Relations internationales

Helmut Kohl, premier chancelier du nouvel empire allemand

 

Comme Bismarck en 1898, Kohl meurt à l'apogée de la puissance allemande.

Bismarck

 

L'ancien chancelier allemand (1982-1998) Helmut Kohl (1930-2017) est et sera célébré dans les jours qui viennent par tous - enfin dans la politique européenne.

Il faut rappeler ces quelques points :

- Kohl fut le "chancelier de la réunification", réunification qui aurait dû avoir lieu d'une façon ou d'une autre après la chute du Mur...mais une autre façon n'aurait pas forcément été pire. Il est de bon ton de pointer l'écart économique abyssal entre RDA et RFA, en termes de revenus ou de productivité...En oubliant souvent de préciser de quelle année on parle. Car, entre 1989 et 1991, la RDA va connaître une chute de 35% de son produit intérieur brut, soit une récession supérieure à celle enregistrée dans les pays d'Europe centrale (Pologne, République Tchèque...). L'une des raisons majeures fut le choix d'établir une parité entre les marks ouest- et est-allemands.

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La guerre pour le sens de l'existence (4)

(lire la partie précédente)

 

Partie 4 : notre monde a besoin de frontières

 

Pour conclure ces longs développements, je ne vais pas rappeler qu'il faut combattre l'Etat Islamique ou autres banalités, pas plus que je ne prétendrai avoir de solutions définitives pour y parvenir.

 

Mais comme idée générale pour maintenir la paix entre des peuples différents inquiets de leurs postérité, voyons la seule solution qui s’offre : le rétablissement des frontières. La principale alternative serait de croire qu’une « conscience morale » se « mondialiserait », et que, par les progrès de la communication et de l’éducation, les rivalités entre nations, communautés religieuses, ethnies… se dissoudraient par la simple intelligence, et que l’Humanité dans son ensemble communierait finalement, par delà ses différences, autour des seuls vrais problèmes : la lutte contre la destruction de l’environement, la grande pauvreté, la maladie et la violence.

 

Problème : ce rêve passe au-dessus de cette réalité que nous avons exposée tout au long de ce texte, qui est que la plupart des individus cherchent la perpétuation de leur groupe, culturellement et généalogiquement. Et que la tension qui se crée entre deux groupes qui se font concurrence par le nombre ou par les idées et croyances est un problème dont la résolution n’a rien à voir avec le niveau d’intelligence et d’éducation des populations concernées. Si vous prenez un peuple dont le QI moyen serait de 140, et que vous l’informez que leurs descendants seront de toute façon submergés par ceux d’un autre peuple, vous aurez une radicalisation pouvant aller jusqu’à la violence la plus extrême. Le XXème siècle a enterré l’idée que la culture empêchait des hommes de sombrer dans la barbarie.

 

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La guerre pour le sens de l'existence (3)

(lire la partie précédente)

Abudhabimosque

Partie 3 : dans le camp d’en face, la lutte est aussi existentielle

 

Tout comme le vote nationaliste, le fondamentalisme islamique est aussi analysé trop facilement par la pauvreté et les inégalités au sein du monde musulman, voire des pays occidentaux où une communauté musulmane conséquente est présente. Alors que de nombreux militants de l’Islam politique, radical, voire terroriste, n’ont aucun problème de subsistance, et parfois même sont issus de classes aisées des pays arabes, à commencer par un des plus célèbres, Oussama Ben Laden. Des études ont montré que certaines catégories professionnelles, telles que les ingénieurs, avaient plus facilement tendance à s’engager dans la voie du terrorisme que d’autres, et que les raisons étaient plus intellectuelles que sociales.

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La guerre pour le sens de l'existence (2)

(lire la partie précédente)

Bouclier ct america

Partie 2 : Trump, Brexit, Le Pen, AfD : de quoi sont-ils les noms ?

