Notes sur le TSCG - par Edgar

  • Par arsin
  • Le 10/10/2012
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Par Edgar, sur son blog

http://www.lalettrevolee.net

 

Il n'est pas du genre de l'ARSIN de publier des points Godwin; ça tombe bien, Edgar, dans cet extrait d'un article récent, n'en fait pas un, mais discute celui fait par Nicolas Dupon-Aignan à propos du vote des députés sur le TSCG hier. Vous ne trouverez pas de listes d'honneur ou de la honte sur ce site, pour la simple raison que le TSCG n'est pas en soi le crime, mais juste un de ses développements de la forfaiture originelle maastrichtienne.

 

Ce billet est rédigé le jour où l'Assemblée nationale a voté le TSCG. Nicolas Dupont-Aignan a comparé le vote contre de 70 députés au refus de 80 parlementaires, en 1940, d'accorder les pleins pouvoirs à Pétain. C'est maladroit. Mais il y a un point commun direct, non entre l'Union européenne et Pétain, mais entre les parlementaires qui ont voté oui en 1940 et en 2012. Je les crois animés, pour un bon nombre d'entre eux, d'une farouche volonté de ne pas voir, ni savoir. Pétain hier abaissait la France, l'Union européenne et l'euro, aujourd'hui, ruinent l'Europe. Il faut faire de très grands efforts, en 2012, pour ne pas comprendre que le vote d'aujourd'hui prolonge un régime inacceptable, certes à un degré moindre.

 

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Sur le vote de ce jour, lire un très bon billet d'un politiste grenoblois, dont j'extrais ceci : "Toute une partie du Parti socialiste semble en effet approuver ce texte uniquement pour des raisons de haute politique européenne, tout en pariant que le jeu européen aura changé avant d’avoir à faire les choix drastiques que ce Traité implique (par exemple, la diminution radicale du nombre de communes, de plus 36000 à 5000 tout au plus, la suppression plus généralement d’une bonne part des administrations locales et de leur personnel doublonnant)." Ne pas voir donc. Cela réclame de grands efforts. Les braves parlementaires qui ont voté oui peuvent toujours se dire que les textes ne seront pas appliqués, qu'ils ne sont pas si nocifs, c'est un peu la position du soldat qui a participé au peloton d'exécution et dont on a préservé la conscience en glissant, dans l'un des fusils, une cartouche à blanc.

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Pour finir, la comparaison entre Pétain et le régime actuel est un peu forcée. Mais l'on peut, sans trop exagérer, trouver des points partiels de recoupement. Ainsi d'une circulaire de Vichy destinée à orienter la communication à propos du procès fait à Léon Blum, à Riom. Cette phrase de conclusion : "La France est condamnée à construire un régime nouveau ou à périr" (cité par Gérard Miller, dans "Les pousse-au-jouir du Maréchal Pétain"). Même motif que celui qui voit dans l'Union Européenne le seul chemin pour une France, sans cela condamnée. Même résignation devant des faits présentés comme naturels, inéluctables.

Proximité plus idéologique cette fois-ci. Toujours Gérard Miller : "Le pétainiste, pourtant, serait plus régionaliste que nationaliste, comme il est plus provincial que parisien. Il est anti-jacobin. C'est ainsi qu'il n'aime pas le département." Miller cite ensuite un auteur pétainiste de l'époque : "Tout le monde sait ce qu'est un Basque, un Berrichon, un Bourguignon ; quant à se proclamer Maine-et-loirien ou Haut-Garonnais, l'idée n'en viendrait à personne".

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Vaste sujet. Dans ce débat européen, je ne veux mépriser personne. Mais je plains ceux qui ne veulent pas voir.

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