Pour en finir avec Vichy - par l'ARSIN

  • Par arsin
  • Le 25/07/2012
  • Commentaires (0)

Pour ne pas remplir notre page d'accueil avec des articles sur la déclaration de Hollande sur la rafle du Vel d'Hiv, nous diffusons ces trois articles :

Dangereuse légalisation du Régime de Vichy

Par l'Association pour une Constituante, sur leur site


A la suite des déclarations récentes du chef de l’Etat et des réactions qu’elles ont entrainées, il nous a paru utile de republier ci dessous l’article de Anne-Cécile Robert, Vice-Présidente de l’Association et paru le lundi 25 septembre 2006 sur le site www.le-groupe-republique.fr . Cette continuité mérite analyse.

***

En rupture avec la doctrine officielle depuis la Seconde guerre mondiale, la responsabilité de la France pour les crimes commis par le régime de Vichy a été reconnue par le président de la République Jacques Chirac, dans un discours prononcé le 16 juillet 1995, à l’occasion de l’anniversaire de la rafle du Vel d’hiv. Le Premier ministre socialiste Lionel Jospin s’est rallié, en 1997, à cette nouvelle vision, lui apportant ainsi un soutien de poids « à gauche ».

Ce sont notamment les familles de déportés qui ont poussé les autorités publiques à cette légalisation du régime de Vichy, dans un climat global de repentance vis-à-vis de l’Histoire qui n’a fait que s’accentuer depuis. Jusqu’en 1995, le gouvernement de Vichy était qualifié « d’autorité de fait » (et non pas de droit) et ses actes avaient été, en bloc, frappés de nullité lors du rétablissement de la légalité républicaine en 1944 (1). Bien sûr, les victimes ont des droits et demandent légitimement des réparations. Mais celles-ci peuvent être obtenues sans poser la question de la légalité du régime de Vichy.


Lire la suite sur le site de l'Association pour une Constituante


 

 

Si la France était à Vichy, l'Allemagne était à Paris

Par Edgar, sur son blog


Pas mal de débats sur Vichy, suite au discours de Hollande.

La phrase du président élu relevée par beaucoup, et contestée, est brève : "le crime fut commis en France par la France".

La phrase est vraie et fausse à la fois.

Elle est fausse, parce que, comme cela a été dit plus ou moins véhémentement, on peut considérer que la France était à Londres alors que les criminels du gouvernement Pétain étaient à Vichy. C'est la position d'Henri Guaino, de Laurent Pinsolle, de Chevènement, ou, très intéressant aussi, parce que solidement argumenté, le point de vue de l'historien Alain Michel sur herodote.net mais aussi des arguments encore plus complets sur son blog.

La synthèse d'Alain Michel est intéressante :

 

-La décision d'organiser la rafle est une décision allemande, et le cadre des arrestations a été prévu par la Gestapo-SS. La police parisienne s'est contentée d'obéir à ces instructions, comme cela avait été le cas lors des rafles de 1941.


Lire la suite sur La Lettre Volée

 

 

Retour au Vel d'Hiv

Par Descartes, sur son blog

Depuis quelques années, ou pour être plus précis, depuis qu'un président de la République connu pour ses sympathies pétainistes (1) s'y est fait huer, la cérémonie commémorant la grande rafle de juifs du 16-17 juillet 1942 est devenue une sorte d'examen de passage des présidents de la République. Lorsqu'il monte à la tribune, le président se sait surveillé: saura-t-il se frapper assez profondément la poitrine ? Trouvera-t-il assez de cendres pour se couvrir la tête ?


Il serait injuste de faire - comme le font certains nostalgiques antisémites - de ce voyage à Cannossa une question purement liée à l'histoire des rapports entre la République et les juifs. Le devoir de repentance, qu'on confond souvent et à tort avec le devoir de mémoire, est devenu une sorte de viatique obligatoire de la fonction présidentielle. La plus haute autorité de l'Etat est priée - fermement - d'assumer une position de repentance permanente devant les monuments ad hoc. Il ne saurait visiter la Guadeloupe ou la Martinique sans demander pardon pour l'esclavage. Il ne saurait se déplacer en Afrique sans faire acte de contrition pour la colonisation. Pour faire acte de repentance, il faut renoncer à célébrer Napoléon l'esclavagiste ou citer Jules Ferry, cet affreux colonialiste. On a le droit - pour combien de temps... - d'être fier d'être français. Mais cette fierté doit être celle du clocher du village, du saucisson et du foie-gras. Pas celle des grands hommes et des grandes choses. Même la Résistance se trouve dénoncée comme une supercherie dans une France qui fut celle des "quarante millions de pétainistes".


Lire la suite sur le blog de Descartes

Allemagne France nazi De Gaulle 1940 1942 Pétain collaboration légalité 1944 antisémitisme

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site