 

Réduits au larmoiement sur ces millions d’électeurs qui « sortent du cercle de la Raison », nos plumitifs et autres encombrants des ondes et des réseaux nous parlent du « repli sur soi », des « peurs identitaires », ou, quand leurs capacités conceptuelles sont encore plus basses, de la montée du « populisme ». « Populisme » étant, dans les années 2010, le successeur de ce que fut « communautarisme » dans les années 2000, à savoir un terme flou servant d’épouvantail, qu’il y ait un début de pertinence dans la critique des faits mis derrière ce terme, ou non.

 

Bien qu’ils tombent dans le moralisme et le psychologisme de bas étage, les larmoyants n’ont pas tout faux. Qu’il y ait un mouvement de défense identitaire à l’œuvre chez un nombre croissant de peuples – les Allemands s’y sont ajoutés depuis 2013 et la création d’Alternativ fur Deutschland (AfD) -, c’est un fait. Mais sa motivation profonde échappe à la raison médiatique, qui n’y voit que peur et autres sentiments déplorables. Et ce à cause des limitations du logiciel dominant dans la caste médiatique.

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La guerre pour le sens de l'existence (1)

Ceci est le début d'un article assez long, rédigé en décembre 2016 et censé faire le bilan de cette année 2016, et du tournant "populiste", "réactionnaire" que la scène politique internationale semble prendre depuis 24 mois.

Counterstrike

Partie 1 : le mythe de l’ère de la « post-vérité »

 

La victoire du Brexit et de Donald Trump (au collège électoral américain) ont lancé, chez les journalistes et la sphère médiatique, qui s’étaient majoritairement (mais pas unanimement) rangés dans le camp du Remain lors du référendum britannique, et presque entièrement contre Donald J. Trump aux USA, le thème de « l’ère de la post-vérité ». Les deux succès s’expliqueraient par la montée des peurs et des passions irrationnelles, qui auraient rendu une fraction considérable de l’électorat insensible aux faits et à la raison. Faits et raison qui, faut-il le comprendre, auraient massivement penché contre le Brexit et contre Trump.

 

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A propos de la géographie européenne selon Emmanuel Todd

Une version corrigée de la carte d'Emmanuel Todd présentée dans un précédent article :

Commentaire de Nationaliste Jacobin :

Loin de moi l'idée de nier l'hégémonie allemande en Europe, très néfaste pour nos intérêts nationaux. Mais je dois dire qu'en tant qu'historien-géographe amateur de géopolitique, les propos de Todd me laissent très sceptiques. Quand on lit attentivement, on s'aperçoit que ça ne repose pas sur grand-chose: des belles formules, des intuitions intéressantes sans doute, mais beaucoup d'approximations. Notamment Todd historien, j'ai beaucoup de mal à y croire...

Un exemple, je crois, est très significatif: ces cartes de l' "Empire allemand" comme celle présentée ci-dessus, je n'ai pas trouvé précisément quels critères ont été utilisés pour les réaliser. Quels facteurs ont été précisément listés et mesurés? La dépendance commerciale? L'alignement politique? Dans quels domaines? Bref, tout cela n'est pas très sérieux, et je ne pense pas que ce type de "grand entretien" fourre-tout, qui mélange beaucoup de choses, donne l'illusion du savoir sans guère aligner de faits crédibles, soit au final très efficace. Vouloir donner une "autre vision" de l'UE ou de l'Europe (ce n'est d'ailleurs pas très clair: quid de la Norvège, par exemple? Le Monténégro, lui, a simplement disparu, réannexé par la Serbie...), c'est très bien, j'approuve, mais Todd ne peut pas colorier, comme ça, une carte de l'Europe en utilisant son pifomètre et ses opinions du moment.

