomatie et de l'intelligence militaire par les USA contre le Président De Gaulle, de 1961 à 1969, au sujet de l'acquisition de l'arme atomique par la France, et du retrait de celle-ci du commandement intégré de l'OTAN en 1966, entrainant le retour des boys...en Amérique.


La guerre pour le sens de l'existence (2)

(lire la partie précédente)

Bouclier ct america

Partie 2 : Trump, Brexit, Le Pen, AfD : de quoi sont-ils les noms ?

 

Réduits au larmoiement sur ces millions d’électeurs qui « sortent du cercle de la Raison », nos plumitifs et autres encombrants des ondes et des réseaux nous parlent du « repli sur soi », des « peurs identitaires », ou, quand leurs capacités conceptuelles sont encore plus basses, de la montée du « populisme ». « Populisme » étant, dans les années 2010, le successeur de ce que fut « communautarisme » dans les années 2000, à savoir un terme flou servant d’épouvantail, qu’il y ait un début de pertinence dans la critique des faits mis derrière ce terme, ou non.

 

Bien qu’ils tombent dans le moralisme et le psychologisme de bas étage, les larmoyants n’ont pas tout faux. Qu’il y ait un mouvement de défense identitaire à l’œuvre chez un nombre croissant de peuples – les Allemands s’y sont ajoutés depuis 2013 et la création d’Alternativ fur Deutschland (AfD) -, c’est un fait. Mais sa motivation profonde échappe à la raison médiatique, qui n’y voit que peur et autres sentiments déplorables. Et ce à cause des limitations du logiciel dominant dans la caste médiatique.

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La guerre pour le sens de l'existence (1)

Ceci est le début d'un article assez long, rédigé en décembre 2016 et censé faire le bilan de cette année 2016, et du tournant "populiste", "réactionnaire" que la scène politique internationale semble prendre depuis 24 mois.

Counterstrike

Partie 1 : le mythe de l’ère de la « post-vérité »

 

La victoire du Brexit et de Donald Trump (au collège électoral américain) ont lancé, chez les journalistes et la sphère médiatique, qui s’étaient majoritairement (mais pas unanimement) rangés dans le camp du Remain lors du référendum britannique, et presque entièrement contre Donald J. Trump aux USA, le thème de « l’ère de la post-vérité ». Les deux succès s’expliqueraient par la montée des peurs et des passions irrationnelles, qui auraient rendu une fraction considérable de l’électorat insensible aux faits et à la raison. Faits et raison qui, faut-il le comprendre, auraient massivement penché contre le Brexit et contre Trump.

 

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Donald Trump, un candidat républicain normal

Resultats par comte us 2017

Addendum : cet article a été écrit peu après l'élection, plusieurs semaines avant que le dépouillement des bulletins ait été terminé. Je ne savais pas, à ce moment-là, que Hillary Clinton aurait 2.8 millions de voix d'avance sur Trump au final, ce qui ne changea rien aux nombres de Grands Electeurs, électeurs qui désignèrent bel et bien Donald J. Trump comme nouveau président le 19 décembre 2016. Le bémol que l'on pourrait mettre à l'une des affirmations de l'article, est que Clinton, en nombre absolu, n'a pas eu vraiment moins de voix en 2016 (65 millions) qu'Obama en 2012 (le même chiffre, quasiment). Mais la population américaine inscrite a nettement augmenté en 4 ans, et en proportion des suffrages exprimés, la sénatrice de New York a bien perdu trois points en 2016 par rapport au président sortant en 2012 (48% contre 51%). Tandis que Trump, loin de progresser, et encore moins de faire un "raz-de-marée" comme cela est souligné par cet article, a fait un score moins élevé que Mitt Romney (46% contre 47%), mais gagna là où il le fallait, dans les "états-clés", à population blanche et ouvrière. Les conclusions de cet article, sur la relativité du succès républicain et la tendance démographique favorable aux démocrates, sont donc préservées.

La victoire de Donald J. Trump (en nombre de grands électeurs, mais pas de voix) dans l’élection du 8 novembre 2016 a généré deux récits dominants. Le premier est celui de ses adversaires : le candidat Trump, raciste, misogyne, islamophobe, démagogue, aurait gagné en rassemblant les hommes blancs frustrés, incultes, haineux, repliés sur eux-mêmes et aigris. Aucune femme, aucun hispanique disposant d’un peu de conscience n’aurait pu voter pour lui. Et il en aurait été de même pour toute personne ayant un peu d’éducation.

