Relations internationales

Leak de Ioulia Timochenko : “Il est temps de prendre nos armes et d’aller tuer ces maudits russes” - par Olivier Berruyer

  • Par arsin
  • Le 25/03/2014

Par Olivier Berruyer, sur son site

Voir aussi l'article de DeDefensa sur le même sujet.

“Amusant” : le fond ne me surprend pas, je suis juste étonné que les gens n’aient pas encore compris qu’ils sont écoutés (au moins, ça a un avantage pour nous…)

(passez à la partie 2 si vous êtes pressés, c’est le fait croustillant du mois)

Qui est Ioulia Timochenko ?

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L’UPR demande que Laurent Fabius soit démis de ses fonctions de ministre des Affaires étrangères

  • Par arsin
  • Le 19/03/2014

Par l'UPR, sur son site

Commentaire de Pablito Waal : presque entièrement d'accord avec l'UPR, sauf sur le cas syrien. En effet, la Coalition Nationale Syrienne reconnue par la France comme gouvernement légitime de la Syrie fin 2012 n'a jamais compté par ses rangs les forces jihadiste et terroristes telles que l'Etat Islamique du Levant ou le Jabhat Al-Nusra, qui sont au coeur des affrontements inter-rebelles que pointe l'UPR. D'ailleurs, pour aller au plus simple, cette Coalition a en fait fort peu de représentativité sur les combattants de terrain en Syrie.

laurent-fabius

Depuis son entrée en fonction au Quai d’Orsay, Laurent Fabius a multiplié, à une cadence sans équivalent dans notre histoire contemporaine, les fautes diplomatiques de débutant et les erreurs de jugement les plus graves.

Sa politique, consistant à s’aligner systématiquement sur les positions dictées par les États-Unis dans tous les domaines, a pour effet de saboter comme à dessein tous les intérêts diplomatiques, moraux, économiques et industriels de la France.

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Référendum en Crimée - par Jacques Sapir

  • Par arsin
  • Le 16/03/2014

Par Jacques Sapir, sur son blog

http://a54.idata.over-blog.com/0/32/46/53/Cartes-pays-2/crimee-kosovo.jpg

Comment dénoncer la sécession criméenne, si l'on a accepté celle du Kosovo ?

Les résultats du référendum ont confirmé la volonté d’une majorité de la population de la Crimée de rejoindre la Russie. Ils ont aussi confirmé l’incapacité des dirigeants, qu’ils soient français ou de l’UE et des Etats-Unis, de saisir la nature de ce vote. On rappelle donc dans le texte qui suit quelques points d’importance.

1.La Crimée fut attribuée administrativement de la Russie à l’Ukraine dans le cadre de l’URSS en 1954. Ceci ne fit l’objet d’aucun vote des populations concernées. Lors de la dissolution de l’URSS en 1991, il fut admis que la Crimée resterait dans l’Ukraine, moyennant la reconnaissance de son statut de république autonome et le respect de la constitution.

2. Il y a eu, à la suite de 21 février 2014, une interruption de l’ordre constitutionnel en Ukraine. Ceci est reconnu par les pays occidentaux qui qualifient le gouvernement de « révolutionnaire ». Ceci découle surtout du fait que nulle autorité qualifiée (la Cour Constitutionnelle étant dissoute par le nouveau pouvoir) n’a constaté la vacance du pouvoir. Le nouveau gouvernement est d’ailleurs loin de représenter tous les Ukrainiens, comme on aurait pu s’y attendre logiquement. C’est donc une autorité de fait.

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Ukraine: à l'Est, rien de nouveau - par Descartes

  • Par arsin
  • Le 12/03/2014

Par Descartes, sur son blog

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Anton I. Ivanov, Passage de Nikolaï Vassiliévitch Gogol sur le fleuve le Dniepr, 1845

L'invariable Dniepr...