Commentaire / réponse de Pablito Waal:

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Que veut la Russie ? - rapport de Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Une importante table ronde s’est tenue hier soir, lundi 1er septembre à Paris, sous les auspices du Dialogue Franco-Russe, pour tenter d’évaluer les solutions politiques à la crise en Ukraine, et sortir de la spirale de l’escalade.  Cette table ronde a réuni des responsables politiques de premier plan russes et des représentants des différentes forces politiques françaises, mais aussi des milieux d’affaires (Total, GDF-Suez), des milieux culturels et scientifiques.

dialogue-franco-russe

(Présentation des intervenants sur le blog de Jacques Sapir)

Les échanges, qui ont duré deux heures, ont permis de mesurer d’une part l’attachement réciproque à l’amitié franco-russe, mais aussi la commune préoccupation devant la tournure prise par les événements en Ukraine, et leurs conséquences sur la politique mais aussi sur l’économie européennes. La situation des populations civiles est dramatique. Il faut  ici signaler que, pour la revue américaine Foreign Policy, les bombardements de la population civile auxquels ont eu recours systématiquement les forces de Kiev pourraient être qualifiés de « crimes de guerre ». Les chefs d’entreprises présents ont insisté sur le caractère profondément destructeur, et politiquement injustifié, des sanctions réciproques (tant européennes que russes) qui ont été prises jusqu’à présent. Ces échanges se sont prolongés pendant plus de deux heures, et les responsables russes ont répondu aux questions des participants français. L’un des principaux thèmes a été, bien entendu, la position de la Russie dans cette crise.

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Ukraine: la Russie ne peut pas tout avoir - par Nationaliste Jacobin

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : mon avis est partagé sur cet article. Il est vrai que si j'étais ukrainien, ou que si la France avait à faire avec une rébellion séparatiste ayant profité d'une période d'instabilité politique nationale pour lancer une insurrection, je serais le premier à exiger que l'armée nationale écrase les rebelles. J'ai donc le plus grand mal à condamner l'attitude du gouvernement de Kiev. Cependant, même si la présence de l'armée russe en Ukraine était avérée, contrairement à Nationaliste Jacobin, je ne m'associerai jamais à l'idée d'une intervention française au côté de l'Ukraine. Au passage, cette présence militaire russe ne fait plus grand mystère, puisque même les séparatistes ont reconnu que des "volontaires" russes étaient à leurs côtés. Et Moscou a une responsabilité sur ce fait, au même titre qu'il est de la responsabilité de la France d'empêcher des candidats au Jihad de quitter son sol pour la Syrie ou l'Iraq. Mais il n'en reste pas moins que l'Ukraine n'est pas notre alliée, et si elle entrait dans l'OTAN, il ne deviendrait que plus urgent que la France sorte de cette alliance. Et la Russie reste, elle, une alliée "naturelle" pour notre pays. Il est de surcroît peu probable que "l'impérialisme russe" s'étende au-delà du Donbass, la question du séparatisme pro-russe à Kharkov ou Odessa étant réglée, dans les flammes et le sang, depuis le printemps dernier.

Voilà quelques temps que je n'ai plus abordé la crise ukrainienne. Il faut dire que l'affaire est devenue très complexe : le rôle de Moscou est opaque, bien qu'apparemment il commence à s'éclaircir, et pas dans un sens rassurant ; la propagande et les manipulations émanent de tout côté, entre l'obsession russophobe de certains défenseurs de l'unité ukrainienne et la compassion douteuse des Russes pour les « pauvres civils » victimes du gouvernement « fasciste » de Kiev. Je rappelle aux dirigeants russes que, lorsque Bachar El-Assad a commencé à mitrailler ses opposants en Syrie, ils ne se sont guère émus. Quand Vladimir Poutine aujourd'hui déplore la « brutalité » des troupes loyalistes ukrainiennes, il se moque de nous. De manière générale, M. Poutine a semble-t-il décidé de nous prendre pour des imbéciles. Venir nous dire que des soldats russes, des parachutistes qui plus est (et non de simples gardes-frontière), se sont « égarés » par inadvertance en territoire ukrainien, c'est se payer notre tête. De la même façon, je ne sais pas ce qu'il y avait dans cet étrange convoi humanitaire, mais je note que les Russes ont refusé toute inspection fouillée des cargaisons et que la Croix-Rouge, qui devait initialement participer à l'opération, s'est trouvée étrangement écartée au moment crucial, pour « raisons de sécurité » susurre-t-on, alors que l'Ukraine s'est bien gardée de mitrailler le convoi, ce qui aurait procuré, tout le monde le sait, un casus belli idéal au Kremlin. Dieu sait que je ne suis pas foncièrement hostile à la Russie, une grande puissance avec laquelle je persiste à croire que nous pouvons avoir des intérêts convergents. Je me suis réjoui du redressement russe opéré par Poutine dans les années 2000, après le désastre des années Elstine. Je pense que la Russie a un rôle important à jouer dans l'équilibre des forces à l'échelle mondiale, notamment comme contrepoids à l'hégémonisme écrasant des États-Unis d'Amérique. Je conçois tout à fait que la Fédération de Russie défende ses intérêts vitaux, et cherche à maintenir ou renforcer son influence dans les pays voisins, dont beaucoup hébergent d'importantes populations russophones. De même, je comprends les inquiétudes de Moscou devant les progrès de l'OTAN en Europe centrale et orientale.

