Prémices révolutionnaires - par Boreas

  • Par arsin
  • Le 15/05/2012
  • Commentaires (13)

Repris sur le blog de Boreas

http://verslarevolution.hautetfort.com

Commentaires de Pablito Waal : Ces évènements risquent de se multiplier en Europe. Mais ce n'est probablement qu'une première étape; la seconde, quand la révolte des sacrifiés deviendra trop visible, pourrait être l'exigence de rétablissement de l'ordre à coup de trique par les classes moyennes...

Notons que les assauts contre les bureaux de perception de l'impôt constituent un exemple de révolte des contribuables, plus direct que ce que j'avais mis en scène dans ma fiction sur une révolte française...

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« Le gouvernement italien va élever le seuil d'alerte dans toute la péninsule après les attaques contre un dirigeant d'entreprise et un bureau de l'agence de perception de l'impôt. L'armée pourrait arriver en renfort.

"On se serait cru dans les années 1970", affirme la sénatrice Sabina Rossa, fille d'un syndicaliste tué par le groupe terroriste d'extrême gauche des Brigades Rouges. À l'instar de la Grèce, l'Italie suffoque sous la pression de l'austérité. Certains n'hésitent pas à user de la violence pour exprimer leur colère. À tel point que le pays craint de revivre les heures noires des années 1970 et 1980, dites "les années de plomb", avec la montée d'un activisme politique violent.

Cible de ces attaques, les symboles de la politique d'austérité. Samedi [12 mai 2012], deux cocktails Molotov ont été lancés contre un bureau de l'agence de perception de l'impôt Equitalia dans la ville de Livourne (nord-ouest de l'Italie). La veille, des heurts ont éclaté devant un autre bureau de l'agence à Naples. La semaine dernière, un responsable d'Equitalia avait été pris en otage pendant quelques heures par un commerçant avant que ce dernier ne se rende à la police.

Lundi [07 mai 2012], c'est le PDG d'une filiale du géant public italien Finmeccanica spécialisé dans le nucléaire qui a été blessé aux jambes par un tireur qui l'a visé en pleine rue à Gênes (nord-ouest de l'Italie). Vendredi [11 mai 2012], un groupe anarchiste a revendiqué l'attentat, "dédiée" à Olga Ikonomidou, une anarchiste détenue en Grèce et a annoncé un projet de sept autres actions. Dans sa revendication, il promet de s'en prendre ensuite à Finmeccanica, le deuxième groupe industriel du pays. "Finmeccanica, c'est la mort et l'exploitation", écrit-il dans une lettre de quatre pages. Ces mouvements de colère font suite aux mesures d'austérité mises en place par le gouvernement Monti qui traque les fraudeurs et les évadés fiscaux et augmente les impôts.

Conséquence : le gouvernement italien va élever le seuil d'alerte dans toute la péninsule. Une circulaire a été envoyée à tous les services concernés a déclaré la ministre de l'Intérieur Anna Maria Cancellieri dans un entretien aux quotidiens La Repubblica et Il Corriere della Sera.

"Jeudi est prévue une réunion du comité pour l'ordre et la sécurité" au cours de laquelle sera présenté "un paquet de propositions", a-t-elle indiqué. Afin de défendre les bureaux de Finmeccanica et les agences fiscales d'Equitalia, l'armée italienne pourrait être appelée en renfort.

Le ministère de l'Intérieur craint un risque "d'escalade". De son côté, le grand patron de Finmeccanica a fait part de son inquiétude, estimant qu'il y a un "danger de déstabilisation sociale lié aux difficultés économiques du pays et un risque d'instrumentalisation des faits dans un but idéologique".

Comme en Grèce, la résistance à l'austérité semble devenir de plus en plus violente en Italie à mesure que la pression des services fiscaux s'intensifie. Il y a trois mois, alors que le Parlement grec devait voter en faveur du plan d'austérité imposé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, des heurts avaient opposé des manifestants à la police. Une violence qui a également gagné l'Espagne où des incidents avaient éclaté à Barcelone en mars dernier. »

Source

Commentaires (13)

1. Boreas (site web) 16/05/2012

"l'exigence de rétablissement de l'ordre à coup de triques par les classes moyennes..."

