Quand le FMI critique les politiques d’austérité - par Laurent Pinsolle

  • Par arsin
  • Le 03/12/2012
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Par Laurent Pinsolle, sur son blog
http://www.gaullistelibre.com/
Joseph Stiglitz a gagné. Lui qui dénonçait les politiques d’austérité imposées par le FMI dans « La Grande désillusion » en 2001 voit l’organisation qu’il critiquait tant se rapprocher de ses positions, comme le rapporte The Economist sur la foi d’un nouveau papier d’Olivier Blanchard, son chef économiste. 
La théorie dépassée par la réalité
Il faut dire que les exemples de la zone euro sont venus largement remettre en question tous les modèles du Fond Monétaire International. En début d’année 2012, il avait apporté son « crédit » à des hypothèses de croissance totalement farfelues pour un énième plan grec. En 2010, on nous disait que la croissance repartirait en 2012. Début 2012, cela devait être pour 2014 (2. 5% ! ). Devant l’effondrement calamiteux de l’économie grecque, plus personne ne semble vouloir s’avancer désormais. 
Mais la situation n’est guère plus riante ailleurs en Europe. A l’origine, l’Espagne devait réduire son déficit public à 6% en 2011, 4,5% en 2012 et 3% enfin en 2013. La réalité est tout autre puisque Madrid n’a pas réussi à faire mieux que plus de 9% l’an dernier et plus de 7% cette année. Bref, malgré une austérité sauvage, le rythme de réduction des déficits n’est pas plus rapide qu’aux Etats-Unis, qui laisse l’austérité à d’autres et cherchent plutôt à sortir de la crise par la croissance. 
En fait, comme le rapporte The Economist, les économistes du FMI estimaient encore en 2010 que le multiplicateur des plans d’austérité n’était que de 0,5, c’est à dire que quand on baissait les déficits de 1% du PIB, cela provoquait une contraction de l’économie de 0,5%. Bref, en supposant que l’impact sur la position fiscale de l’Etat était de la moitié de cette somme, on pouvait en déduire qu’un effort de 1% du PIB réduisait le PIB de 0,5% et que l’effet net de cet effort (moins l’impact d’une moindre croissance sur les recettes fiscales et les dépenses publiques) atteignait 0,75% du PIB. 
Une sévère remise en question
Lire la suite sur le site de Laurent Pinsolle

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