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Dollar KO par encerclement ? - par l'Association pour une Constituante

Sur le site de l'Association pour une Constituante

Texte de synthèse sur la Chine et les questions financières. Cette collation de textes nous vient de Suisse.

Dollar KO par encerclement ?

Les chinois champions du monde du jeu de GO

SUN TZU : gagner la Guerre sans combattre

Depuis le début du mois de Juillet, les annonces en provenance de la Chine s’enchaînent inexorablement… et elles sont toutes primordiales. Tout d’abord, sur la Chine elle même.

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Poutine a raison, mais... - par Valeurs & Actions Républicaines

Par Valeurs & Actions Républicaines, sur leur site 

L'ONU accuse les deux camps de se battre dans des zones habitées

Le ton monte contre la Russie au sujet de l'Ukraine.

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Les promesses non tenues de la révolution ukrainienne - sur le site d'O.Berruyer

Article du Monde repris sur le site d'Olivier Berruyer

Reprise d’un article du Monde

Selon son propre mot, Tetiana Tchornovol est une « star » de la révolution ukrainienne. De ses heures sombres, comme ce 25 décembre 2013 où cette journaliste spécialiste des affaires de corruption fut retrouvée dans un fossé, passée à tabac sur une route des environs de Kiev pour avoir publié, quelques heures plus tôt, des photos de la luxueuse résidence du ministre de l’intérieur d’alors. Star, elle le fut aussi après la fuite du président Viktor Ianoukovitch. Le 22 février, la foule de Maïdan acclamait le nom de la nouvelle responsable du « comité national de lutte contre la corruption ».

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La voix de la France et la Bosnie oubliée - par L'Oeil de Brutus

Par L'Oeil de Brutus, sur son blog

LA VOIX DE LA FRANCE ET LA BOSNIE OUBLIEE

Il y a quelques jours, Laurent Pinsolle publiait un article sur l’état actuel de la Libye et les conséquences du droit d’ingérence. C’est également l’occasion de se remémorer un autre territoire, complètement oublié des médias : la Bosnie-Herzégovine. 

Un pays à la dérive

En 1995, les accords de Dayton mettent fin (provisoirement : 4 ans plus tard aura lieu la guerre du Kosovo) à la guerre issue de la dislocation de l’ex-Yougoslavie. Ils instituent de fait un Etat pluriethnique, composé d’une fédération d’Etat, eux-mêmes basés sur l’homogénéité ethnique. Ces mêmes accords instituent de manière transitoire un poste de Haut représentant en Bosnie-Herzégovine, placé sous l’autorité du Conseil de sécurité des Nations Unies. Sauf que presque 20 ans plus tard, la « transition » perdure et la fonction de Haut représentant est toujours en place. 