Lire les éditoriaux sur l’Ukraine aujourd’hui, c’est faire un voyage dans le temps. Prenons celui de Nathalie Nougayrède publiè dans Le Monde du 7 mars 2014 : « Quelles leçons tirer à ce stade de la spectaculaire crise surgie au cœur du continent européen, en Ukraine, longtemps ce « fantôme de l’Europe », selon une expression de l’ancien dissident Léonide Plioutch ? La diplomatie russe est un formidable rouleau compresseur avançant sans relâche, dans le style Gromyko des années 1970 (…) ». Quelques jours auparavant, le grand quotidien du soir avait publié plusieurs dessins de Plantu montrant Poutine arborant la faucille et le marteau. Le communisme a beau être mort, son fantôme semble toujours hanter les rêves des anticommunistes.

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Une solution raisonnable pour l’Ukraine - par Jacques Sapir

  • Par arsin
  • Le 09/03/2014

Par Jacques Sapir, sur son blog

http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article/paulgrisot@gmail.com/1812-UkraineTIOUNINE.jpg

En réaction à me dernière note[1], La Crimée et le Droit, Steve Ohana[2] m’a posé la question de savoir qu’est-ce qu’un gouvernement ukrainien « raisonnable » devrait faire pour éviter l’explosion du pays. Je le rappelle, je considère qu’une telle explosion serait la pire des solutions tant pour les pays européens que pour la Russie[3]. Écrivant cela, je suis pleinement conscient que les acteurs politiques évoluent dans un monde de représentations qui peut diverger assez largement des réalités. Ce n’est donc pas parce qu’une solution apparaît « rationnellement » correspondre aux intérêts qu’elle sera adoptée. Pourtant, je persiste à croire qu’il est de l’intérêt du pouvoir en Ukraine d’aboutir à une situation qui soit acceptable par tous et qui préserve une Ukraine unie et indépendante. Énonçons donc les conditions minimales :

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Ukraine : doit-on justifier l'ingérence ?

  • Par arsin
  • Le 02/03/2014

Tribune libre de Pablito Waal

http://s1.lemde.fr/image/2014/02/27/534x267/4374943_3_3753_un-navire-de-l-armee-russe-en-2008-lors-de_61f4acd10971fb758cf80c645d558237.jpg

               Vendredi 28 février, plusieurs milliers (2000 ? 6000 ?) combattants russes, et peut-être d’autres sans insignes, sont entrés sur le territoire ukrainien, pour prendre position dans la province de Crimée (dont il est désormais inutile de vous préciser qu’elle est peuplée en majorité de russophones). Ils ont pris position notamment aux alentours des aéroports de la péninsule. Le lendemain, la Douma russe a voté l’autorisation d’une intervention des forces armées de la Fédération de Russie sur l’ensemble du territoire ukrainien. L'ambassadeur des USA en Russie pourrait être expulsé.

                Les réactions du camp « occidental » (entendez l’OTAN) sont encore incertaines, Barack Obama nous ayant seulement informés du « coût » qu’aurait une intervention russe. Ce qui n’a pas désarmé François Asselineau de l’UPR, pour qui, si une guerre devait éclater dans les jours ou semaines, la faute en reviendrait aux USA, pour ne pas avoir laissé la Russie opérer une juste expédition sur les rives de la Mer Noire, voire du Dniepr. Plus médiatique, Jean-Luc Mélenchon semble également plein d’empathie pour l’initiative moscovite.

                Peut-on vraiment justifier une invasion russe en Ukraine ? Et rejeter la faute de toute éventuelle escalade sur Washington ? Pas aussi simplement que l'UPR le croit.