Sauf que ce sont justement ces "classes moyennes" qui sont et seront de plus en plus frappées par la crise :

http://lachute.over-blog.com/article-cherche-homme-politique-suicidaire-pour-austerite-105257418.html

... si bien qu'il est plus probable que "l'ordre" soit troublé par elles, que de les voir demander son rétablissement.

2. arsin (site web) 16/05/2012

Sans faire de Godwin, ce sont les mêmes classes moyennes qui ont souffert de la crise allemande de 1930 et soutenu le NSDAP...

J'enlève le "s" de "triques", qui pourrait être mal interprêté...

3. Boreas (site web) 16/05/2012

"ce sont les mêmes classes moyennes qui ont souffert de la crise allemande de 1930 et soutenu le NSDAP..."

C'est un préjugé.

Les classes moyennes ne sont ni plus, ni moins concernées que les autres composantes de la société allemande de l'époque :

http://www.persee.fr/articleAsPDF/polix_0295-2319_2002_num_15_60_1247/article_polix_0295-2319_2002_num_15_60_1247.pdf

D'ailleurs, aux élections de 1932, les communistes et socialistes étaient arrivés en tête...

4. arsin (site web) 16/05/2012

Ce document parle des chômeurs. Quel rapport avec les classes moyennes dans leur ensemble ?

5. Boreas (site web) 16/05/2012

Pour le savoir, il faut le lire en entier.

6. arsin (site web) 16/05/2012

Merci de préciser quelle partie d'un long document tu m'invites à lire. Je ne peux lire tout ce que je souhaiterais.

D'après ce que j'ai lu, ce document ne nie pas la participation des dénommées classes moyennes au nazisme, il conteste surtout leur définition imprécise.

Et ce que tu dis ne réponds pas à ma remarque : en cas d'effondrement des conditions de vie, il n'y a pas d'unanimité du peuple. Il y a ceux qui perdent tout, et ceux qui craignent de se retrouver ainsi, et qui donc votent pour l'ordre, peu importe qu'ils soient ouvriers, petits indépendants ou employés, du secteur privé ou public.

7. Boreas (site web) 17/05/2012

Essentiellement :

"En définitive, les seules variables véritablement prédictives d'un vote nazi sont le type de région et l'appartenance confessionnelle : le NSDAP rencontre un écho deux fois plus important en terme électoral dans les régions protestantes que dans les régions catholiques. En outre, le pourcentage de votes nazis varie en raison inverse de la taille des unités territoriales : plus de la moitié des votes NSDAP provient de communautés de moins de 25 000 habitants." (pages 202-203, soit pages 12-13 du PDF)

"c'est à propos des classes moyennes salariées du secteur privé que les résultats sont les plus déroutants au regard des thèses, admises jusqu'à une date assez récente, qui font de ces couches le fondement social du NSDAP. Bien que ces classes
moyennes soient très durement touchées par le chômage et l'inflation, Childers note un grand éclatement de leurs votes sur l'ensemble du spectre partisan de l'Allemagne weimarienne. En fait, rien n'est moins évident qu'une radicalisation politique de ces couches sociales. Quatre types d'explication sont avancés par l'auteur : 1. Généralement ces classes moyennes se concentrent dans les grands centres urbains, où le NSDAP peine précisément à s'implanter. 2. Elles comprennent une forte proportion de femmes souvent actives, peu réceptives par leur statut au discours ultraconservateur des nazis sur la condition féminine et la question de la division sexuelle du travail. 3. Nombre de ces cols blancs sont issus de la classe ouvrière et ont hérité le système de valeurs et de préférences propre à la culture ouvrière. 4. Enfin, c'est bien la diversité sociale et politique de ce
groupe, expression de la complexité de la composition démographique des cols blancs, qui apparaît comme « le facteur le plus important expliquant la surprenante pauvre performance du NSDAP auprès de ces salariés ». La thèse faisant du déclin social et de la menace de prolétarisation les
ingrédients majeurs de la recette nazie est là encore prise en défaut." (page 213, soit page 23 du PDF)

"tout indique que l'ascension fulgurante du NSDAP ne peut être attribuée exclusivement au ralliement des petites classes moyennes traumatisées par le risque de prolétarisation et le chômage" (page 214, soit page 24 du PDF)

8. arsin (site web) 17/05/2012

En précisant la question autour des classes moyennes qui possèdaient quelque chose, les artisans et commerçants, plus les employés non industriels, on a une autre étude de 2008 qui va plus dans le sens de ce que je dis : http://www.swissinfo.ch/fre/Hitler_a_ete_porte_par_les_commercants_et_les_artisans.html?cid=6957668

Il faut bien que quelqu'un ait voté pour le NSDAP, pour qu'il arrive à former une coalition relativement majoritaire en 1932...