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A propos de la catastrophe aérienne d'Ukraine orientale - articles de Jacques Sapir

Suite au drame aérien ayant coûté la vie à près de 300 personnes, et mis rapidement à charge de la Russie ou des séparatistes du Donbass, voici les remarques et hypothèses de Jacques Sapir. En plus d'être économiste, le professeur de l'EHESS est également passionné des armes, non seulement des forces de l'ex-URSS, mais aussi de la Seconde Guerre Mondiale (voir le livre qu'il a dirigé "1940 : la France continue"). Le point de vue de Jacques Sapir est bien évidemment pro-russe, du moins hostile à Kiev, et ne revendique pas la perfection. Mais en ces temps d'enquêtes bâclées (comme celle sur l'attaque chimique de la Ghouta en août 2013), il est bon de prendre plusieurs points de vue, y compris ceux que les médias de masse ne diffusent pas et qui paraissent informés.

Pour commencer, voici des exemples d'arguments accusant les séparatistes du Donbass d'avoir détruit l'avion, paru dans Le Point du 18 juillet 2014

Ci-dessous, le premier article sur ce sujet dans le blog Russeurope. Et voici pour la suite. Et encore un article là.

La destruction du vol MH17 de la Malaysian Airlines le 17 juillet a suscité une intense et justifiée émotion. Les revendications et accusations contradictoires se sont succédées. Les informations disponibles pour le grand public sont extrêmement fragmentaires. On peut, cependant remarquer certaines incohérences dans la mise en cause, du côté des gouvernements de l’OTAN et de la presse de ces pays des insurgés ukrainiens.

Un chose semble (mas nous verrons qu’elle n’est pas certaine) acquise, c’est que la destruction du Boeing 777 de la Malaysian Airlines est due à un missile Sol-Air. Il faut alors rappeler quelques faits de base concernant ces missiles. Leur portée et l’altitude qu’ils peuvent atteindre dépendent de l’énergie contenue dans le combustible de leur moteur fusée. Mais, cette portée et cette altitude dépendent aussi des caractéristiques de leur cible potentielle. Face à un avion rapide la portée sera plus faible que face à un avion lent. A contrario, un avion lent sera plus vulnérable à une certaine altitude qu’un avion rapide. 

I. De quelles armes disposent les insurgés des régions Est de l’Ukraine ?

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L'amende BNP-Paribas : presque un demi-plan Marshall - par Edgar

Par Edgar, sur son blog

http://s2.lemde.fr/image/2014/06/03/534x267/4431175_3_433b_les-epreuves-de-sciences-economiques-et_51856e8f99eb0adf9045a2bdcc53f17a.jpg

L'amende infligée par les Etats-Unis à BNP Paribas est grotesque. A un point tel que les officiels français commencent à froncer un demi-sourcil : que coule l'industrie du pays passe encore (que PSA soit interdit de vendre des véhicules en Iran juste au moment où GM y remet les pieds), mais si l'Inspection des finances est accrochée, là c'est grave.

Christophe de Margerie (qui n'est pas un officiel mais à ce niveau chez Total on n'est pas non plus un quidam) suggère que le pétrole pourrait être payé en euros. Sapin s'inquiète du rôle illégitime que confère au dollar cette décision (lire un article de solidarité et progrès auquel renvoie mon moteur de recherche préféré, en réponse à une requête sur la réaction française amende BNP Paribas. Merci de ne pas penser qu'il s'agit d'une suggestion d'adhésion. Les infos originales sont parues dans le FT de toute façon, ce ne sont pas des élucubrations).

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28 Juin 2014 – Il y a 100 ans, l’attentat de Sarajevo entraînant l’Europe dans la 1ère Guerre mondiale. Quelles leçons en tirer ? - par l'UPR

Par l'UPR, sur son site

Commentaire de Pablito Waal : cet article de François Asselineau est très contestable sur ses conclusions et comparaisons entre la situation de 1914 et l'actualité. Mais la critique de "l'UE qui nous protège des guerres" est valable.

