Notre tour du Web sur l'Affaire Depardieu...

  • Par arsin
  • Le 14/01/2013
  • Commentaires (0)
Dépardieu ou le départ du bouffon bouffi
Par Descartes, sur son blog
http://descartes.over-blog.fr/
[...] Mais laissons de côté ces considérations, pour nous consacrer à quelque chose de plus léger. Je veux bien entendu parler de la sortie de notre Bouffi national, Gérard Dépardieu (ou faut il maintenant dire "Dipardiou", comme le font les Russes ?). Tout commence par quelque chose de bien banal: monsieur Dépardieu, qui gagne aujourd'hui beaucoup, mais alors beaucoup d'argent, et qui a accumulé un patrimoine considérable, trouve qu'il paye trop d'impôts. Et il veut déménager vers des cieux plus cléments, ou les impôts pour les gens comme lui sont beaucoup plus faibles. Ce n'est pas glorieux, mais ce n'est pas non plus un crime. C'est même d'une désespérante banalité: depuis la plus haute antiquité, les travailleurs tendent à aller là où leur travail est mieux rémunéré, et les riches là où leur capital est le mieux protégé. Chacun cherche son profit, et c'est  - non pas normal - logique. Bien entendu, le monde est fait de telle manière que les travailleurs ont beaucoup de difficultés à aller là où les salaires sont les meilleurs, mais ceux qui ont de l'argent n'ont aucune difficulté à aller là où leur intérêt les mène. Mais c'est là une autre histoire. 
Ce qui est moins banal, c'est la suite: interrogé sur ce que pensait de ce genre d'agissement, Jean-Marc Ayrault - qui, pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, est notre premier ministre - a opiné, fort sagement pour une fois, qu'il s'agissait d'un procédé "minable". Et là, le sang du Bouffi ne fit qu'un tour, et voilà que Dipardiou se drape dans la dignité de la vierge offensée - un rôle dans lequel il n'est pas véritablement crédible - pour défendre son honneur souillé. Ce texte vaut la peine d'être largement cité:
Lire la suite sur le site de Descartes
 
Quand la droite du fric vole au secours de Depardieu
Par Yohann Duval, sur son blog
http://duvalyohann.over-blog.fr/
Gérard Depardieu s'en va, les réactions pleuvent et les masques tombent, une fois de plus. Profitant d'une trêve dans l'affrontement spectaculairement ridicule entre Jean-François Copé et François Fillon, l'UMP et ses sbires ont lancé une grande offensive contre le gouvernement socialiste sur le thème de la fiscalité. "Spoliation", "racisme anti-riches", la semaine passée aura été celle des outrances. La France est-elle vraiment cet "enfer fiscal" que nous dépeint l'inénarrable Sophie de Menthon ?
Estimant qu'il paie trop d'impôts, Obélix a donc fui pour la Belgique, oubliant au passage qu'il doit sa fortune au public Français et que le cinéma hexagonal dépend très largement des subventions payées par l'ensemble des contribuables. Les critiques ont été vives : Jean-Marc Ayrault a qualifié son attitude de "minable", Philippe Torreton a publié une violente diatribe dans Libération et le gouvernement a fait bloc pour dénoncer le manque de civisme de l'acteur. 
Il est néanmoins curieux de constater que ce sont ceux qui défendent chaque jour les concepts fumeux de "citoyen du monde" ou de "peuple européen" qui se sont émus le plus rapidement de la désertion de l'égoïste incontinent. "J'en appelle à l'esprit de patriotisme", déclarait ainsi le premier ministre, oubliant au passage que le Parti Socialiste a été l'un des plus habiles artisans de la dissolution de la France dans le magma européen au cours des trente dernières années. Le patriotisme ne serait donc valable que lorsqu'il est question de fiscalité ?
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La désertion fiscale, produit de l’anarchie néolibérale
Par Laurent Pinsolle, sur son blog
http://www.gaullistelibre.com/
Le départ de Gérard Depardieu en Belgique a provoqué une immense polémique qui a dominé la fin d’année politique. Les critiques venues d’une partie de la gauche, qui a mis en place le cadre qui permet et autorise cela, sont assez mal venues. Peut-on critiquer les conséquences des causes que l’on chérit ?
Du sens des mots
Le débat sur « l’évasion fiscale » est en partie biaisé. En effet, le choix du terme « évasion » n’est pas neutre pour reprendre l’analyse d’Eric Hazan. S’évader à une connotation positive. En outre, cela suggère implicitement que les citoyens seraient prisonniers d’une prison fiscale, donnant également à la fiscalité une connotation très négative. On y trouve le décalque du terme très ambigu de « paradis fiscal » qui suggère tout de même que les autres pays seraient des enfers. 
C’est pour cela que je préfère parler de « parasite fiscal », de manière à véhiculer des notions plus cohérentes à mon sens par rapport à la réalité de ces territoires, nouveaux pirates d’une mondialisation où les Etats se sont désarmés face à de tels comportements de coucou ou de passager clandestin. C’est aussi le sens du choix des mots quand on parle d’euro cher au lieu d’euro fort, de mariage pour tous au lieu de mariage gay, d’anarchie néolibérale au lieu de libéralisation. 
Lire la suite sur le site de Laurent Pinsolle
 