Le second est celui de ses partisans : l’entrepreneur Trump aurait défié les politiciens professionnels, d’abord ceux de son parti, puis ceux du parti démocrate, en prenant la défense des oubliés de la mondialisation, des gens modestes, des ouvriers menacés par la concurrence étrangère, et aurait ainsi vaincu un parti démocrate arrogant et coupé de la population.

Tout n’est pas faux dans ces deux récits. Mais les sondages à la sortie des urnes (“exit polls”) publiés par le New York Times, et permettant la comparaison rétrospective jusqu’à 1972, montrent autre chose. Ce qui frappe dans la répartition du vote Trump entre les différents segments démographiques, c’est... sa grande normalité par rapport aux scores des autres candidats républicains depuis Reagan.

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L’état des infrastructures aux USA - par Olivier Berruyer

Par Olivier Berruyer, sur son site

Pour faire suite au billet sur le cancer du béton, je vous propose aujourd’hui une étude des infrastructures américaines, dont la dégradation est inquiétante.

L’American Society of Civil Engineers (ASCE) (« Société américaine de génie civil », représentant 140 000 ingénieurs), publie régulièrement un très intéressant diagnostic des infrastructures américaines depuis 1988. en voici la synthèse en graphiques :

infrastructures usa états-unis

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L'amende BNP-Paribas : presque un demi-plan Marshall - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

http://s2.lemde.fr/image/2014/06/03/534x267/4431175_3_433b_les-epreuves-de-sciences-economiques-et_51856e8f99eb0adf9045a2bdcc53f17a.jpg

L'amende infligée par les Etats-Unis à BNP Paribas est grotesque. A un point tel que les officiels français commencent à froncer un demi-sourcil : que coule l'industrie du pays passe encore (que PSA soit interdit de vendre des véhicules en Iran juste au moment où GM y remet les pieds), mais si l'Inspection des finances est accrochée, là c'est grave.

Christophe de Margerie (qui n'est pas un officiel mais à ce niveau chez Total on n'est pas non plus un quidam) suggère que le pétrole pourrait être payé en euros. Sapin s'inquiète du rôle illégitime que confère au dollar cette décision (lire un article de solidarité et progrès auquel renvoie mon moteur de recherche préféré, en réponse à une requête sur la réaction française amende BNP Paribas. Merci de ne pas penser qu'il s'agit d'une suggestion d'adhésion. Les infos originales sont parues dans le FT de toute façon, ce ne sont pas des élucubrations).

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Alstom : la grosse arnaque de Montebourg et Hollande - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Comme beaucoup, en apprenant la prise de participation de l’Etat dans Alstom, je me suis réjoui, imaginant que l’entreprise échappait au dépeçage. Mais la création de co-entreprise avec GE m’a rendu suspicieux et la lecture du détail de l’accord laisse apparaître une véritable embrouille.

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Le RDIE : la bombe à retardement démocratique du traité transatlantique - par Laurent Pinsolle

 
Commentaire de Pablito Waal : le juridisme contre la démocratie...
 
 
Dans son livre consacré à l’accord transatlantique, Danièle Favari donne toutes les raisons pour s’y opposer. Et par-delà les risques sanitaires et le fait de servir les multinationales, il y a un mécanisme peu connu mais révoltant, survivance du défunt AMI, les RDIE, ces tribunaux qui asservissent les démocraties.
Le RDIE, qu-est-ce que c’est ?
Le RDIE (Règlement des Différends entre Investisseurs et Etats), ou ISDS en anglais (Investor-State Dispute Settlement) est « un mécanisme d’arbitrage privé entre les investisseurs et les Etats qui se substituerait aux juridictions existantes, permettant ainsi aux investisseurs privés de s’affranchir de toutes les lois et, de contourner les décisions qui leur seraient gênantes et de sanctifier la privatisation du pouvoir législatif ». Les Etats et les Parlements ne peuvent rien contre ces jugements. 6514 cas ont été soumis en 2012. Danièle Favari note que « 15 arbitres ont décidé de 55% de tous les litiges connus » et que « les revendications des Investisseurs ont été acceptées dans 70% des décisions arbitrales connues en 2012 », avec 1,77 milliards de dollars d’indemnité à Occidental contre l’Equateur.