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Crise ukrainienne: l'UE vaut-elle mieux que la Russie? - par Nationaliste Jacobin

  • Par arsin
  • Le 23/02/2014

Par Nationaliste Jacobin, sur son blog

http://fr.ria.ru/images/20051/60/200516064.jpg

Il est de bon ton ces temps-ci de s’en prendre à la Russie et à son président Vladimir Poutine. Même les brillants intellectuels du syndicat enseignant « majoritaire » s’essaient à l’exercice comme je l’ai évoqué dernièrement [1]. Je ne suis pas un thuriféraire de M. Poutine. Il a certes redressé son pays après le trou noir de l’ère Elstine, il a mis au pas les oligarques, il a restauré une certaine confiance des Russes dans leur Etat. Mais Vladimir Poutine a un peu trop tendance à se considérer comme le chef naturel de la nation russe. Il paraît vouloir s’accrocher au pouvoir et le montant estimé de sa fortune laisse supposer qu’il est en réalité devenu le plus puissant des oligarques russes. Après tout, il vaut peut-être mieux que le plus puissant des oligarques soit président… Mais qu’adviendra-t-il quand Poutine aura quitté le pouvoir ?

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Centrafrique : interview de Jean-Pierre Mara - par le Cercle des Volontaires

  • Par arsin
  • Le 16/12/2013

Par le Cercle des Volontaires, sur leur site

Jean-Pierre Mara, ingénieur en informatique franco-centrafricain, a accordé un entretien au Cercle des Volontaires, à propos de la situation en République Centrafricaine. Cet entretien s’est déroulé le 4 décembre 2013 à Paris, la veille du vote à l’ONU de la résolution autorisant le nouveau déploiement des forces françaises en Centrafrique.

Au cours de cet entretien, l’Histoire de la Centrafrique depuis son indépendance est évoquée. On apprend que, mis à part le premier président centrafricain Barthélemy Boganda, la plupart des chefs d’état qui lui ont succédé ont surtout servi leur pouvoir personnel, plutôt que l’intérêt général. L’armée centrafricaine est donc plus une garde prétorienne qu’une véritable armée capable de défendre le pays d’incursions et d’invasions de bandes rebelles venant de l’étranger.

On apprend également que les événements tragiques qui se déroulent actuellement en République Centrafricaine sont les conséquences directes des guerres que la France a menée et mène respectivement en Libye et au Mali.

Propos recueillis à Paris le 4 décembre 2013, par Raphaël Berland et Jack Liberta.

Alerte géopolitique pour le monde arabe - par Valeurs & Actions Républicaines

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  • Le 14/12/2013

Par Valeurs & Actions Républicaines, sur leur site

Après l'Etat-nation... le chaos ! (image de Libye)

L'accord de novembre 2013 entre les Occidentaux et l'Iran sur la question nucléaire est une bonne nouvelle pour la paix du monde... mais pas une bonne nouvelle pour certains Etats arabes.

Certes une nouvelle guerre non loin des pays arabes s'éloigne mais cet accord marque l'émergence d'un Iran mieux organisé et plus fort que ses voisins arabes.

Si on rajoute à cela les menées d'une Turquie "néo-ottomane" et des Kurdes de plus en plus autonomes on a un monde arabe sur la défensive et rongé par des divisions profondes comme en Irak ou en Libye.

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La souveraineté privatisée - par Edgar

  • Par arsin
  • Le 15/11/2013

Par Edgar, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : si l'accord Canada/UE puis UE/USA mine la "souveraineté européenne", cela ne contredit-il pas la thèse de l'apparition du "super-Etat" décrite dans l'article de Craig Willy récemment publié sur ce site ? En tout cas, cela ne change rien au sort fait à la souveraineté française, que cela soit au profit d'un état européen ou des multinationales privées...

RTX14ZUILe malheureux Jean Quatremer pleure la souveraineté européenne.

De façon fort intéressante, il explique que, suite à l'accord USA/UE, qui sera calqué sur l'accord Canada/UE, "petit à petit, l’Union (mais aussi l’ensemble des pays signataires) va voir sa capacité à modifier ses politiques publiques limitée".

Quatremer doit sortir d'une congère, car l'UE travaille depuis longtemps à réduire à peu les politiques publiques. Plus au fond, il a également aujourd'hui un problème logique : il lui faut réhabiliter le souverainisme après l'avoir combattu inlassablement.

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Ch. Renoux sur le pape François - entretien de Valeurs & Actions Républicaines

  • Par arsin
  • Le 18/10/2013

Par Valeurs et Actions Républicaines, sur leur site

François PM, un jésuite aux affaires...

