Paris vaut bien une messe - par Descartes

  • Par arsin
  • Le 25/10/2013
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Par Descartes, sur son blog

Oyez la triste mais véridique histoire de la "gauche antilibérale"...

L’actualité ne donne que peu d’occasions de s’amuser. Il faut donc en profiter chaque fois qu’une occasion se présente. Je vous propose donc, mes chers lecteurs, de laisser de côté pour un moment les affaires sérieuses et de revenir au meilleur spectacle comique de l’année, à savoir, la préparation des élections municipales au Front de Gauche et notamment les tribulations parisiennes du Front. Un spectacle qui contient tous les éléments du vaudeville : l’époux trompé, l’amant caché dans l’armoire, les portes qui claquent… ce dont on peut douter par contre, c’est que la fin soit heureuse.

Mais pour comprendre les dernières aventures du Front de Gauche, il n’est pas inutile de faire un petit plongeon dans le passé. Venez donc, petits saligauds, tonton Descartes va raconter une histoire…

La chose commence il y a bien longtemps, en 2005 pour être plus précis. Cette année là, notre république était gouvernée par un roi débonnaire et plutôt feignant mais qui avait – et cela lui vaudra une place dans la grande Histoire – quelques restes de gaullisme. Au point de décider que le traité constitutionnel européen, produit par une flopée d’eurolâtres réunis à Bruxelles sous la houlette de Valery Giscard d’Estaing – tout un programme – ne pouvait être ratifié autrement que par un vote du peuple français (1). Il convoqua un référendum, que le camp du « non » emporta brillamment.

La « gauche radicale » se raconta alors que c’était le « non de gauche et antilibéral » qui l’avait emporté, oubliant un peu vite combien le camp du « non » était hétérogène. De cette victoire est sortie l’idée de profiter de l’opportunité pour traduire le « non » au traité constitutionnel en résultats électoraux. Et ça tombait bien, puisque l’élection présidentielle de 2007 apparaissait à l’horizon…

Gros plan maintenant sur le PCF. Le parti de Thorez et Duclos était devenu en 1994 le parti de Robert Hue et de la « mutation ». « Mutation » qui consistait fondamentalement à donner le pouvoir dans le parti aux « notables », élus ou apparatchiks (ce sont souvent les mêmes). Or, ce qui préoccupait essentiellement les « notables », c’était que l’étiolement du potentiel électoral du parti commençait à menacer sérieusement leurs positions. De cette inquiétude est sortie une politique d’ouverture vers la « société civile » où l’on vit des personnalités diverses et variées, ayant autant de rapport avec la tradition communiste qu’un diplodocus en a avec un colibri, être invités à grands frais de publicité à entrer dans les instances dirigeantes du PCF. Bien sur, tout cela n’est pas gratuit et les « personnalités » ont vite exigé des postes et prébendes. On vit ainsi Michaela Friggiolini (sphère LGBT) ou Fodé Sylla (sphère ex-PS-Jack-Lang) devenir députés européens PCF, ou Jacques Nikonoff devenir membre du Comité National. L’ouverture en question – connue sous le nom code de « mutation » - était censée par l’intermédiaire de ces « personnalités » apporter la crédibilité et effacer la mauvaise image du PCF. Cela n’a pas marché : les « personnalités » en question n’ont fait que brouiller le message du PCF en y superposant toutes sortes de « marottes » sociétales, elles ont décourage les militants et les électeurs et notamment ceux des couches populaires. Le PCF a enchaîné une suite de désastres électoraux ponctués par un affaiblissement de son poids militant, jusqu’aux désastres de la liste européenne « Bouge l’Europe ! » qui n’a pas bougé grand chose, puis de la candidature présidentielle de Robert Hue en 2002 avec 3% des voix. Les « notables » défenestrent donc Robert Hue et investissent Marie-George Buffet, qui se met donc à la recherche d’une stratégie de rechange. De rechange, ma non troppo : les « notables » continuent à penser que le PCF comme force autonome est condamné, et qu’il – donc eux-mêmes – n’a d’avenir qu’en se noyant dans un mouvement plus large.

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