9. Boreas (site web) 17/05/2012

Le texte que je cite en parle aussi :

"Paradoxalement, le NSDAP enregistre ses scores les plus appréciables non seulement chez les petits artisans et commerçants, mais aussi chez les
fonctionnaires, lesquels bénéficient pourtant de la sécurité de l'emploi, de revenus supérieurs à la moyenne, d'une meilleure éducation ainsi que d'un
prestige social plus grand. Cependant, face à la crise - financière - de l'Etat allemand, nombre d'entre eux craignent tant pour leur niveau de vie que pour leur statut social ; crainte du déclassement exploitée par les nazis qui présentent les réparations allemandes et le Plan Young comme une menace directe pour les fonctionnaires. Reste qu'il existe une perméabilité certaine au nazisme et à l'ultranationalisme chez certaines couches moyennes les plus durement frappées par la récession. Si, par exemple, les employés ont voté quatre fois plus pour les nazis, c'est non seulement parce qu'ils ont été durement touchés par l'inflation dans un premier temps et la rationalisation à outrance de l'économie dans un second, mais aussi et surtout parce que leur tradition syndicale et politique s'oriente traditionnellement vers des organisations non socialistes. On ne peut alors s'étonner si les formes de radicalisation des chômeurs issus de leurs rangs s'opèrent en direction du NSDAP. Cependant, il faut se défier d'une explication par le simple qui impute à la seule « crise » le ralliement au NSDAP de ces groupes sociaux (ou plutôt de certaines fractions d'entre eux). Ainsi que le souligne J. Kocka dans son étude sur les employés dans l'Allemagne prénazie, la radicalisation électorale des employés est plus largement imputable à une lente évolution idéologique et politique qu'à la dégradation sévère de leurs conditions socioéconomiques. En outre, si l'on étudie précisément le cas des chômeurs cols
blancs, on remarque (tableau 4) que, d'une part, contrairement à ce que l'on observe pour les ouvriers, l'approfondissement de la crise se traduit par une pénétration du vote NSDAP : si 28 % des cols blancs au chômage votaient pour le parti hitlérien en juillet 1932, ils sont 43 % en 1933 ; d'un point de vue électoral, le NSDAP a effectivement profité de l'extension du chômage dans ces couches sociales. Mais, d'autre part, ces gains sont restés plutôt modiques et le KPD en a aussi partiellement retiré quelques bénéfices dans les urnes. Bref, tout indique que l'ascension fulgurante du NSDAP ne peut être attribuée exclusivement au ralliement des petites classes moyennes traumatisées par le risque de prolétarisation et le chômage." (page 214, soit page 24 du PDF)

Mais à part ça, je ne vois guère l'intérêt concret de cette discussion qui, pour moi, n'a un intérêt que dans le domaine historique.

La dictature existe déjà, elle nous est imposée quotidiennement et de plus en plus. Agiter le spectre du nazisme est l'un de ses outils de manipulation favoris.

10. Nationaliste jacobin 18/05/2012

Très intéressante cette discussion. Si je peux me permettre quelques remarques:

La présentation de Pablito Waal laisse supposer que, au fond, les couches moyennes sont les plus attachées à l'ordre. Mais quand je vois le score du FN (que je ne taxe pas de nazisme, entendons-nous, mais qui reste un parti de droite "dure") parmi les ouvriers, je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il y a une bonne partie des classes populaires qui aspirent aussi à un certain ordre...

Je crois qu'il faut se garder de prendre pour des réalités les thèses, séduisantes et défendues avec talent je l'admets, du blogueur Descartes, qui font des "classes moyennes" l'alpha et l’oméga de tout. D'autant que la définition de classe moyenne n'est pas établie. Descartes lui-même choisi une définition bien contestable. Au détour d'un commentaire, on lit "classes moyennes supérieures", plus loin "bobos". Faudrait savoir. Les bobos viennent souvent des classes moyennes, ça ne veut pas dire que toutes les classes moyennes sont boboisés. En tout état de cause, pourquoi les bourgeois et les classes populaires seraient moins attachés à l'ordre que les classes moyennes?