Christian Renoux est maître de conférences d'histoire moderne à l’université d’Orléans. Ancien membre de l'Ecole française de Rome et historien du catholicisme, il est un observateur attentif des évolutions de l'Eglise catholique et du Vatican. Il est également responsable de mouvements non-violents.
Pour QUE FAIRE il a accepté de répondre aux questions de Denis Gorteau sur le pape François.


DG : Avant la démission de Benoît XVI, quelles sont les crises les plus graves qui touchent le Vatican ?

CR : La crise qui a conduit Benoît XVI à démissionner a été sa perte d'autorité à la suite de l'affaire de Vatileaks. Le vol de documents dans son bureau et la mise sur la place publique par un journaliste italien des accusations (fondées) portées par des évêques et des cardinaux contre son bras droit, le cardinal Bertone, Secrétaire d'Etat, le tout sur fond de rumeurs de lobby gay, l'a terriblement affaibli. Parallèlement il a dû constater l'échec total des négociations qu'il avait souhaité engager avec les intégristes, malgré les concessions imprudentes qu'il leur a fait. Benoit XVI a semblé totalement désemparé et incapable de faire face.

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Jean-Michel Quatrepoint : « L'accord commercial transatlantique sera une catastrophe pour la France » - par Coralie Delaume

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  • Le 13/10/2013

Entretien réalisé par Coralie Delaume, sur l'Arène Nue

Jean-Michel Quatrepoint est journaliste économique et essayiste

Vous affirmez que le futur accord commercial transatlantique de libre-échange (TTIP) sera nécessairement un marché de dupes. Pourquoi ?
Je pense que c’est, pour la France, l’un des sujets les plus importants des années qui viennent. Pour notre pays, c’est une question de survie.
Pour l’Europe, vous voulez dire…
Non, pour la France. Nous avons bien plus à perdre que beaucoup d’autres pays, car nous avons en propre une défense, une diplomatie, une langue dans le cadre de la francophonie…

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L’illusoire baisse des écarts de salaires dans le monde - par Laurent Pinsolle

  • Par arsin
  • Le 05/10/2013

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : des éléments qui contredisent l'idée d'un resserrement des salaires entre pays dits "à bas coûts" et pays de "vieille industrie", idée défendue, au niveau du continent européen, par des économistes comme Olivier Bouba-Olga par exemple.

Le cabinet d’audit PWC a publié une étude prospective sur le niveau des salaires en 2030. Une étude reprise par tous les médias comme une démonstration que tout finira bien avec la mondialisation du fait de la convergence des salaires. Une conclusion naturellement abusive.

http://myboox.f6m.fr/images/livres/reference/0009/13/la-mondialisation-heureuse-alain-minc-9782266083331.gif

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Syrie : choisir un vainqueur ? - par Joe Liqueur

  • Par arsin
  • Le 10/09/2013

Par Joe Liqueur, sur son blog

Les émissions consacrées à la Syrie fleurissent depuis quelques jours. C’est souvent confus. Il faut donc rendre hommage à l’Esprit public, émission de Philippe Meyer diffusée sur France Culture. Ils arrivent même à être parfois drôle sans tremper dans le mauvais goût, ce qui, sur un tel sujet, ne semble pas gagné d’avance mais apporte un petit vent de fraîcheur plutôt bienvenu. C’est là qu’hier, j’ai entendu la réflexion la plus pertinente et la plus synthétique sur le sujet, au milieu d’une tirade de Jean-Louis Bourlanges. Oui, Jean-Louis Bourlanges, ex-député européen, qui a été successivement le sous-diacre de diverses chapelles centristes (dont le Modem) où l’on cultive l’eurobéatitude la plus grotesque. [1]
C’est à 37’00 : le citoyen Bourlanges commence par souligner qu’il s’agit d’une guerre civile (pour ma part je doute que le terme soit tout à fait juste, mais laissons ce problème de côté) et cite les propos de l’historien Britannique Michael Howard à propos de la guerre civile. A savoir, trois principes directeurs pour les interventions en guerre civile :

1- « Don’t » - n’y allez pas ;
2- Si vraiment vous tenez à y aller, choisissez un camp ; mais ça ne s’arrête pas là :
3- « Choose a winner » - choisissez un vainqueur.