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Aux États-Unis, la relocalisation d'Apple n'est-elle qu'un mirage ? - par L'Espoir

Par Theux, sur le site de l'Espoir

Les dernières performances économiques des États-Unis et les récents chiffres indiquant que l’emploi salarié repartirait à la hausse dans le secteur industriel, laissent imaginer la possible fin du phénomène de désindustrialisation au pays de l’Oncle Sam. L’idée est d’autant plus forte que des entreprises emblématiques comme Caterpillar, Apple ou General Electric ont suivi cette direction. Les États-Unis sont-ils à l’aube d’un nouvel âge d’or industriel ou ne s’agit-il que d’un feu de paille appelé à s’éteindre prochainement ?

À la fin de l’année 2012, Tim Cook, PDG d’Apple, crée la sensation en annonçant la relocalisation aux États-Unis d’une partie de la production de son entreprise. Ce communiqué fait l’effet d’une bombe chez la plupart des observateurs qui sont partagés entre l’opération de communication et le développement d’une véritable stratégie industrielle. Il est vrai qu’à première vue la stratégie d’Apple peut paraître déroutante. Comment ce géant industriel, qui fonde une grande partie de sa compétitivité sur la qualité de ses sous-traitants à l’étranger, peut-il aujourd’hui changer son fusil d’épaule ?

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Bilan financier de l’Etat fédéral et de l’économie américaine : les apparences sont trompeuses - par Onubre Einz

Par Onubre Einz, sur le site d'Olivier Berruyer

Source : Maison-Blanche

Nous faisons une courte infographie sur la dette fédérale et le rôle qu’elle joue dans la croissance américaine. Nous avons établi nos calculs sur la base de diverses sources américaines afin de montrer que les présentations officielles doivent être prises avec prudence.  Une réflexion critique, utilisant les données disponibles, modifie le discours lénifiant tenu sur la consolidation de la reprise en cours et le recul de l’endettement public américain.

Ce papier montera à quel point la reprise dépend encore des déficits publics. Il rendra justice à la thèse d’une baisse historique de l’endettement public fédérale en 2013. En soutenant cette thèse, les observateurs ont en effet oublié de noter que la FED s’était mise à financer la construction en achetant chaque mois 40 Md de $ de créances immobilières titrisées des agences américaines (RMBS de Fannie Mae et Ginnie Mae) ; elle a ainsi pris le relais dès l’automne 2012 d’un trésor allant la crise de la dette de 2013. La prise en considération de telles sommes modifie la donne financière : ce n’est plus le déficit fédéral qu’il faut examiner, c’est le déficit cumulé du Trésor et de la FED quand il se donne la main et/ou se passe le relais du soutien de l’économie.

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9 américains sur 10 se trompent sur un fait étonnant...

Pour ceux qui ne comprennent absolument pas l'anglais : une expérience a été menée sur un panel d'américains par un chercheur de Harvard, pour demander aux sondés quelle était, selon eux, la répartition réelle des richesses (il doit s'agir du patrimoine ici, non des revenus) aux USA, et quelle serait la distribution idéale toujours dans leur opinion. Les interrogés ont donné une vision plus égalitaire de l'idéal que de la réalité supposée... Le plus surprenant étant que la réalité (la vraie, pourrait-on dire) est encore bien plus inégalitaire que leur supposition, et donc encore plus loin de l'idéal. Il faut toujours être prudent sur les chiffres des inégalités aux USA, qui sont aprement débattus. Mais dans cette vidéo, même si la différence entre la réalité et ce que les américains pensent qu'elle est était réduite de moitié, cela resterait énorme.

La fin du duopole ? - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Depuis maintenant plus de vingt ans, on spécule sur l’effondrement de la part du Dollar (USD) comme monnaie compte ou de transaction et sur son possible remplacement par une autre monnaie. L’Euro, à sa naissance, a porté ces espoirs. Ils ont été sérieusement douchés tant par la crise de l’Euro que par la réalité des transactions internationales. Mais, l’usage des matières premières comme monnaie de réserve est aujourd’hui de plus en plus avéré. Pour clarifier le débat, et établir que l’Euro n’est pas une alternative au Dollar, mais en réalité une béquille de ce dernier, il faut revenir sur plusieurs problèmes.