10340142 740338812671158 5768502130060583598 n 28 Juin 2014   Il y a 100 ans, lattentat de Sarajevo entraînant lEurope dans la 1ère Guerre mondiale. Quelles leçons en tirer ?

Alors que la voiture de François-Ferdinand est immobilisé, un terroriste surgi de la foule saisit l’occasion qui lui est ainsi offerte pour tirer presque à bout portant deux coups de revolver sur les deux conjoints. Ce dessin est extrait du journal français  » Le Petit Journal » daté du 12 juillet 1914.

Il y a 100 ans jour pour jour – le 28 juin 1914 -, le nationaliste serbe de Bosnie Gavrilo Princip assassinait à Sarajevo (Bosnie) l’héritier de l’Empire austro-hongrois, l’archiduc d’Autriche François-Ferdinand ( de son vrai nom Franz Ferdinand von Österreich-Este ), et son épouse Sophie Chotek de Chotkowa et Woguin, duchesse de Hohenberg.

Même si cet assassinat ne fut évidemment pas la seule raison du conflit qui allait embraser l’Europe, il n’en fut pas moins l’élément déclencheur de la Première Guerre mondiale.

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L’interview de Vladimir Poutine en version intégrale : le scandale des coupes de TF1 - par Olivier Berruyer

Par Olivier Berruyer, sur son site

Voici la transcription de l’interview de Poutine d’hier. C’est la traduction de la version intégrale issue du site du Kremlin (ou ici en russe, ou ).

En effet, pour faire tenir cette interview de 41 minutes en 24 minutes, TF1 a sabré largement dans certaines parties. Comme il a été décidé de couper des éléments essentiels sur la Crimée, l’opposition dans les médias français, et de laisser des propos sans intérêts genre sur la langue qu’il utilise avec Hollande, le mot censure me semble adapté – vu qu’il y a rétention d’informations importantes qui éclaireraient le public français. Et je reviendrais sur la faute inacceptable de traduction quand il parle d’Hillary Clinton.

Ceci étant, reconnaissons qu’il est salutaire que TF1 et Europe1 aient interviewé Vladimir Poutine…

Tout est donc traduit ici – les passages censurés sont en exergue – à vous de voir s’ils méritaient de l’être…

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Guerre civile en Ukraine - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : je suis assez d'accord avec Jacques Sapir, sur l'idée qu'il aurait fallu tout faire pour maintenir l'unité de l'Ukraine, quitte à passer à la fédéralisation du pays. J'avais déjà écrit il y a trois mois que le rattachement de la Crimée à la Russie n'était pas forcément une bonne idée, même du point de vue russe. Il est cependant tout aussi vrai que le régime en place à Kiev depuis le 22 février était illégal, et donc qu'aucune province du pays n'avait de raison de se montrer loyale vis-à-vis d'un pays dont la base légale, sa constitution, était de facto suspendue.

Depuis le 25 mai, l'Ukraine a un président difficilement contestable, Petro Poroshenko, via une élection qui s'est déroulée sur 90% du pays et 80% de la population (sur ce point, mon avis diffère donc de celui de J.Sapir). Réjouissons-nous au passage du score médiocre de l'égérie de l'OTAN Timochenko (<13%), et de ceux misérables de Svoboda et Pravy Sektor...sans oublier les 8% d'Oleg Lyashko. A l'inverse, les referenda de Donetsk et Lugansk, malgré les succès populaires qu'ils paraissent être, sont entâchés de nombreuses fraudes. Une reprise des négociations sur une Ukraine fédérale serait donc une possible sortie de crise. Une telle Ukraine serait certes un Etat faible, mais il suffit de voir la géographie et la démographie ce pays pour comprendre que c'est à terme inévitable.