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Syrie : les 5 fautes graves de François Hollande - par Laurent Pinsolle

  • Par arsin
  • Le 07/09/2013

Par Laurent Pinsolle,  sur son blog

Aujourd’hui a lieu un débat au parlement sur une possible intervention militaire en Syrie. Mais contrairement aux parlements britannique et étasunien, il n’y aura pas de vote. Une grave faute de François Hollande, qui gère le dossier syrien en dépit du bon sens, donnant un sentiment d’amateurisme confondant.
 
L’absence de vote au Parlement
Bien sûr, la constitution n’impose pas que le président de la République consulte les parlementaires. Mais étant donné que les deux autres principaux pays de la coalition putative le font et qu’il y a un vrai débat sur la question, il semble très cavalier de ne pas vouloir consulter les parlementaires, d’autant plus que notre pays n’est pas menacé par le régime syrien.

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Syrie : la guerre sans fin ni but ?

  • Par arsin
  • Le 28/08/2013

Tribune de Pablito Waal

Note au 4 septembre : cet article a été écrit avant le vote du parlement britannique en défaveur d'une intervention en Syrie.

http://www.politique-actu.com/files/78469-syrie-sous-le-gaz-sarin,bWF4LTY1NXgw.jpg

Habituez-vous à ces images...

Il y a une semaine, une attaque chimique a frappé la Ghouta, une zone à l'Est de Damas, tenue par des factions rebelles (parler de "l'opposition" syrienne comme un tout n'a aucun sens, comme l'un de nos derniers articles relayés le soutenait). Plusieurs centaines de personnes, jusqu'à 1300 selon certaines estimations. La thèse de la mise en scène, déjà avancée par les médias favorables au régime syrien au printemps dernier, n'a pas fait long feu. Aujourd'hui, la polémique porte sur les auteurs de cet assaut.

Le net francophone préoccupé par la guerre syrienne a repris en boucle les annonces russes de preuves, par images satellites, que les missiles à charge chimique auraient été tirés de zones "sous contrôle rebelle". Même si, à ce jour, je n'ai pas pu voir les prétendues photos, qui auraient été transmises par la diplomatie moscovite au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, il n'en reste pas moins que l'histoire est tentante : alors que l'emploi d'armes chimiques a déjà été annoncé par le gouvernement américain comme une "ligne rouge" pouvant déclencher des représailles, et alors que le régime syrien ("syrien" au point d'être de plus en plus renforcé d'auxiliaires étrangers, libanais, irakiens, iraniens, sans compter les conseillers russes...) semblait reprendre la main (ayant reconquis Qousseir, mais pas Alep...), on se demanderait rapidement pourquoi le régime des Assad aurait fait exactement ce qu'il avait à ne pas faire? Qui mieux que "les rebelles" (lesquels?) aurait eu intérêt à concrétiser ce "franchissement" de la ligne écarlate ?

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Déclaration d'Edward Snowden (traduite par Gordon Fowler pour developpez.com)

  • Par arsin
  • Le 19/07/2013

Voir aussi la publication de ce texte par le Cercle des Volontaires.

Repris de Developpez.com :

 

En marge de notre dossier d’actualité sur l’affaire PRISM, voici la traduction du verbatim de la déclaration d’Edward Snowden. Cette déclaration a été faite le vendredi 12 juillet lors d’une conférence de presse de 45 minutes à l’aéroport de Moscou.
Il y donne sa vision des faits, revient sur son périple, les différentes étapes de l'affaire et sur le comportement des alliés militaires occidentaux des États-Unis, et plus particulièrement de la France (sans la nommer). Il y explique enfin comment il entend rejoindre sa terre d'asile, a priori le Venezuela.