Un “marché” des nationalités ou de quoi Arnault, Bardot et Depardieu sont-ils le nom
Par Jacques Sapir, sur son blog
http://russeurope.hypotheses.org/
Un commentaire sur une note de Michel Wieviorka
Michel Wieviorka vient de publier sur son carnet une réaction aux cas Arnault, Depardieu et Bardot1 qui soulève des problèmes de fond. Avec ce texte, court mais dense, nous sommes à mille lieux des remarques et réactions journalistiques suscitées par l’« exil fiscal » des uns et des autres. Ce texte est important, et sans doute plus que ne le pense son auteur, car il touche à des problèmes qui sont réellement fondamentaux. C’est la raison pour laquelle il me semble nécessaire d’aller au fond de ce débat. 
Michel Wieviorka pointe, à très juste titre, que ces comportements remettent en cause l’idée même de Nation. Il dit, et je le cite :
« La citoyenneté, l’identité nationale deviennent un attribut de la personne, qui peut dans cette perspective nouvelle juger bon de s’en dessaisir, de faire le choix d’une autre citoyenneté. »
Lire la suite sur le site de Jacques Sapir
 
Lettre ouverte des jeunes libéraux-radicaux suisses à Gérard Depardieu
Par le journal Contrepoints, sur leur site
http://www.contrepoints.org/
M. Depardieu, si d’aventure votre séjour belge devait vous déplaire, sachez que nous nous battrons toujours pour que la Suisse défende sa pleine souveraineté fiscale. 
Par Philippe Nantermod et Maurus Zeier, depuis la Suisse. 
Monsieur Gérard Depardieu,...
Lire la suite sur le site de le journal Contrepoints
 
Nous sommes tous des Depardieu !
Par le journal Contrepoints, sur leur site
http://www.contrepoints.org/
"Je suis un être libre", écrit Depardieu dans sa lettre : c'est ce qu'ils vous reprochent. Résistons à nos Robespierre aux petits pieds. Nous sommes tous des Depardieu. 
Par Aurélien Véron, Anne Bourdu, Gaspard Koenig et Charles Beigbeder, membres dirigeants du Parti Libéral Démocrate. 
Gérard Depardieu porte bien son nom. "Depardieu" désignait, au Moyen-Âge, le lieu où l'on payait la dîme, impôt inique aboli en 1789. Aujourd'hui, le même patronyme en est venu à symboliser la lutte d'un individu libre contre la folie coercitive de l’État. Gérard Depardieu n'a eu droit qu'à peu de considération pour avoir payé 145 millions d'euros d'impôt, de quoi financer la part de l’État dans l'aéroport Notre-Dame-des-Landes ainsi que tous les salaires de Jean-Marc Ayrault au cours de sa longue carrière de fonctionnaire. 
Gérard Depardieu n'a été guère félicité pour avoir créé 80 emplois et pour ses qualités de chef d'entreprise reconnues par ses salariés, alors qu'Arnaud Montebourg en détruit tous les jours en faisant fuir les investisseurs hors du pays. Enfin, le départ de Gérard Depardieu n'a pas été salué avec le panache qu'on doit lui reconnaître puisqu'il a le mérite précieux d'incarner une résistance à l'oppresseur : la toute puissante administration socialiste qui asphyxie l'énergie de notre pays jusqu'à l'agonie et voudrait culpabiliser ses sujets de ne pas se laisser faire avec reconnaissance. 
Lire la suite sur le site de le journal Contrepoints
 
Lettre ouverte au gouvernement sur les vraies raisons de l'exil fiscal - par le journal Contrepoints
Par le journal Contrepoints, sur leur site
http://www.contrepoints.org/
Face à une fiscalité incohérente et inique, le devoir de tout citoyen est de résister et de sauvegarder autant que faire ce peut le produit de son travail. 
Par un groupe d’avocats fiscalistes. 
Halte à la désinformation généralisée concernant les raisons de l’exil fiscal en cours. 
Le départ de plusieurs personnalités en Belgique ou en Grande Bretagne vient d’être fortement médiatisé sans qu'à aucun moment les vraies raisons des départs massifs à l’étranger actuellement constatés soient clairement mises à jour. 
Lire la suite sur le site de le journal Contrepoints
 

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