Quant aux combats, il m'est difficile de fournir un jugement arrêté. Même si je préfererais bien sûr qu'il n'y ait aucun mort, je ne peux cependant condamner les offensives de l'armée ukrainienne, sans aussitôt penser que si une région de France proclamait sa sécession de façon irrégulière, je serai le premier à vouloir que l'armée française reprenne le terrain, quelque soient les imperfections du gouvernement français. De plus, je ne m'associe pas à la comparaison que J.Sapir fait entre les actions de l'armée de Kiev et les répressions de Kadhafi ou des Assad. Ces derniers ne combattaient pas une sécession régionaliste, mais supprimaient une contestation de leurs régimes autocratiques. Je rejoins cependant l'économiste sur le fait que les affrontements récents dans l'Est ukrainien et les dizaines de morts (au moins) qu'ils ont provoqué pourraient bien nous avoir fait atteindre une situation de non-retour par rapport aux négociations que j'évoquais précédemment.

Les évènements en Ukraine orientale depuis le 25 mai ont donné tristement raison à ceux qui prédisaient le déclenchement d’une guerre civile. Il n’est pas un jour sans que l’on ait des nouvelles très inquiétantes de ce qui se passe dans ces régions, sans que l’on annonce des morts, que ce soit au sein des insurgés, de la population civile – qui paye un lourd tribut – ou parmi les forces du gouvernement de Kiev. L’emploi par le gouvernement de Kiev de moyens militaires importants, hélicoptères de combat, avions à réaction qui ont bombardé la ville de Slaviansk le 2 juin (ce qui a été confirmé par l‘OSCE), voire de lance-roquettes d’artillerie, est tout particulièrement à noter. Il y a de cela près de trois ans, les gouvernements occidentaux – dont le gouvernement français – s’étaient émus de l’emploi de ce type d’arme dans la guerre civile en Syrie. Plus avant, lors de la guerre civile en Libye, l’argument du massacre des populations civiles avait été employé pour justifier ce qu’il faut bien appeler une intervention militaire. Il est frappant de constater le silence assourdissant de ces mêmes gouvernements alors que le gouvernement de Kiev utilise exactement les mêmes forces contre les insurgés.

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Russie : Dans la tête de Vladimir Poutine - débat avec J.Sapir

Voir sur le site de Jacques Sapir L’émission sur Mediapart à laquelle  [Jacques Sapir a] participé avec François Daucé et Jean-Robert Raviot du mercredi 14 mai est visionnable soit sur le site de Médiapart soit sur dailymotion.

Pourquoi la crise ukrainienne ? - par V.A.R.

Par Valeurs & Actions Républicaines, sur leur site

2014 restera l'année de la crise en Ukraine.

Un gouvernement "pro-russe" a cédé la place à un gouvernement "pro Union Européenne", les puissances extérieures s'opposent sur le destin d'un des pays les plus grand et les plus stratégique de l'Europe.

Pourquoi une telle crispation ? Qui a l'avantage ? Avec quels risques pour l'avenir des relations internationales ?

En 2004 déjà une "révolution" chassait les pro-russes

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Ukraine: Négociations ou Confrontation - par Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, sur son blog

La carte des langues par oblast (région) d'Ukraine correspond également à celle des régions les plus séparatistes...

La situation  dans l’Est de l’Ukraine devient chaque jour plus dangereuse et l’on a sentiment que le pays glisse lentement vers la guerre civile. C’est dans ces conditions que s’ouvrent normalement aujourd’hui, jeudi 17 avril, les négociations à Genève entre Russes, Ukrainiens, l’Union Européenne et les Etats-Unis.  Une partie de la population de l’Est de l’Ukraine exprime simplement sa défiance face au gouvernement issu de la « révolution » de Maidan. Une autre partie exprime publiquement son souhait de rejoindre la Russie.  Des extrémistes occupent des bâtiments publics et le gouvernement de Kiev menace de recourir à la force. On peut noter que les « milices » qui se sont manifestées dans les événements de Maidan,  et qui sont très largement composées de militants d’extrême-droite dont certains n’hésitent pas à afficher leurs sentiments pronazis, menacent d’aller dans l’est du pays. Nous sommes, et il faut le dire clairement, à la limite de la guerre civile.

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