Là où je ne comprends pas bien Boreas, c'est dans le refus de considérer "Aube dorée" comme une menace potentielle, une parmi d'autres. OK, ils sont minoritaires, mais ce n'est pas parce que des gens sont minoritaires qu'ils ne sont pas dangereux. Regardez les musulmans intégristes: leur pouvoir de nuisance en Europe est sans commune mesure avec leur nombre.

Je comprends qu'on hiérarchise les menaces. Mais il est plus prudent de les prendre toutes en compte...

J'aimerais aussi savoir quels sont les éléments qui permettent de dire que "nous vivons en dictature". Parce que je dois être très bête, mais je ne m'en rends pas compte. Mes libertés fondamentales sont encore pour une bonne part garanties. Même si la situation est imparfaite (restriction excessive de la liberté d'expression à mon goût, question de la souveraineté, législation coercitive sur le port d'armes...), je ne vois aucune similitude avec une vraie dictature, celle dans laquelle internet est censuré, les soldats et les policiers sont à chaque coin de rue (c'est ce que souhaiteraient bien des Français!) et les arrestations (voire exécutions) arbitraires. J'ai plutôt tendance à croire que le libéralisme et la dérégulation conduisent à une forme d'anarchie où s'impose la loi des plus forts. Ce n'est pas une dictature, mais ça ne vaut guère mieux.

11. Boreas (site web) 19/05/2012

"Là où je ne comprends pas bien Boreas, c'est dans le refus de considérer "Aube dorée" comme une menace potentielle, une parmi d'autres. OK, ils sont minoritaires, mais ce n'est pas parce que des gens sont minoritaires qu'ils ne sont pas dangereux. Regardez les musulmans intégristes: leur pouvoir de nuisance en Europe est sans commune mesure avec leur nombre.

Je comprends qu'on hiérarchise les menaces. Mais il est plus prudent de les prendre toutes en compte..."

J'essaie d'être réaliste et pragmatique. Pour moi, une menace et un danger sont des choses concrètes, pas des émotions négatives ressenties sur ordre des médias.

Si vous me parlez de poseurs de bombes islamistes, de fanatiques sectaires à la Mohamed Merah capables de tuer des enfants dans une école, je perçois la menace et le danger. Et pourtant, nous a-t-on répété que Merah était une exception et qu'il ne fallait surtout padamalgam...

Mais dans le cas d'un parti politique ultra-minoritaire dont quelques débordements violents dont on ne sait rien en détail et quelques saillies "folkloriques" font le régal de la presse bien-pensante aux ordre du capital, ravie d'avoir trouvé dans ces âneries un repoussoir pour dénoncer le retour aux heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire dès lors qu'on oserait allier nationalisme et opposition à la doxa mondialiste et immigrationniste, je me demande surtout si les accointances réelles ou supposées de ces gens avec la police ne sont pas surtout l'indice d'une manipulation, soit par infiltration, soit par procès d'intention facilité par leur bêtise.

L'Aube Dorée, quelque chose de réellement signifiant en terme de "menace", de "danger" ? Comme si la montée, que même l'expert interrogé par la Pravda (pardon, par Le Monde) juge éphémère :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/05/grece-pourquoi-un-parti-neonazi-pourrait-entrer-au-parlement_1695987_3214.html

... d'un parti aussi minoritaire, aussi isolé en Europe et aussi idéalement caricatural dans ses outrances réelles ou supposées, véritable pain bénit pour, avait une importance, au regard de l'écrasement du peuple grec sous les bombes économiques et financières de ses élites et de leur corruption en premier lieu, ainsi que des oligarchies supranationales en second lieu...

Deux poids, deux mesures. Aux yeux des outils de propagande du capital, Mohamed Merah ne doit surtout pas être perçu comme un symptôme de la folie immigrationniste dont ce même capital est largement responsable. Mais dans le cas de l'Aube Dorée, il faudrait croire, parce que ces mêmes outils du capital nous le suggèrent, que le spectre de l'hitlérisme plane sur tout pays qui ferait mine de résister à l'écrasement par le capital ? Je ne marche pas.