« Bonjour,
Je m’appelle Edward Snowden. Il y a un peu plus d’un mois, j’avais une famille, une maison au paradis et je vivais dans un très grand confort. J’avais aussi la capacité, sans aucun mandat, de chercher, de saisir et de lire toutes vos communications. Celles de n’importe qui, n’importe quand. J'avais le pouvoir de changer le sort des personnes.

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Le bal des naïfs - par Descartes

  • Par arsin
  • Le 16/07/2013

Par Descartes, sur son blog

 Commentaire de Pablito Waal : très bon article, encore, de Descartes. Comme lui, je pense qu'il n'est pas sérieux de vouloir analyser la réalité en partie du principe que nos dirigeants, en totalité, ne seraient forcément pas des ignorants ou des crédules, qu'ils sauraient donc "ce qui se passe vraiment", et en seraient les complices cyniques ou criminels. Le besoin de se sentir en phase, non avec la réalité nationale ou mondiale, mais avec sa propre caste, fait qu'une proportion sans doute importante de nos élites vit réellement dans la croyance et la naïveté, du moins,comme l'explique Descartes, pour ce qui est des grandes affaires et des visions d'avenir, le cynisme et l'égoïsme les plus plats régnant pour le petites questions matérielles et les acquis catégoriels.

 On a eu tendance, ces dernières décennies, à peindre notre monde politique comme un concentré de cynisme. Nous avons la preuve maintenant que ce n’est pas le cas. C’est en fait tout le contraire qui est vrai. Et pour s’en convaincre, il suffit de faire une petite revue des réactions de nos politiques de tout bord après qu’on ait découvert que nos « amis américains » espionnaient systématiquement les conversations et les échanges des dirigeants et des fonctionnaires de leurs alliés européens et des institutions communautaires. Il paraît que même le conseil européen était truffé de micros. Si c’est le cas, on ne peut que compatir au sort des pauvres agents de la CIA obligés d’écouter pendant des heures et sans interruption les bavardages jargonneux et sans le moindre intérêt des membres du Conseil… ils auraient mieux fait de « sonoriser » la cafétéria, il s’y disent des choses bien plus intéressantes.

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Vous êtes plutôt Tahrir ou plutôt La Paz ?

  • Par arsin
  • Le 04/07/2013

Tribune libre de Pablito Waal

06/07 : voir aussi l'article du Cercle des Volontaires. 10/07 : voir aussi l'article de Valeurs et Actions Républicaines.

L'armée monte la garde sur le pont menant à la mosquée Raba el-Adouiya, où sont rassemblés les membres des Frères musulmans et les parisans de Mohamed Morsi, le 4 juillet.

Cherchez E. Snowden dans cette photo prise au Caïre. Vous ne le trouvez pas ? Normal.

Un petit article à vif, pour faire quelques remarques. Aujourd'hui, nombre de "dissidents" et autres "résistants à l'Empire" (américain) n'avaient en tête et sur leurs claviers que la pathétique histoire de l'avion d'Evo Morales détourné hiers vers Vienne suite à une suspicion (infondée et de toute façon irrecevable) de la présence d'Edward Snowden dans ledit aéronef. Les mêmes commentateurs dénonçant - à juste titre - la faute diplomatique révélant - qui n'était pas au courant ? - la soumission atlantiste de plusieurs pays d'Europe (puisque la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal et l'Autriche sont dans le coup), vont parfois jusqu'à approuver les manifestations ayant eu lieu à La Paz aujourd'hui. Mobilisations au cours desquelles des pancartes insultant notre pays (dans un français exécrable qui plus est, autant écrire en castillan) ont été exhibées, le drapeau de notre nation brûlé, et notre ambassade attaquée (ce qui constitue également une faute diplomatique de la part des boliviens, qui avaient la responsabilité de protéger ce bâtiment, surtout dans un moment de tension). Un député bolivien a même suggéré l'expulsion des ambassadeurs des pays européens concernés, proposition franchement imbécile puisque ne contribuant à rien d'autre qu'à l'exacerbation gratuite des tensions (1).

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