Réserves BC-1Source : FMI

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Marché transatlantique: les positions initiales de la Commission européenne - par Magali Pernin

Par Magali Pernin, sur Contre la Cour

Ignacio Garcia Bercero ttip

Ignacio Garcia Bercero, négociateur en chef européen

Suite à l’approbation de la version définitive du mandat de négociation donné à la Commission européenne par les ministres du Commerce lors du Conseil du 14 juin 2013, le lancement des négociations n’a pas tardé.

En effet, le premier cycle de négociations sur le marché transatlantique (TTIP pour « Transatlantic Trade and Investment Partnership ») a eu lieu à Washington du 8 au 12 juillet 2013. Les négociateurs ont également rencontré 350 acteurs de la société civile, afin d’écouter leurs présentations et répondre à leurs questions. Le deuxième cycle de négociations aura lieu en octobre 2013, à Bruxelles.

Avant le lancement de ce deuxième « round », il me semblait donc important d’essayer de faire le point sur l’avancée des négociations.

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Dmitry Orlov : la société américaine est moins préparée à l'effondrement que celle de l'ex-URSS

Par Dmitry Orlov, repris sur le site d'Olivier Berruyer

Combler le retard d'effondrement, par Dmitry Orlov

Commentaire de Pablito Waal : on peut ne pas approuver la prophétie d'effondrement de l'économie américaine que fait D.Orlov. D'ailleurs, ses articles datent de 2005-2006, et le sommet de la production de gaz qu'il annonce semble contrecarré par les gazs de schistes. Mais son analyse des sociétés soviétique et américaine, et surtout de leur aptitude à survivre à l'effondrement économique, vaut le détour, surtout pour ceux de ma génération (et plus encore mes cadets) qui n'ont pu connaître l'URSS.

Combler le retar d'effondrement, par Dmitry Orlov - sur le site d'Olivier Berruyer

Leçons post-soviétiques pour un siècle post-américain - sur le site d'Olivier Berruyer

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Les inégalités de revenus aux USA - articles d'Olivier Berruyer

 

Coefficient de Gini des USA Etats-Unis

(L'indice de Gini mesure l'éloignement de la courbe de répartition des revenus par rapport à une distribution parfaitement égalitaire; compris entre 0 et 100, plus il est élevé, plus le pays est inégalitaire)

Les inégalités de revenus aux USA (1/3)

Les inégalités de revenus aux USA (2/3)

Les inégalités de revenus aux USA (3/3)

 

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Drones tueurs : un documentaire sur les avions sans pilotes d'Obama

En guise de piqûre de rappel sur les drones américains et la guerre officieuse des USA au Pakistan...

Voir aussi l'article de Thomas Gaist sur le site du Cercle des Volontaires.

Déclaration d'Edward Snowden (traduite par Gordon Fowler pour developpez.com)

Voir aussi la publication de ce texte par le Cercle des Volontaires.

Repris de Developpez.com :

 

En marge de notre dossier d’actualité sur l’affaire PRISM, voici la traduction du verbatim de la déclaration d’Edward Snowden. Cette déclaration a été faite le vendredi 12 juillet lors d’une conférence de presse de 45 minutes à l’aéroport de Moscou.
Il y donne sa vision des faits, revient sur son périple, les différentes étapes de l'affaire et sur le comportement des alliés militaires occidentaux des États-Unis, et plus particulièrement de la France (sans la nommer). Il y explique enfin comment il entend rejoindre sa terre d'asile, a priori le Venezuela.

« Bonjour,
Je m’appelle Edward Snowden. Il y a un peu plus d’un mois, j’avais une famille, une maison au paradis et je vivais dans un très grand confort. J’avais aussi la capacité, sans aucun mandat, de chercher, de saisir et de lire toutes vos communications. Celles de n’importe qui, n’importe quand. J'avais le pouvoir de changer le sort des personnes.

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L'atlantisme en charentaises roses - par Voltaire République

Par Voltaire République, sur son blog

http://voltaire.republique.over-blog.com

Encore sur la Syrie, le point de vue de Voltaire République, également consultable ici.

 Image en taille réelle

La position de va-t-en guerre des Etats-Unis et de leur bras armé l'OTAN surtout quand celle-ci est en position de faiblesse de cesse de poser interrogation. Celle-ci est devenue prégnante depuis que l'ex président de l'arépublique a opéré la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'organisation. Cette politique atlantiste a été confirmée dès la prise de pouvoir de François Hollande qui est allé illico faire allégeance à l'Empire (calendrier oblige).

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