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"J'aimerais aussi savoir quels sont les éléments qui permettent de dire que "nous vivons en dictature". Parce que je dois être très bête, mais je ne m'en rends pas compte. Mes libertés fondamentales sont encore pour une bonne part garanties. Même si la situation est imparfaite (restriction excessive de la liberté d'expression à mon goût, question de la souveraineté, législation coercitive sur le port d'armes...), je ne vois aucune similitude avec une vraie dictature, celle dans laquelle internet est censuré, les soldats et les policiers sont à chaque coin de rue (c'est ce que souhaiteraient bien des Français!) et les arrestations (voire exécutions) arbitraires. J'ai plutôt tendance à croire que le libéralisme et la dérégulation conduisent à une forme d'anarchie où s'impose la loi des plus forts. Ce n'est pas une dictature, mais ça ne vaut guère mieux."

Quand je parle de dictature, il s'agit bien sûr d'une dictature "soft", pas d'un régime dans lequel une discipline de fer pèse sur la population, encadrée par des signes aisément identifiables.

Quoique...

Quand vous enchaînez les amendes pour infractions mineures au code de la route, au point de finir par y laisser votre permis et votre travail, alors que l'un des principaux fabricants radars est le frère d'un ministre, que de multiple vrais délinquants multirécidivistes sont éternellement libres de poursuivre leurs exactions et que le budget de la Justice est le 37e des pays des l'OCDE, qu'est-ce d'autre que le signe évident de l'arbitraire et de l'inéquité, marque d'une dictature qui ne dit pas son nom ?

Quand une des techniques de base de l'ingénierie sociale repose sur le chômage permanent (le NAIRU : http://lenairu.free.fr/ ) et l'autre, sur l'immigrationnisme massif sans fondements économique ni démographique positifs, avec une évidente intention de faire pression à la baisse sur les salaires et de terroriser la population avec une délinquance savamment entretenue par un laxisme policier et judiciaire combinés entre droite et gauche, qu'est-ce d'autre que les signes évidents d'un profond mépris de la volonté populaire et d'une domination exercée uniquement au profit d'intérêts autres que les siens, marque d'une dictature qui ne dit pas son nom ?

Quand tous les grands médias sont détenus par de grands groupes économiques et financiers et/ou des investisseurs proches de tels groupes ainsi que des principales composantes de la partitocratie, que les syndicats, même patronaux, dépendent majoritairement de financements publics pour leur fonctionnement et surtout leur survie, sachant par ailleurs que seules les émanations de tous ces groupes d'intérêts sont susceptibles d'accéder aux centres de décision régissant l'octroi de ces financements, qu'est-ce d'autre que les signes évidents d'une concentration capitalistique et oligarchique des leviers du pouvoir, , marque d'une dictature qui ne dit pas son nom ?

Quand tous les députés et tous les sénateurs, voire tous les conseillers régionaux et départementaux, sont des millionnaires (en francs) et que 500 signatures d'élus sont exigées pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle, en plus des millions d'euros de budget nécessaire à une campagne électorale significative, qu'est-ce d'autre qu'un dispositif de sélection par l'argent et de cooptation, marque d'une dictature qui ne dit pas son nom ?

Quand les programmes et actions de tous les partis politiques s'avèrent contraires à la volonté populaire clairement exprimée par sondages et référendum (2005), que des lois mémorielles et un abondant matraquage moralisateur sur certains sujets radicalement disqualifiants (par exemple, la colonisation et la traite négrière arabo-musulmane - voir par exemple Christiane Taubira : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/encore-aujourd-hui_482221.html ) corsètent le débat "démocratique", que le président de la République est élu grâce à 55 % de ses électeurs ayant voté non pour lui mais contre son adversaire, qu'est-ce d'autre que la fabrication du consentement par les méthodes de Bernays et Lippmann ( http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2011/01/09/l-homme-qui-trouvait-tout-le-monde-stupide.html ), avec pour résultat une dictature qui ne dit pas son nom ?

Je pourrais multiplier les exemples, il y en a tant...

12. Boreas (site web) 19/05/2012

Désolé pour les coquilles.

"véritable pain bénit pour"...

Pour les médias, voulais-je dire.

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"fabricants DE radars"

"multipleS vrais délinquants"

13. Boreas (site web) 28/05/2012

Sur L'Aube Dorée, ce qui importe est dit ici :

http://www.youtube.com/watch?v=B6K13LyObkM

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